La diabolisation à la carte : de la manipulation et de la panique dans un menu insipide
Hassan Hami nous livre une lecture critique des rapports de force internationaux, où l’Europe apparaît fragilisée face à l’émergence d’un ordre géopolitique en pleine mutation.
L'arroseur arrosé, صياد النعام يلقاها يلقاها, Poetic justice, toutes ces expressions concordent pour émettre un jugement de valeur sur les conséquences d’un comportement condamnable qui, après moult phases d’impunités, finit par être mis à nu et dénoncé. Elles évaluent la quantité d'informations qui, en apparence, ont un poids considérable pour les détracteurs et entraînent une descente en enfer pour les auteurs.
De même que ces expressions révèlent le degré de déception et de sentiments meurtris des concepteurs des machines de propagande à des fins de puissance et d'influence. Récemment, on constate que le brouillard rôde dans le champ visuel des habitués des analyses à la sauvette appliquées à la politique internationale.
De quoi parle-t-on ? Des narratifs de la duplicité, de la fuite à l’envers, de l’hypocrisie médiatique et de l’affolement des politiques en Occident, et plus particulièrement en Europe. Une série de comportements qui soulèvent la tempête au lendemain du déclenchement de la guerre tripartite entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Ces comportements bousculent les convictions des gardiens du temple des vérités premières véhiculées depuis belle lurette. Au menu des discours, il y a la perception de la démocratie et l’identification des acteurs politiques qui, théoriquement, en administrent la preuve.
En effet, depuis cinq décennies, les médias en Occident se permettent, à longueur de journée, de matraquer tous ceux qui s'aventurent sur le sentier de la démocratie sans faire de copie collée du modèle occidental. Ce n'est jamais parfait. Il y a toujours quelque chose qui manque à leurs yeux. Cette perception – un peu arrogante – est en totale contradiction avec le néoconservatisme des années 1990-2000, qui rejette toutes les formes de particularisme politique dans les pays dits en développement.
Des espaces géopolitiques en paix froide
Une perception dogmatique qui cible également les militants en provenance de ces pays qui choisissent l'exil volontaire ou qui sont contraints d’élire domicile dans les pays dits démocratiques. Ils jouissent de l’illusion de pouvoir s’exprimer sur la démocratie. Cependant, ils doivent respecter un code particulier et ne pas dépasser les lignes rouges.
Dans cette alchimie, l'essentiel n'est pas le discours en soi qui compte, mais les mots fétiches et les expressions bénies. Un langage qui vise un public précis mais dans deux espaces différents. L'espace de l'Occident géopolitique bercé dans une autosatisfaction intellectuelle surprenante et un espace plus large qui englobe le reste du monde. Les mises en cause et les rappels à l'ordre se font à la carte.
Dans le premier espace, la critique s'accommode souvent du luxe de ‘’l'apéro’’ entre copains et ne monte au créneau qu'à l'approche des échéances électorales. Si la critique est poussée un peu plus loin, elle est intégrée dans le registre du divertissement, à l'image des Guignols ou du spectacle de marionnettes.
Il en est autrement pour ce qui est du deuxième espace où la critique est un rituel quotidien qui devient avec le temps un fonds de commerce. Tout est permis. Et en avant toute pour la course de fond pour stigmatiser des sociétés dites imperméables voire récalcitrantes à la démocratie.
On n'épargne aucune figure politique ou syndicale, fût-elle parmi les moins virulentes, sinon exagérément plus magnanime à l'égard de l'Occident. Si certaines figures politiques le méritent bien pour diverses raisons, la généralisation de la critique one-way est condamnable parce qu’injuste et sacrifie à la facilité.
Le discours politique moralisateur en direction de "l'autre autre" dont l’Occident raffole est identique. Il est communiqué à différents niveaux et degrés dans les médias et les arènes politiques, sans sacrifier aux détails – et sans état d’âme, peu importe les dégâts causés dans la foulée.
Tout cela paraît normal et coule de source jusqu'à ce que la démocratie occidentale, tant prisée et promue tambour battant, amène des figures peu amènes au goût de ses défenseurs. La surprise est suivie du dépit. La déception est noyée dans la désillusion.
Coup de théâtre, les arguments utilisés contre les recalés de la démocratie dans les pays en développement sont brandis pour fustiger ce qui est qualifié comme étant une erreur de casting ou, à la limite, comme un accident de parcours, nécessitant une rectification d’urgence en y mettant les moyens.
Si pendant deux dernières décennies la cohabitation entre les vétérans et les néophytes est gérée avec un peu de réussite, elle passe mal maintenant. Certaines figures politiques qui échappent aux modèles connus et répertoriés à la lettre près bousculent les hiérarchies et provoquent des séismes politiques et diplomatiques.
Le luxe de ‘’l’apéro’’
Le président américain Donald Trump en est l'illustration parfaite. Alors, comme par un coup de baguette magique, les médias européens retrouvent le langage acerbe qu'ils savent utiliser pour donner des leçons aux pays du « Sud non démocratiques » Ils partent en guerre contre un président qu'ils qualifient de va-t’en-guerre de la dernière pluie.
Les médias européens lui reprochent d'avoir renié ses engagements de résoudre certains conflits loin du périmètre stratégique européen. À l'occasion de la guerre tripartite entre les États-Unis, Israël et l'Iran, ils trouvent matière à broder dans une information véhiculée à Washington D.C. selon laquelle le président américain aurait ignoré les avis motivés de ses conseillers, y compris le vice-président, JD Vance, qui ont tenté de le dissuader d'attaquer l'Iran.
Ces médias reprennent le narratif selon lequel Donald Trump n'écoute personne et qu'il n'en fait qu'à sa tête. Une aubaine pour certaines plumes qui n'hésitent pas à reprendre le narratif de certains anciens collaborateurs du président américain démis de leurs fonctions.
En tête de liste viennent Steve Bannon et John Bolton qui, depuis la date de leur démission-limogeage, respectivement en 2017 et 2019, lors du premier mandat, ne mâchent pas leurs mots à l'égard du président américain.
Ces mêmes personnages controversés, qui ont été des va-t’en-guerre attitrés, se refont une nouvelle virginité pour promouvoir un retour hypothétique sur la scène politique. Du reste, c'était à cause de leurs avis jugés belliqueux qu'ils ont été remerciés.
Bolton, qui a fait sa carrière diplomatique grâce à ses fonctions en charge du dossier du désarmement au département d’État, ne perçoit les relations internationales qu'en fonction de l'équation guerre directe-guerre camouflée. Bannon adopte la même stratégie agressive sur la base du principe qui édicte que "la fin justifie les moyens". L'éthique et les comportements samaritains n'ont pas droit de cité.
Eh bien, du jour au lendemain, le président Trump devient une cible des critiques les plus acerbes. On se rappelle la réaction de nombreuses figures politiques européennes en 2016 à la veille des élections présidentielles américaines. Trump se porte candidat et la plupart, utilisant une expression plate dont les Américains raffolent : "This is a joke" (qu'on peut traduire par l'expression "ce n'est pas sérieux"), montent au créneau pour meubler les nuits de la médisance diplomatique.
Angela Merkel, alors Chancelière allemande, était la première à s'offusquer de l'élection de Trump comme président des États-Unis. En France, la même lecture est faite. Et on est en face d’un paradoxe : dans le pays dit des Lumières, qui a permis à Alexis de Tocqueville (1805-1859) d’écrire "De la démocratie en Amérique", les réactions sont encore plus violentes. Trump devient même le prétexte idéal pour débattre des politiques intranationales. Curieux comportement, car de nombreux dirigeants européens sont des outsiders et ont été élus à la surprise générale – et certains diraient à leur propre surprise.
Les faiseurs d'opinion et les donneurs de leçons sont pris de court. Certains comportements peuvent être compréhensibles eu égard aux précédents historiques en Europe. En effet, les urnes ont donné la victoire à des courants extrémistes qui ont été à l'origine de conflits militaires et à une instabilité généralisée qui a duré plusieurs décennies. Cependant, la plupart ont pris simplement le train en marche.
Est-ce tout ? Non. On a l'embarras du choix pour tenter de comprendre l'acharnement présent contre la personne du président Trump. Des médias européens reprennent les informations sur la colère d'une grande partie du MAGA (Make America Great Again) ; cette force de soutien au président Trump dont une partie critique la décision de partir en guerre contre l'Iran, et contre l’interventionnisme américain à l’étranger d’une manière générale.
Guerre directe-guerre camouflée
Ces médias amplifient ces informations qui vilipendent le président américain comme si c'était la première fois que l'opinion publique américaine fût divisée. Ils oublient que d'autres présidents américains ont embarqué les États-Unis dans des guerres sans se soucier de leur électorat inconditionnel.
Les médias relayés par de nombreux politiciens européens sont indisposés par le fait que la technique de diabolisation qu’ils ont utilisée contre d’autres chefs d'État tels que Vladimir Poutine et Xi Jinping n’a pas marché. Justement, les médias et les politiciens européens font du marketing diplomatique pour détourner les regards de leur propre opinion publique sur des questions plus fâcheuses qui plombent l’échiquier politique intranational.
Pour rappel, des livres et des articles par centaines ont été commandés pour dénigrer Poutine. Certes deux ou trois livres sont d'une bonne qualité et nous apprennent beaucoup sur le locataire du Kremlin et sur l'histoire contemporaine de la Russie. Il en est ainsi du livre intitulé "Poutine, l’itinéraire secret" écrit par Vladimir Fédorovski, paru en 2014. Cependant, ce qui pose des questions légitimes, ce sont le timing, la fréquence et l’acuité des attaques.
La diabolisation du président chinois Xi Jinping a porté sur ce que les médias européens appellent sa ‘’gestion autoritaire’’, ‘’sa traque’’ des défenseurs des droits de l’Homme et ‘’sa prédation’’ économique et commerciale qui ne laisse que des miettes au reste du monde. Les Européens ont tenté de répondre par divers moyens, sans voir le bout du tunnel sur les trois reproches précités.
Or, ni Trump, ni Poutine, ni Jinping ne se laissent faire. C'est cela qui met en colère les médias européens. Il est loin le temps où des dirigeants arabes ou africains paniquaient à la suite de l'apparition d'articles ou de livres critiques remettant en cause leur légitimité. Le chantage de cette manière ne marche pas avec Poutine et Trump, qui passent pour être les meilleurs en matière de manipulation des opinions publiques. Le chantage ne fonctionne pas non plus avec Jinping qui adopte la loi du silence et ‘’la fermeté adaptative’’ comme arme de représailles.
Il y a quelques semaines, un autre dirigeant européen subissait la foudre des médias et des politiques du Vieux Continent : Viktor Orbán. Ce Hongrois qui accède au pouvoir en 2010 perd les élections le 12 avril 2026 et tous les pays membres de l'Union européenne respirent enfin. Orban leur donnait du fil à retordre en bloquant un prêt de 90 milliards d'euros à l’Ukraine pour soutenir son effort de guerre.
Pourtant, la Hongrie est une pièce maîtresse dans l'architecture européenne qui intègre l'Europe centrale. Il est vrai aussi que la Hongrie n'oublie pas son passé impérial et ne s'empêche pas d'exprimer sa nostalgie de le faire savoir à ses partenaires européens. Les stigmates des deux guerres mondiales et de la guerre froide sont encore visibles et hantent l’esprit des décideurs européens.
La diabolisation à la carte et l'hypocrisie, clou du spectacle, voilà ce à quoi riment les différentes manifestations de l'humeur sarcastique de certains médias et de certaines personnalités politiques européennes. Cela brasse large. Pour noyer le poisson, on relance certains dossiers en jouant sur la corde de la morale et de la bonne conduite.
Il en est ainsi du feuilleton Tariq Ramadan. Voilà quelqu'un choyé pendant des années pour ses écrits sur l'islam. Il présentait une marque de fabrique implacable. Il se trouve être le petit-fils de Hassan al-Banna (1906-1949), fondateur des Frères musulmans en Égypte. Les prises de bec de Ramadan avec des penseurs orthodoxes et laïcs présentaient le divertissement parfait pour une partie de l'opinion publique occidentale meurtrie par l'oisiveté et le dogmatisme politique.
Les réverbérations d’une gloire éphémère
Et, du jour au lendemain, Ramadan est arraché du sommet de son piédestal parce que la validité de son discours a expiré. Elle a expiré parce que le projet global sur l'islam politique a échoué. On sort des dossiers sur des affaires touchant aux mœurs en France et en Suisse révélées en 2017 et 2020.
La justice a dit son mot. Guet-apens ou acharnement contre sa personne, pour d’autres motifs, Tariq Ramadan paie comme les autres. C'est-à-dire, tous ceux qui osent changer une petite ligne du scénario qui leur est écrit, sans qu’ils s’en rendent compte, parce qu'éblouis par les réverbérations d’une gloire éphémère.
Dominique Strauss-Kahn, figure emblématique française, a goûté à la même recette en 2011, alors qu’il entendait se porter candidat aux élections présidentielles (2012). L'arène politique est un espace de sable mouvant et de trous de mémoire pour ceux qui ne réalisent pas que les discours ne reflètent pas la réalité derrière les mots.
Les médias et des intellectuels européens ont été sidérés quand Bob Dylan a refusé de se rendre à Stockholm pour recevoir le prix Nobel de la littérature en 2016. Il le fait plus tard, à l’occasion d’une cérémonie privée. Les critiques reflètent la colère des cercles restreints d’intellectuels qui baignent dans un monde qui ne reconnait que la littérature élitiste ; celle qui ne diffère vraiment pas du corporatisme qui tire sur tout ce qui bouge.
Justement sur la question du prix Nobel, les mêmes médias se sont insurgés contre les déclarations du président Trump exprimant son souhait de recevoir le prix Nobel de la paix en 2025. Il venait de réaliser des prouesses sur certains conflits endémiques en Asie et en Afrique. Le prix est attribué à Maria Corina Machado, figure de l’opposition au Venezuela.
Qu’à cela ne tienne, le président Trump prend les devants et rend le combat de celle-ci inutile ; il ordonne l’enlèvement de Nicolas Maduro en janvier 2026. Ce dernier est incarcéré depuis lors à New York, où il attend son procès sur une affaire de narcotisme. C’était avant la guerre tripartite entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Les Européens sont furieux contre le président Trump parce qu'il les met au défi de pouvoir se prendre en charge sur le plan militaire et sécuritaire sans les États-Unis. Trump demande que les pays membres de l’Otan passent à la caisse. Le baroud d'honneur de certains membres pour s'émanciper de l'emprise américaine par la promotion d'une politique de sécurité et de défense semble être une balle tirée en l'air.
Les Européens reprochent au chef de l’État américain d'avoir mis en veilleuse le partenariat transatlantique (négocié à partir de 2013 par l’administration Barack Obama) lors de son premier mandat (2017-2021). Ils s'offusquent de l'idée qu'une solution soit vite trouvée à la guerre entre la Russie et l'Ukraine alors que jusqu'en 2020, l'Union européenne avait développé des relations étroites avec Moscou en tentant de doubler Washington. L'Ukraine et la Russie auraient pu résoudre la crise selon les termes des accords de Minsk (Minsk I en 2014 et Minsk II en 2015). Il est vrai que tout le monde était préoccupé par les négociations sur le dossier nucléaire iranien.
Les États-Unis sous l'administration Barack Obama se seraient laissés faire. Puis, les choses changent avec l'arrivée à la Maison Blanche d'un outsider que personne n'attendait. Plus de mains libres pour l'Europe et plus précisément pour Paris et Berlin. Bruxelles était empêtrée dans son bureaucratisme et ses sautes d'humeur institutionnelles L'Europe s'est sentie indisposée également pour avoir été rappelée à l'ordre par les États-Unis quand elle s'est trop rapprochée de la Chine.
Le sommet de l'Alaska entre les présidents Trump et Poutine en août 2025 a dérangé les Européens. Non pas seulement parce que l'Ukraine a été un prétexte pour redessiner les contours d'un Yalta 2, mais aussi parce que la nouvelle géopolitique internationale est en train de se faire en ignorant les automatismes classiques qui ont perdu de leur souplesse et de leur efficacité. Ou pour être moins catégorique, cette nouvelle géopolitique se fait sans l'Europe. Et cela pour une raison simple : l'Europe paie les pots cassés d'une lecture superficielle des rapports stratégiques post-Covid.
On peut même être tenté de dire que le Brexit décidé à la suite du référendum organisé en 2016 et acté en 2020 et les bâtons dans les roues mis sur la voie de la résolution de la crise entre la Russie et l’Ukraine ont été prémédités. Ils l'ont été justement pour signifier à l'Europe que les nouvelles configurations géopolitiques ne donnent à l'Europe qu'une place secondaire. Dans cette configuration, la Chine occupe une place confortable qui ira crescendo au fur et à mesure de l'effacement des puissances européennes classiques. La Chine prend son temps et lorgne 2050.
L'Europe s'affole dans la mesure où son rapprochement non calculé avec la Chine durant les dernières années, qui lui a coûté des malentendus répétés avec les États-Unis (et la Russie), prend la forme de balles vides qui n'effraient guère le gibier.
La déclaration par exemple du président français, suggérant une coopération sécuritaire de l'Europe en dehors de la coopération classique avec les États-Unis et mettre ainsi à leur prédominance sur le système international, a été mal perçue.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a demandé aux Européens de clarifier leur position en matière de défense et de sécurité lors de la conférence de Munich sur la sécurité en février 2026. La France parle-t-elle en son nom propre ou au nom de tous les Européens, notamment ceux membres de l’Otan ?
Du reste, certains pays européens s’affolent. Ils ne réalisent pas que la Chine et la Russie ne se laisseront pas séduire ou tombent dans le piège. Pékin et Moscou coopèrent bien au sein de l'Organisation de coopération de Shanghai. Ils sont les membres fondateurs des BRICS qui avaient été mal vus à leur éclosion par les mêmes Européens.
Sur un autre registre, certaines puissances européennes sont sur la voie de perdre leur influence en Afrique et elles ne sont pas prêtes à se relever de sitôt ; justement parce que la Russie et la Chine avec lesquelles elles souhaiteraient potentiellement édifier un système international multipolaire ne partagent pas le même schéma tactique. Ces puissances auront du pain sur la planche. Il n'y a pas si longtemps, le jeu stratégique global était relativement prévisible. La multiplication des acteurs rend la quête d’une vision stratégique cohérente plus difficile.
Les acteurs les plus influents étaient connus et ils maitrisaient l'art des compromis salutaires. La période post-Covid a remis tout cela en cause. Les pays en développement qui subissaient les pressions des grandes puissances et des puissances moyennes ont réagi par des tentatives visant à ressusciter le mouvement des non-alignés sur le plan politique et par la consolidation des initiatives portées par le Sud global.
Ce faisant, la prolifération des acteurs dans un système international en transition plonge tous les acteurs, quelle que soit leur position sur l'échiquier stratégique régional et global, dans un état d'attentisme inquiétant qui frôle la réclusion à peau de chagrin.
Prendre un pays ou un dirigeant politique pour cible ne peut même pas être inscrit dans la case de ‘’prêcher le faux pour avoir le vrai’’. Le stratagème classique qui reposait sur l’idée de créer des foyers de tension à la carte et d'attendre le moment opportun pour utiliser l’extincteur dédié à la besogne vire à l’érosion totale. La manipulation et la panique font désormais chambre commune.
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