Ce que Benchaâboun a voulu dire par la reprise des activités après l’Aid
L'appel de Benchaâboun aux opérateurs économiques pour reprendre leurs activités après l'Aid a créé un grand cafouillage et une large incompréhension. Selon une source autorisée, il ne s'agit nullement d'un déconfinement partiel, ni de la fin du télétravail.
Ce n'était pas un appel pour que les entreprises qui font du télétravail rouvrent leurs locaux et accueillent de nouveau leurs employés. "Pour le ministre, le télétravail c'est du travail, il n'y a pas de différence", assure une source autorisée au ministère des Finances.
Les entreprises qui font du télétravail sont donc considérées comme déjà opérationnelles et doivent donc continuer à respecter le confinement et l'état d'urgence sanitaire qui ont été prolongés jusqu'au 10 juin.
Les opérateurs économiques dont a parlé le ministre sont tous ceux qui ne sont pas interdits d'exercer par une décision administrative (les activités interdites sont l'hôtellerie, restauration, cafés, lieux de rassemblements divers...) et qui ont la capacité de reprendre leurs activités pour contribuer au redémarrage de l'économie et faciliter la tâche au gouvernement qui prépare un plan de relance. Bien entendu, dans le respect des mesures sanitaires qui s'imposent.
Pour rappel, 134.000 entreprises ont déclaré 950.000 employés en arrêt temporaire d'activité en avril.
Voici une traduction de la déclaration du ministre sur le redémarrage des entreprises, prononcée ce mardi 19 mai devant les membres de la Chambre des Conseillers:
"Je saisis cette occasion pour demander aux patrons d'entreprises de continuer à respecter strictement les mesures de précaution pour garantir la sécurité des employés et des collaborateurs.
"Et j'invite tous les opérateurs économiques à reprendre les activités de leurs entreprises après l'Aid, à l'exception de celles qui ont été suspendues sur décisions administratives des autorités compétentes.
"Je leur demande davantage de mobilisation et d'adhésion pour garantir un contexte favorable à l'élaboration d'un plan de relance de l'économie nationale dont nous préparons les leviers dans le cadre d'un projet de loi de finances rectificative".
>>Lire aussi : Benchaâboun: "Le Maroc perd 1 milliard de DH pour chaque jour de confinement"
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