Financement du terrorisme: une nouvelle stratégie nationale de lutte en vue
Le Maroc va mettre en place une nouvelle stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, a annoncé, mercredi 12 juin, le chef du gouvernement Saâdeddine Elotmani.
L'objectif de cette stratégie est de renforcer la coordination et la coopération entre les différents services concernés pour assurer plus d'efficacité et d'efficience aux mesures et aux actions entreprises dans ce domaine, a affirmé Elotmani lors d'une conférence nationale sur "l'impact de l'évaluation nationale des risques sur le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme".
Le chef du gouvernement a fait observer à cet égard que le Maroc a adopté plusieurs stratégies sectorielles qui constitueront la base de la nouvelle stratégie nationale en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le Royaume procède à une adaptation continue et régulière de son arsenal juridique en la matière avec les chartes et les conventions internationales dans ce domaine, a-t-il ajouté.
Après avoir réitéré l'engagement politique du Royaume de renforcer le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, Elotmani a souligné que le Maroc est en train de finaliser un nouveau projet de loi qui vise à combler les lacunes identifiées dans le rapport d'évaluation mutuelle afin d'harmoniser l'arsenal juridique national avec les recommandations et standards du Groupe international d'action financière (GAFI).
Le chef du gouvernement a en outre souligné que le Royaume est en passe d'adopter le rapport d'évaluation nationale des risques qui sera transmis à l'ensemble des acteurs concernés, afin qu'ils puissent prendre les mesures nécessaires leur permettant de mieux contrôler les risques suivant un plan d'action très précis.
Il sera également question de la création d'une commission nationale où l'ensemble des administrations et instances concernées seront représentées et qui aura la charge de moderniser et d'actualiser de façon continue les résultats de l'évaluation nationale des risques et proposer une stratégie nationale de lutte contre les crimes de blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, a-t-il ajouté.
Pour sa part, le wali de Bank Al-Mgahrib, Abdellatif Jouahri, s'est félicité du "bond qualitatif" qu'a connu le dispositif marocain de lutte contre les crimes de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, relevant que l'arsenal juridique national dans ses volets préventif et répressif a connu des amendements fondamentaux pour le hisser aux normes internationales afin de faire face aux risques inhérents à la globalisation de l'économie et à la digitalisation des transactions.
Cette conférence a été marquée par la signature de deux protocoles d'accord, entre l'UTRF d'une part et l'Autorité marocaine des marchés des capitaux et et l'Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale d'autre part.
L'accord signé entre l’Acaps et l’UTRF prévoit les modalités de coopération et de collaboration à développer entre les deux institutions que ce soit en matière d’échange de renseignements et de documents, de déploiement de mesures et actions destinées à lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ou d’échange d’expériences, indique un communiqué.
Par ailleurs, l’Acaps et l’UTRF conviennent de mettre en place un comité de suivi en charge de l’évaluation des actions menées dans le cadre de cet accord et de créer des groupes de travail techniques sur des problématiques communes.
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