Wall Street se reprend après la chute de vendredi
Wall Street a repris un peu de hauteur lundi, tentant un rebond après la chute enregistrée vendredi: le Dow Jones prenait 0,76% et le Nasdaq 0,13% à la mi-journée.
Peu avant 16H00 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 136,37 points à 17.993,38 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 6,60 points à 4.933,91 points.
L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par nombre d'investisseurs, avançait de 0,35%, soit 7,15 points, à 2.078,41 points.
"C'est un rebond après les ventes de vendredi, qui étaient excessives vu les fondamentaux de l'économie", a commenté William Lynch, chez Hinsdale Associates.
Selon lui, le rapport sur le marché de l'emploi paru vendredi, bien meilleur que prévu, montre que "l'économie est vraiment en forme, c'est de bon augure pour l'économie et les actions à long terme".
Les investisseurs sont donc portés à l'optimisme, et "il y a des gains modestes généralisés sur les marchés", a relevé M. Lynch. Pour autant "cela reste une journée tranquille", a-t-il ajouté, en l'absence de nouvelles informations majeures.
Cette remontée des marchés contraste avec la réaction des investisseurs à l'annonce de la baisse du chômage vendredi.
A la veille du week-end ils avaient surtout choisi de voir dans cette bonne nouvelle le signe avant-coureur d'un tour de vis monétaire attendu de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Les investisseurs tablent désormais sur un redressement des taux dès le mois de juin, et non en fin d'année comme cela semblait possible encore récemment.
Le marché obligataire de lundi était lui aussi orienté à la hausse lundi. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,202%, contre 2,233% vendredi soir, et celui à 30 ans baissait à 2,808%, contre 2,829% précédemment.
Le lancement du programme de rachat d'actifs par la Banque centrale européenne semblait en revanche peu intéresser les investisseurs américains.
Ils semblaient également indifférents au recul des autres places boursières en Europe, qui selon Patrick O'Hare, de Briefing.com, ont enclenché un mouvement de baisse largement pour s'inscrire dans le sillage de Wall Street la semaine dernière.
Parmi les valeurs, General Motors, qui a annoncé un programme de rachat d'actions à hauteur de 5 milliards de dollars, gagnait 2,68% à 37,52 dollars.
Alcoa chutait en revanche de 5,71% à 13,65 dollars. Le géant de l'aluminium, après avoir annoncé en fin de semaine qu'il envisageait de réduire de 14% ses capacités annuelles de production par mesure d'économie, a annoncé lundi l'acquisition du groupe RTI International Metals. Il va débourser 1,5 milliard de dollars en actions pour s'emparer de ce spécialiste du titane. L'opération doit lui permettre de se renforcer dans l'aéronautique.
Apple, qui s'apprêtait à présenter sa nouvelle montre connectée à partir de 17H00 GMT, gagnait 0,90% à 127,75 dollars.
Le groupe immobilier Simon Property était en hausse de 0,20% à 180,14 dollars après avoir lancé une offre de 16 milliards de dollars pour s'emparer de son compatriote Macerich, lui-même en hausse de 6,20% à 92,11 dollars.
Le groupe Fiat Chrysler échappait à la sanction après avoir pourtant annoncé le rappel de 340.000 véhicules en fin de semaine. Le titre était à l'équilibre, avançant juste de 0,07% à 14,07 dollars.
McDonald's progressait de 0,94% à 98,04 dollars, les investisseurs étant peut-être rassurés de voir le spécialiste de la restauration rapide afficher son "besoin urgent d'évoluer", après un nouveau recul des ventes en février.
Enfin Air Lease Corporation, société de location d'avions, prenait 0,21% à 38,07 dollars après avoir confirmé la commande de 55 nouveaux avions d'Airbus, qui seront livrés à partir de 2019.
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