Wall Street perd de l'élan, gênée par des chiffres contrastés et la baisse du brut
Wall Street évoluait sans conviction mardi à la mi-séance, digérant des indicateurs économiques contrastés aux Etats-Unis et pâtissant d'un accès de faiblesse du secteur pétrolier: le Dow Jones cédait 0,05% tandis que le Nasdaq grignotait 0,10%.
Vers 17H00 GMT, le Dow Jones Industrial Average perdait 8,36 points, à 17.826,26 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, s'appréciait de 4,56 points, à 4.759,45 points.
L'indice élargi S&P 500 lâchait 0,07% ou 1,55 point, à 2.067,86 points.
Après une ouverture en hausse, Wall Street, à des niveaux record, a adopté un ton plus hésitant en cours de matinée, au fil de la publication de statistiques en demi-teinte sur l'économie américaine.
"Le marché fait une petite pause", ont noté les analystes de Charles Schwab.
Si le Produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre aux Etats-Unis a été revu en hausse contre toute attente, à 3,9%, contre 3,5%, selon une deuxième estimation du département du Commerce, le moral des ménages américains a reculé en novembre, selon le Conference Board.
Cette statistique inquiétait les investisseurs à deux jours de la célébration de Thanksgiving aux Etats-Unis, qui marque le début de la saison des fêtes de fin d'année, une période cruciale pour la consommation.
Sur le front de l'immobilier, les nouvelles étaient positives: les prix des logements ont rebondi en septembre après trois mois consécutifs de repli, selon l'enquête Case-Shiller publiée par Standard & Poor's.
"Les indices sont aussi affectés par la baisse du secteur de l'énergie après des commentaires d'un ministre vénézuélien laissant anticiper qu'il n'y aura pas d'accord sur une réduction de la production de l'Opep lors de sa réunion", a relevé Steven Rose, courtier à la Société Générale à New York.
Les douze membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole doivent se réunir jeudi à Vienne pour discuter notamment de leur objectif de production, fixé à 30 millions de barils par jour (mbj) depuis fin 2011, en pleine déroute des prix du pétrole depuis la mi-juin.
Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Rafael Ramirez, qui a estimé mardi que le prix du pétrole brut n'était "pas bon", a précisé que son pays resterait "en contact" et rencontrerait "de nouveau dans 3 mois" des dirigeants de l'Arabie saoudite, mais aussi de la Russie et du Mexique (non-Opep).
Trois des grands noms aux Etats-Unis du secteur de l'énergie affichaient une nette baisse: ExxonMobil cédait 1,26% à 94,51 dollars, Chevron 1,41% à 115,93 dollars et ConocoPhillips 1,88% à 71,95 dollars. La compagnie d'exploration pétrolière Anadarko Petroleum lâchait elle 2,63% à 90,05 dollars.
- Netflix à la peine -
Le joaillier américain Tiffany gagnait lui 1,49% à 106,57 dollars malgré des résultats trimestriels moins bons que prévu, ses ventes souffrant notamment en Asie.
Les chiffres du fabricant de potages en conserves ou en briques Campbell Soup étaient eux bien supérieurs aux attentes et le titre montait de 0,83% à 44,96 dollars.
Le groupe informatique Hewlett-Packard, qui diffusera ses propres comptes après la clôture, s'adjugeait 1,25% à 37,97 dollars.
Apple, en hausse de 0,51% à 119,23 dollars, a franchi brièvement et pour la première fois dans la matinée la barre des 700 milliards de dollars de capitalisation.
Le spécialiste de la diffusion de vidéos en streaming Netflix reculait en revanche de 2,42% à 347,83 dollars. La firme Stifel a abaissé sa recommandation de "acheter" à "conserver". Le service poursuit son expansion internationale, avec l'annonce d'un lancement en mars sur les marchés australien et néo-zélandais.
Le marché obligataire évoluait en légère hausse. Signe d'un intérêt accru, le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,296% contre 2,310% lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,004% contre 3,019% la veille.
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