Wall Street mitigée à l'ouverture
Wall Street a fait une ouverture mitigée jeudi, restant pratiquement stable vu les incertitudes quant aux intentions de la Réserve fédérale (Fed): le Dow Jones cédait 0,06% et le Nasdaq prenait 0,14%.
Vers 14H00 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 11,35 points à 17.891,16 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, prenait 7,01 points à 4.957,83 points.
L'indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, cédait juste 0,01%, soit 0,17 point, à 2.081,73 points.
Mercredi, la Bourse avait fini en légère hausse, ne sachant trop comment interpréter les divisions au sein du Comité de politique monétaire de la Fed: l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avait gagné 0,15% à 17.902,51 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 0,83% à 4.950,82 points.
"Le marché semble indécis", a noté Patrick O'Hare, chez Briefing.com, "c'est l'impression depuis le début de l'année, et la clôture d'hier".
En particulier il ne sait pas bien quelles conclusions tirer des minutes de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Fed, qui s'était tenue il y a trois semaines.
"Le plus frappant dans ce document est l'apparente division des membres du Comité (de politique monétaire) en trois camps en fonction de leur préférence pour le calendrier du relèvement des taux d'intérêt", soulignent les analystes de Daiwa.
Les minutes de la rencontre mettent aussi l'accent sur "le fait que la remontée des taux dépendra des données économiques", ainsi que sur "la nécessaire stabilisation des prix de l'énergie et de la valeur du dollar" avant toute action monétaire, ajoutent-ils.
Les investisseurs scrutent avec d'autant plus d'attention ces données qu'il craignent que la normalisation des taux, au plus bas depuis plus de six ans, entrave les investissements et renforce le dollar, au risque de pénaliser les exportations.
Ils devaient désormais analyser à la lumière de ces informations l'annonce que les inscriptions hebdomadaires au chômage sont au plus bas en 15 ans sur 4 semaines, avec une augmentation un peu inférieure aux attentes pour la semaine close le 4 avril.
"Cela appelle à la prudence face à la tentative d'extrapoler sur les chiffres de l'emploi de mars" parus la semaine dernière, bien pires que prévu, qui avaient alimenté des inquiétudes sur la santé de l'économie américaine, a fait valoir Jim O'Sullivan chez High Frequence Economics.
Le géant de l'aluminium Alcoa, qui a inauguré la saison des résultats du premier trimestre mercredi soir en annonçant un bénéfice en hausse et supérieur aux attentes mais assorti d'un chiffre d'affaires inférieur aux attentes, reculait de 4,97% à 13 dollars jeudi matin.
Le réseau social professionnel LinkedIn, qui a annoncé qu'il déboursait 1,5 milliard de dollar en numéraire et en actions pour acheter les cours et formations en ligne de lynda.com, cédait 0,98% à 249,80 dollars.
Zynga, qui a renvoyé son patron Don Mattrick pour le remplacer par son fondateur Mark Pincus, chutait de 12,76% à 2,52 dollars.
Facebook cédait juste 0,01% à 82,27 dollars alors qu'il fait face à un vaste recours collectif en Autriche pour l'utilisation des données personnelles.
Toujours dans le secteur des technologies, les informations sur l'abandon du rachat par le géant des microprocesseurs Intel (-0,70% à 31,09 dollars) d'un autre spécialiste des composants électroniques, Altera, faisaient reculer ce dernier de 4,31% à 40,19 dollars.
Google, dont la filiale de vidéos YouTube s'apprête à lancer un service payant sur abonnement sans publicité, cédait 0,48% à 546,20 dollars.
Enfin la compagnie aérienne United Continental, qui a annoncé un déclin de 0,7% du revenu par passager et distance parcourue en mars, prenait 0,84% à 61,06 dollars.
Le marché obligataire était en légère baisse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 1,909% contre 1,902% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,539% contre 2,527% précédemment.
NasdaqNyse