Wall Street hésite, manquant d'entrain en début de semaine
La Bourse de New York évoluait sans direction lundi après l'ouverture, manquant d'entrain en l'absence de nouvelle économique majeure et digérant les derniers rebondissements sur le front des fusions-acquisitions: le Dow Jones cédait 0,08% mais le Nasdaq prenait 0,41%.
Wall Street était partie en week-end sur une légère progression vendredi, un indicateur bien meilleur que prévu dans l'immobilier aux Etats-Unis l'emportant sur une baisse du moral des ménages américains en mai: le Dow Jones avait pris 0,27%, à 16.491,31 points, et le Nasdaq 0,52%, à 4.090,59 points.
Vers 14H15 GMT, le Dow Jones Industrial Average lâchait 12,45 points, à 16.478,86 points tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, avançait de 16,59 points à 4.107,18 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 grignotait 0,14% ou 12,54 points, à 1.880,40 points.
"Les indices sont légèrement sous pression (...) alors que le calendrier économique est très calme aujourd'hui", ont relevé les experts de Charles Schwab.
Les opérateurs se préparaient en revanche d'ores et déjà à l'un des rendez-vous importants de la semaine aux Etats-Unis: la diffusion mercredi des minutes de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), même si les analystes en attendaient peu de surprises.
- DirecTV recule malgré l'offre d'AT&T -
Par ailleurs, "de nouveaux rebondissements dans les fusions-acquisitions faisaient peu d'étincelles sur le marché" à l'ouverture, a remarqué Patrick O'Hare, de Briefing.com.
L'action de l'opérateur satellitaire DirecTV reculait en effet 2,49% à 84,03 dollars, au lendemain de l'annonce de son acquisition par le poids lourd des télécoms américain AT&T (-2,40% à 35,86 dollars). Le prix de rachat de 95 dollars par titre était pourtant près de 10% supérieur à la valeur de l'action de DirecTV vendredi à la clôture.
D'autre part, le laboratoire Pfizer n'a pas réussi à gagner les faveurs de son concurrent britannique AstraZeneca, qui a annoncé lundi rejeter sa nouvelle offre de rachat relevée à 117 milliards de dollars. Son titre s'appréciait toutefois de 1,41% à 29,53 dollars.
Le géant internet Google gagnait 0,67% à 524,10 dollars. Selon la presse amércaine, sa filiale YouTube s'apprête à racheter Twitch, une société spécialisée dans la diffusion sur internet de jeux vidéo, pour plus d'un milliard de dollars, la plus grosse acquisition dans l'histoire du site de vidéo en ligne.
Le groupe informatique Apple, qui a signé avec Google une trêve dans leur guerre sur les brevets, en annonçant vendredi renoncer à toutes les plaintes à ce sujet les opposant directement, gagnait 1,29% à 605,22 dollars.
La banque d'affaire Goldman Sachs, dont le patron Lloyd Blankfein a mis en garde vendredi, selon la presse, contre le risque pour le système financier en cas de sanctions trop dures contre les européennes BNP Paribas et Credit Suisse, visées par des procédures judiciaires aux Etats-Unis, montait de 0,81% à 157,70 dollars.
Les autres banques évoluaient en légère hausse: Bank of America prenait 0,07% à 14,52 dollars, JPMorgan Chase 0,09% à 53,36 dollars, Morgan Stanley 0,43% à 30,27 dollars et WellsFargo 0,45% à 49,30 dollars. Citigroup cédait toutefois 0,05% à 46,42 dollars.
Le marché obligataire, jugé plus sûr que le marché des actions, repartait en hausse après une brève pause vendredi. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,505% contre 2,518% vendredi, et celui à 30 ans à 3,344% contre 3,347%.
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