Neuf étrangers dont quatre Philippins enlevés lors d'une attaque en Libye
- Quatre Philippins et cinq autres étrangers ont été enlevés lors d'une attaque contre le champ pétrolier al-Ghani (sud de la Libye) perpétrée, selon des sources libyennes, par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), ont annoncé lundi les autorités philippines.
Lors de cette attaque survenue vendredi, huit gardes ont également péri, affirme un porte-parole des gardes des installations pétrolières libyennes.
Le champ al-Ghani est exploité par la compagnie al-Harouge, une des filiales de la Compagnie nationale du pétrole (NOC).
La NOC avait fait état de la disparition d'un Autrichien et d'un Philippin.
De son côté, le porte-parole du ministère philippin des Affaires étrangères, Charles Jose, a précisé que quatre Philippins, deux Bangladais, un Ghanéen, un Tchèque et un Autrichien ont été enlevés.
Le porte-parole, qui se basait sur un rapport de l'ambassade des Philippines en Libye, a déclaré qu'il n'était pas en mesure de confirmer l'identité des ravisseurs, en ajoutant qu'aucune demande n'avait été formulée dans ce sens.
Cependant à Vienne, le ministère autrichien des Affaires étrangères a estimé que des informations sérieuses permettaient de supposer que le groupe d'otages était "aux mains des terroristes de l'EI".
La même source a affirmé que tous les étrangers enlevés étaient "indemnes", au moment où ils ont été emmenés à bord de véhicules en direction du Nord.
Au total, depuis début 2015, sept Philippins ont été enlevés en Libye et, début février, trois ressortissants philippins avaient été capturés dans le champ pétrolier d'al-Mabrouk situé à l'est de Tripoli. Leur sort demeure méconnu.
Une série d'attaques -revendiquées ou attribuées au groupe jihadiste EI qui contrôle des pans entiers de territoire en Syrie et en Irak - frappent depuis plusieurs semaines la Libye. En juillet 2014, lorsque le gouvernement philippin avait ordonné le rapatriement de ses ressortissants de ce pays, environ 13.000 d'entre eux y travaillaient, précise le ministère des Affaires étrangères.
Depuis, des milliers de Philippins ont quitté la Libye mais 4.000 y travaillent toujours, en raison des salaires bien plus élevés que ceux qu'ils percevraient dans leur pays d'origine.
ER---REW.
KL.
MAP 091714 GMT mar 2015