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La réduction sur les factures accordée aux agents EDF coûte trop cher à l'électricien, estime la Cour des comptes

La réduction sur les factures accordée aux agents EDF coûte trop cher à l'électricien, estime la Cour des comptes
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Le 17 juillet 2026 à 14h11

Le tarif préférentiel de l'énergie accordé aux salariés d'EDF a été mis en cause vendredi par un rapport de la Cour des comptes, alors que le gouvernement envisage de rogner cet avantage, suscitant une levée de boucliers des syndicats.

Ce "tarif agent", une réduction sur les prix de l'électricité et du gaz accordée aux employés d'EDF, "représente un coût démesuré" pour EDF SA, maison mère du groupe, a jugé vendredi la Cour des comptes dans un rapport, estimant qu'il ne pouvait "perdurer en l'état".

"L'avantage en nature énergie représente un coût démesuré, soit plus de 700 millions d'euros en 2024 à l'échelle du groupe, obligeant également à la constitution de passifs sociaux au titre de son maintien après l'emploi (3,9 milliards d'euros à fin 2024). Il ne peut perdurer en l'état", jugent les Sages de la rue Cambon dans ce rapport consacré plus largement à la gestion des ressources humaines de cette entreprise publique.

Cette composante historique du statut des électriciens et gaziers concerne les salariés mais aussi les retraités des entreprises issues des opérateurs historiques EDF et GDF (dont Engie, Enedis, GRDF, etc.) et d'autres entreprises, dont des distributeurs locaux d'énergie.

La publication de ce rapport intervient le jour où se réunissent les quatre fédérations syndicales (CGT, CFE-CGC, CFDT, FO) de l'électricité et du gaz, pour fixer les modalités d'une "mobilisation" contre une remise en cause par l'exécutif de cet élément de rémunération.

Le gouvernement réfléchit en effet à rogner ce "tarif agent", indiquant avoir reçu "une mise en demeure de la Cour des comptes" de se "mettre en conformité sur la valorisation de cet écart (...) entre ce tarif et la valeur réelle de l'énergie", selon le ministère de l'Energie.

- Un facteur d'"attractivité" -

Une "remise en cause", à laquelle les fédérations de l'énergie ont demandé au Premier ministre "de renoncer", dans un courrier adressé cette semaine à Sébastien Lecornu, menaçant dans le cas contraire de se "mobiliser".

La question devrait être tranchée dans un arrêté ministériel.

La Cour recommande de "réduire par étapes l'avantage énergie, en priorité en plafonnant les consommations prises en compte" et de "revaloriser le barème fiscal et social" de cet avantage "sur la base des moyennes annuelles des tarifs réglementés de vente de l'électricité et des tarifs repères du gaz, toutes taxes comprises".

Elle affirme que ses bénéficiaires "acquittent désormais moins de 2% des tarifs moyens de l'électricité ou du gaz payés par les consommateurs".

Au sujet du barème fiscal et social, l'entreprise "souhaite que les différentes parties prenantes puissent prendre le temps d'examiner les évolutions possibles et sera attentive aux choix qui seront retenus", rappelant que ses salariés "sont attachés" à cet avantage "qui fait partie du cadre social".

"Je partage avec la Cour la nécessité d'examiner en priorité les mesures visant une meilleure maîtrise de la consommation dans le cadre de la politique de transition énergétique", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, dans une réponse à ce rapport, prônant "un calendrier social adapté" pour cette réforme.

Dans ce rapport sévère, l'institution tire également à boulets rouges sur ce qu'elle qualifie de "politique de rémunération déconnectée des performances de l'entreprise", et "d'importantes revalorisations salariales" en particulier au cours de l'année 2022 pour 2023 (+11%).

Hormis cet épisode, marqué par une crise énergétique accentuée par la guerre en Ukraine, l'évolution de la rémunération moyenne des salariés d'EDF "ne met pas en évidence de dynamique plus rapide" que pour les salariés du privé ou de la fonction publique, a souligné son PDG, Bernard Fontana, dans sa réponse à la Cour des comptes.

Il souligne que l'entreprise cherche à assurer depuis l'"équilibre entre la conservation de son attractivité et la soutenabilité de sa trajectoire de dépenses dans la durée".

Le "tarif agent" consiste en une large remise sur la facture, modulée en fonction de la composition du foyer et du mode de chauffage, et soumise aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS).

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Le 17 juillet 2026 à 14h11

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