La Bourse de Paris reste maussade après Wall Street
La Bourse de Paris restait maussade après l'ouverture en hausse de Wall Street lundi (-0,13%) lors d'une séance peu riche en actualité, marquée surtout par une appréciation de l'euro.
A 15H47 (13H47 GMT), l'indice CAC 40 se repliait de 6,66 points à 5.097,67 points dans un volume d'échanges de 782 millions d'euros. Vendredi, il avait fini en recul de 0,17%.
Après une ouverture dans le rouge, la cote parisienne a conservé cette tendance avant de limiter un peu ses pertes.
Les investisseurs digéraient leur déception après les discours sans surprise du président de la BCE (Banque centrale européenne) Mario Draghi et de son homologue de la Fed (Réserve fédérale américaine) Janet Yellen, lors du symposium des banques centrales de Jackson Hole ce week-end.
Les deux banquiers centraux se sont en effet abstenus de tout commentaire sur le marché des changes et n'ont pas fourni de détails sur l'évolution de leur politique monétaire respective.
Après cet événement sans annonce, l'euro remontait au-dessus du seuil de 1,19 dollar, ce qui pesait sur les valeurs exportatrices.
Du côté des indicateurs, la croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro aux particuliers et aux entreprises de la région s'est légèrement renforcée (+2,6%) en juillet, selon un chiffre publié lundi par la BCE.
La croissance de la masse monétaire M3, agrégat utilisé par l'institution de Francfort comme un indicateur avancé de l'inflation, a quant à elle reflué en juillet à 4,5%, une donnée inférieure aux attentes des analystes.
Du côté des valeurs, Michelin était soutenu (+1,26% à 116,45 euros) par un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "neutre" auparavant par Oddo.
Bolloré se repliait de 0,78% à 3,80 euros. Le groupe diversifié a annoncé avoir repris une partie de son concurrent Necotrans, deux mois après le placement en redressement judiciaire de cette société de logistique opérant surtout en Afrique.
GeNeuro chutait (-53,96% à 5,70 euros), pénalisée par la communication des résultats à six mois d'une étude de phase 2 menée avec le laboratoire Servier pour évaluer l'efficacité de son premier produit, le GNbAC1, dans la lutte contre la sclérose en plaques.
CAC 40 (Euronext)