La Bourse de Paris reste ancrée à l'équilibre
La Bourse de Paris restait ancrée près de l'équilibre (-0,04%) vendredi, les investisseurs privilégiant la prudence après un tir de missile nord-coréen et dans l'attente de la réunion de la Fed la semaine prochaine.
À 12H01 (10H01 GMT), l'indice CAC 40 cédait 2,35 points, à 5.222,85 points, dans un volume d'échanges de 2,5 millions d'euros. La veille, il avait fini en légère hausse de 0,15%.
La cote parisienne a débuté à l'équilibre et ne s'en est pas éloignée depuis, malgré la nouvelle escalade du côté de la Corée du Nord qui a répliqué vendredi au dernier train de sanctions de l'ONU en tirant un missile balistique au-dessus du Japon sur une distance semble-t-il inédite, aggravant des tensions qui sont déjà à des sommets.
"Les marchés européens continuent de s'inscrire dans un calme relatif", ont observé les gérants de Barclays Bourse.
Le leader nord-coréen "Kim Jong-Un n'effraie plus les marchés, qui vont se consacrer de nouveau à l'examen de la politique monétaire" avant la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) mardi et mercredi, ont également souligné les analystes d'Aurel BGC.
"Aujourd'hui, en cette journée des quatre sorcières, les marchés pourraient travailler les seuils clés", mais "les écarts ne devraient pas être importants malgré un calendrier économique assez dense aux États-Unis", ont-ils ajouté.
L'expiration simultanée de plusieurs types de contrats et options sur les marchés, pour une séance dite des "quatre sorcières", entraîne en effet généralement d'importants volumes de transactions et une certaine instabilité.
Du côté des indicateurs, l'agenda est bien fourni aux États-Unis, avec la publication de l'activité industrielle dans la région de New York en septembre, des ventes au détail et de la production industrielle en août, ainsi que du moral des ménages en septembre (Université du Michigan) et encore celle des stocks et ventes des entreprises en juillet.
En matière de valeurs, Renault profitait de l'annonce (+0,29%, à 79,35 euros) de son objectif de vendre, d'ici à 2022, 14 millions de véhicules (+40% par rapport à 2016) et de commercialiser 12 modèles électriques.
AB Science plongeait de 11,77%, à 8,77 euros, pénalisé par un nouvel avis négatif d'un comité de l'Agence européenne du médicament (EMA) concernant sa demande d'autorisation de son candidat-médicament masitinib dans le traitement de la mastocytose systémique.
À l'inverse, Lucibel décollait de 18,35%, à 3,29 euros, bénéficiant de l'annonce de son partenariat avec Citelum, filiale d'EDF (-0,44%, à 9,98 euros) pour commercialiser ensemble certaines de leurs technologies.
Aufeminin s'enfonçait de 9,05%, à 22,11 euros, souffrant d'un bénéfice net part du groupe presque divisé par deux au premier semestre, malgré des ventes en hausse de 5%, sa rentabilité étant affectée par les investissements liés à sa transformation.
CAC 40 (Euronext)