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La Bourse de Paris prudente après des chiffres peu reluisants en zone euro

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Le 1 décembre 2014 à 11h33

La Bourse de Paris restait dans le rouge lundi à la mi-journée (-0,43%), les investisseurs conservant une certaine prudence après des indicateurs peu reluisants en provenance de Chine et de la zone euro.

A 11H57 (10H57 GMT), l'indice CAC 40 perdait 18,89 points à 4.371,29 points, dans un volume d'échanges de 867 millions d'euros. Vendredi, il avait légèrement progressé de 0,18%.

La cote parisienne se reprenait timidement après s'être enfoncée nettement en territoire négatif dans la foulée des indicateurs en zone euro.

"Bien que le panorama macroéconomique dans la zone euro soit médiocre, le marché ne s’affole pas", explique Christopher Dembik, un économiste de Saxo Banque.

Le secteur manufacturier a continué à stagner en novembre dans la zone euro, affaibli par les contractions enregistrées dans les trois principales économies de la région, Allemagne, France et Italie.

En Chine, l'activité manufacturière a ralenti en novembre, à son plus faible rythme de croissance depuis huit mois, a indiqué le gouvernement, tandis que la banque HSBC faisait état d'une stagnation --des chiffres confirmant l'essoufflement de la deuxième économie mondiale.

Aux États-Unis, l'indice ISM d'activité dans l'industrie en novembre est prévu dans l'après-midi.

En dehors de ces rendez-vous, les investisseurs attendent surtout une réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.

"L’absence de forte chute des marchés financiers traduit vraisemblablement la certitude des investisseurs que la BCE va prendre de nouvelles mesures pour soutenir le retour à la croissance dans l’Union monétaire", souligne M. Dembik.

"Les marchés, plus que les économistes, espèrent une annonce forte" de Mario Draghi, le président de la BCE, notamment sur la mise en place d'un programme de rachats de dettes souveraines, indique de son côté le courtier Aurel BGC.

"Il est peu probable que les membres de la BCE adoptent de nouvelles mesures à quelques jours du résultat du prochain TLTRO", un programme de prêts ciblés aux banques mis en place par l'institution de Francfort, estiment toutefois les économistes du courtier.

Du côté des valeurs, la décision de l'Opep de reconduire son plafond de production qui a accentué l'effondrement des cours du brut continuait de peser sur le secteur pétrolier et parapétrolier.

Total perdait 0,82% à 44,62 euros, Vallourec 5,70% à 25,14 euros et CGG 2,45% à 7,65 euros. Technip reculait de 2,22% à 51,14 euros, Maurel et Prom de 1,29% à 7,73 euros et Bourbon de 1,97% à 20,35 euros, ces titres étant pour leur part pénalisés par des abaissements de recommandation par la banque Natixis.

En revanche, Air France-KLM (+0,68% à 8,53 euros) continuait de profiter de la chute des cours du pétrole.

Renault (-2,20% à 63,20 euros) et Peugeot (-0,49% à 10,25 euros) souffraient après le nouveau revers subi en novembre par le marché automobile français.

En revanche, Faurecia (+1,32% à 29,90 euros) et Valeo (+0,25% à 99,20 euros) progressaient grâce à des relèvements de recommandation à "acheter" contre "neutre" par Natixis.

Naturex perdait 6,76% à 47,75 euros après un résultat net sur les neuf premiers mois de l'année en baisse de 39,4% sur un an.

De son côté, Dassault Aviation reculait de 2,69% à 1.049,95 euros après l'amorce du désengagement partiel d'Airbus (-0,71% à 48,64 euros).

Club Méditerranée (-0,38% à 23,81 euros) reculait après l'annonce par le conglomérat chinois Fosun et ses soutiens d'un relèvement de leur offre à 23,50 euros par action.

Euronext (Cac40)

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Le 1 décembre 2014 à 11h33

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