La Bourse de Paris prend peu de risques avant la BCE
La Bourse de Paris prenait peu de risques mercredi (+0,20%) à la mi-journée après des indicateurs en Europe et à la veille d'une réunion de la Banque centrale européenne (BCE).
A 11H43 (10H43 GMT), l'indice CAC 40 prenait 9,54 points à 4.878,79 points, dans un volume d'échanges de 1,2 milliard d'euros. La veille, il s'était replié de 0,98%.
"Nous pouvons à peine parler de consolidation sur l'indice CAC 40, tout au plus une reprise de souffle après la hausse de début d'année", relève Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse.
Les investisseurs ont pris connaissance d'une accélération de la croissance de l'activité économique en février dans la zone euro, avec un indice PMI au plus haut depuis sept mois, soutenu par une hausse de la production dans les quatre principales économies de l'union monétaire, selon Markit.
C'est surtout la France qui enregistre "l'évolution la plus remarquable" en sortant de la stagnation. L'indice est à 52,2 en février, soit son plus haut niveau depuis trois ans et demi.
"C'est la confirmation que le secteur des services, dominant dans l'économie française, renoue avec la croissance", souligne Christopher Dembik, un économiste de Saxo Banque. Selon lui, il est toutefois "encore trop tôt pour se réjouir".
Les ventes de détail en zone euro ont par ailleurs progressé de 1,1% en janvier par rapport à décembre.
"Le marché attend avec impatience la réunion de la BCE demain", ajoute M. Pichard.
Les investisseurs espèrent en savoir un peu plus sur le vaste programme de rachats d'actifs annoncé fin janvier et qui doit s'étendre aux dettes souveraines.
L'agenda macroéconomique est également étoffé outre-Atlantique avec notamment les chiffres ADP de l'emploi dans le secteur privé - avant le rapport mensuel sur l'emploi vendredi-, et l'indice ISM d'activité dans les services pour le mois de février.
La banque centrale américaine doit quant à elle publier son Livre Beige sur l'état de la reprise aux Etats-Unis, dont les détails seront connus après la clôture des places boursières européennes.
Du côté des valeurs, Areva progressait de 0,34% à 9,45 euros, sans réaction à l'officialisation d'une perte record de 4,8 milliards d'euros pour 2014 et à l'annonce d'un plan d'économies de 1 milliard d'euros à horizon 2017.
Le ministre de l'Economie a déclaré dans le Figaro que la "refonte" du partenariat entre EDF (-2,94% à 23,63 euros) et Areva pourrait aller "jusqu'à un rapprochement, y compris capitalistique".
Bourbon gagnait 0,38% à 18,39 euros en dépit d'une baisse de 36% de son résultat net annuel à 73,7 millions d'euros. Les autres valeurs du secteur pétrolier et parapétrolier étaient elles aussi bien orientées: Maurel et Prom prenait 2,39% à 7,91 euros, CGG 1,79% à 6,58 euros, Technip 1,39% à 59,82 euros et Total 1,12% à 47,66 euros.
Le secteur automobile et ses sous-traitants se portaient bien: Faurecia prenait 0,59% à 40,24 euros, Valeo 1,27% à 131,50 euros, soutenus par un commentaire favorable des analystes de Goldman Sachs.
PSA Peugeot Citroën prenait 1,85% à 14,87 euros et Renault 1,31% à 84,18 euros. Le PDG du groupe Renault, Carlos Ghosn, a annoncé que le constructeur automobile a reçu plus de 2.000 CV de candidats à l'embauche, près d'un mois après avoir annoncé 1.000 recrutements en CDI et autant de contrats d'apprentissage.
Stallergenes (-7,06% à 54 euros) souffrait après l'annonce d'un projet de fusion avec la société américaine Greer Laboratories et un bénéfice net 2014 en hausse de 7,3% à 43,3 millions d'euros.
Devoteam bondissait de 8,70% à 19,25 euros sous l'effet d'un bénéfice net en forte progression (+40%).
Euronext (CAC 40)