La Bourse de Paris en net recul à la mi-journée
La Bourse de Paris évoluait en net repli mercredi (-1,60%), le marché se montrant frileux après un regain de tensions géopolitiques entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.
A 11H45 (09H45 GMT), l'indice CAC 40 cédait 83,31 points à 5.135,58 points dans un volume d'échanges de 998 millions d'euros. La veille, l'indice avait fini en petite hausse de 0,21% à 5.218,89 points.
La cote parisienne a ouvert en recul avant de creuser ses pertes, dans une atmosphère particulièrement prudente.
Les investisseurs fuyaient toute prise de risque après les propos du président américain Donald Trump, qui a lancé mardi une mise en garde contre le régime communiste de Pyongyang, lui promettant "le feu et la colère".
La Corée du Nord a répliqué en avertissant qu'elle pourrait tirer des missiles près de l'île américaine de Guam, dans le Pacifique.
"Les marchés actions européens ont reculé dans les premiers échanges alors que le mouvement d'aversion au risque provoqué par les tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord domine", a noté Neil Wilson, analyste chez ETX Capital.
"Les marchés actions se comportent comme attendu, avec de fortes ventes, une issue totalement prévisible, et ce d'autant plus que les niveaux de volatilité sont très bas à présent", analyse de son côté Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
La géopolitique faisait presque oublier les quelques indicateurs animant la journée. Le marché attendra notamment les stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis, qui seront scrutés alors que plusieurs pays pétroliers, membres ou non de l'Opep, ont achevé mardi une réunion technique au cours de laquelle ils ont promis de respecter des réductions de leur production pour stimuler une remontée des prix.
La Chine a quant à elle déjà publié des chiffres d'inflation en léger recul, tandis que la hausse des prix sortie d'usine, baromètre de la vigueur du secteur industriel, restait inchangée, témoignant d'une stabilisation précaire de la conjoncture du géant asiatique.
La production industrielle en Italie a de son côté augmenté de 1,1% en juin sur un mois, après avoir progressé de 0,7% en mai.
Sur le front des valeurs, Sanofi reculait de 1,84% à 80,64 euros après avoir annoncé avoir intenté une nouvelle action en justice contre le laboratoire américain Merck aux Etats-Unis pour violation de deux brevets liés à son médicament contre le diabète Lantus.
Le secteur bancaire était aussi mal orienté à l'image de Société Générale (-2,84% à 48,54 euros), BNP Paribas (-2,53% à 67,15 euros) ou Crédit Agricole (-2,68% à 15,26 euros).
Les titres liés au secteur pétrolier et parapétrolier étaient également en berne, à l'image de Total (-1,49% à 43,26 euros), TechnipFMC (-1,14% à 22,89 euros) ou encore Vallourec (-3,50% à 4,50 euros).
A l'inverse, Gecina bénéficiait (+0,89% à 130 euros) d'un relèvement de sa recommandation à "acheter" contre "neutre" auparavant par Kempen & Co, tout comme Aperam (+0,68% à 42,71 euros), pour lequel la banque ING a débuté son suivi à "conserver".
CAC 40 (Euronext)