La Bourse de Paris en baisse au lendemain d'un sommet
La Bourse de Paris a réduit la voilure mercredi (-1,32%), la prudence reprenant le dessus parmi les investisseurs au lendemain d'un nouveau sommet depuis 2008.
L'indice CAC 40 a perdu 67,29 points à 5.020,99 points, dans un volume d'échanges étoffé de 4,3 milliards d'euros. La veille, il avait rebondi de 0,67%.
Sur les autres places européennes, la Bourse de Francfort a baissé de 1,17% et celle de Londres de 0,41%. Par ailleurs l'Eurostoxx a perdu 1,27%.
Après un démarrage prudent, la cote parisienne a creusé ses pertes au fil de la journée.
"La séance a été très calme. Le marché est aujourd'hui dans une phase de consolidation et a besoin de nouvelles positives pour alimenter la poursuite de sa hausse", a souligné Olivier Raingeard, chef économiste de la Banque Neuflize OBC.
"Le marché reste globalement soutenu par le programme d'assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne et le redressement des statistiques en zone euro", a-t-il observé.
La politique monétaire très généreuse de la BCE a largement soutenu le début d'année particulièrement dynamique de l'indice CAC 40 en progression de près de 18% depuis le 1er janvier.
Mardi, il a en outre atteint un nouveau plus haut depuis mai 2008 après avoir dépassé brièvement 5.100 points en séance.
"Le baromètre allemand Ifo du jour n'a pas eu grand effet, car les perspectives économiques semblent être déjà bien intégrées par les investisseurs", a complété M. Raingeard.
Le marché parisien n'a ainsi pas profité de l'amélioration du baromètre Ifo du moral des entrepreneurs allemands qui a affiché en mars sa cinquième hausse consécutive et est ressorti meilleur que prévu.
Mais il n'a pas non plus réagi au recul plus fort que prévu des commandes de biens durables aux États-Unis en février.
"Le marché ne prend plus trop d'initiatives à quatre séances de la fin du trimestre. Il faut dire que la performance depuis le début de l'année est exceptionnelle pour les actions européennes qui ont profité de la baisse de l'euro et du pétrole", a remarqué Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez HPC.
Parmi les valeurs, Aperam, qui appartient à la famille Mittal, a bénéficié (+1,64% à 39,00 euros) du fait que l'Union européenne a décidé d'imposer des taxes antidumping pour une durée de six mois à certains produits en acier inoxydable importés de Chine et de Taïwan.
Dans la foulée, ArcelorMittal a également grimpé (+1,68% à 9,45 euros).
Accor a connu une forte baisse (-4,25% à 47,38 euros), alors que les sociétés d'investissement Eurazeo et Colony Capital ont cédé près de la moitié de leurs participations dans le groupe pour un montant cumulé de près de 1,1 milliard d'euros.
Dassault Aviation a été suspendu, alors qu'Airbus Group (-2,35% à 58,89 euros) prévoit de céder 1,38 million d'actions, soit environ 15% du capital, après en avoir déjà cédé 8% en novembre.
Lagardère a souffert (-1,89% à 27,05 euros) d'un abaissement de recommandation de "surpondérer" à "neutre" par HSBC.
Hermès a finalement gagné 0,32% à 312,20 euros, après avoir reculé dans la matinée sur des prises de bénéfices dans la foulée d'un bénéfice net record pour 2014 et l'annonce d'un dividende exceptionnel de 5 euros.
Cellectis a décroché de 9,00% à 36,40 euros après des premiers pas en Bourse aux Etats-Unis où le groupe a levé 212,3 millions de dollars net (194 millions d'euros).
Plastic Omnium a été pénalisé (-5,65% à 24,72 euros) par une note de Credit Suisse qui est à "sous-performer" sur la valeur.
Transgene a également reflué (-4,17% à 6,20 euros). Le groupe détenu à 55% par l'Institut Mérieux a creusé sa perte nette en 2014, à 48,6 millions d'euros contre 42,9 millions en 2013.
Enfin, Lucibel a dégringolé (-8,05% à 4,11 euros) après avoir terminé l'année 2014 dans le rouge, assumant encore les conséquences d'acquisitions importantes en 2013.
CAC40