La Bourse de Paris affiche sa prudence en attendant d'y voir plus clair sur la Grèce
La Bourse de Paris affichait toujours sa prudence (-0,56%) mercredi à la mi-journée, en attendant d'y voir plus clair dans le dossier grec au centre d'une réunion extraordinaire des ministres européens des Finances.
A 12H13 (11H13 GMT), l'indice CAC 40 perdait 26,53 points à 4.669,12 points. Le marché parisien s'était repris la veille, gagnant 0,96%.
"Aujourd'hui, la Grèce domine car le marché attend l'Eurogroupe et reste méfiant face à la partie de poker qui se joue entre l'Allemagne et la Grèce", a estimé Xavier de Villepion, un vendeur d'actions de HPC.
Le repli du CAC 40 ce matin "s’explique par la prudence des investisseurs à l’approche de l’Eurogroupe et par l’absence de catalyseurs suffisants pour faire franchir à l’indice parisien" certains seuils techniques, a également estimé Christopher Dembik, un économiste de Saxo Banque.
"La bonne nouvelle, c’est que le marché ne croit pas à l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro à court ou moyen terme. Les investisseurs ont des attentes très faibles par rapport à l’Eurogroupe, ce qui limite le risque de déception. Il est fort probable qu’aucune annonce significative ne soit faite avant la soirée, voire la nuit", a-t-il ajouté.
Selon lui, cette réunion "s’annonce mouvementée et pourrait conduire à de longues discussions qui vont s’échelonner sur plusieurs semaines. Les investisseurs n’ont en tout cas pas été dupes du jeu de rôle entre Berlin et Athènes. Ils ont compris qu’il est dans l’intérêt de tous les acteurs du dossier grec de parvenir à un accord qui satisfasse tout le monde".
Cette rencontre, qui lance les négociations officielles entre la Grèce et ses créanciers sur la poursuite du plan d'aide et la renégociation de la dette, s'annonce tendue, alors que le nouveau gouvernement grec veut tourner la page de l'austérité.
Mardi, le ton était monté entre Athènes et Berlin, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble mettant en garde les Grecs en indiquant ne pas négocier de nouveau programme.
Sur le terrain des valeurs, le groupe de blanchisserie industrielle Elis prenait 3,31% à 13,44 euros pour ses premiers pas en Bourse après avoir levé 700 millions d'euros à l'occasion de son introduction en Bourse, à un prix de 13 euros par action qui se situe dans le bas de la fourchette.
Bic prenait la tête de l'indice SBF 120 (+4,06% à 130,80 euros) porté par un bénéfice net en hausse de 8,5% en 2014, à 262,1 millions d'euros.
Carmat descendait de 4,98% à 69,10 euros. La société qui a développé une prothèse de cœur implantable, a assuré disposer d'assez d'argent pour mener à bien ses activités jusqu'en 2016, en dépit d'une forte réduction de sa trésorerie.
Carrefour reculait de 1,04% à 28,21 euros, malgré son maintien en tête de la grande distribution française en janvier, alors que Leclerc renoue avec la croissance après plusieurs mois de stagnation et que Lidl, bien que loin derrière les leaders, poursuit sa dynamique, indique le baromètre mensuel KantarWordPanel.
Air France-KLM gagnait 1,35% à 7,37 euros. Air France ouvrira en juin son nouveau plan de départs volontaires avec l'objectif de supprimer 319 postes dans ses escales françaises, sur les 496 suppressions visées parmi le personnel au sol, selon un document interne consulté par l'AFP.
Le constructeur de nacelles Haulotte Group s'enfonçait de 5,69% à 13,25 euros. Le groupe a atteint son objectif annuel d'augmentation de 20% de ses ventes l'année dernière grâce notamment à de bonnes performances en Europe, et table sur une croissance plus modérée de 5% pour cette année.
Le distributeur de surgelés Toupargel décollait de 5,63% à 6,00 euros bénéficiant de ventes en progression de 6,4%, à 313,4 millions d'euros, tiré notamment par deux acquisitions.
Euronext (CAC 40)