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France Télévisions: la bataille se précise

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Le 26 mars 2015 à 20h55

La bataille pour la présidence de France Télévisions se précise avec les PDG de deux grands groupes audiovisuels publics ouvertement candidats, l'actuel titulaire du poste Rémy Pflimlin et Marie-Christine Saragosse, qui préside France Medias Monde, aux côtés de plusieurs autres prétendants, officiels ou non.

Ce 26 mars était la date limite pour le dépôts des dossiers devant le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Le CSA désignera le ou la prochain(e) président(e) entre le 22 avril et le 22 mai pour prise de fonction mi-août. Les prétendants ont la possibilité de garder leur candidature secrète. Le CSA en annoncera simplement le nombre le 1er avril.

Jusqu'à présent, seuls deux candidats s'étaient fait connaître, Alexandre Michelin, DG de Microsoft MSN pour l'Europe, et Serge Cimino, délégué SNJ de France Télévisions. Mais jeudi, plusieurs autres se sont déclarés, dont Rémy Pflimlin et Marie-Christine Saragosse.

Souvent citée par la presse parmi les favoris au cas où elle se présenterait, Mme Saragosse, 55 ans, dirige France Médias Monde depuis deux ans, après avoir fait toute sa carrière dans l'audiovisuel public. Elle a notamment été directrice générale de TV5 Monde. Régulièrement interrogée sur ses intentions, elle avait jusqu'ici toujours affirmé vouloir rester à FMM.

Mme Saragosse a pour atout d'être déjà à la tête d'un grand groupe de télévision publique et elle n'a pu laisser l'Etat ignorer ses intentions.

Le collège du CSA pourrait en outre voir d'un bon oeil la candidature d'une femme, car Radio France et France Télévisions ont été régulièrement critiqués pour la très faible féminisation de leur direction.

"Cette décision, que j'ai prise très récemment, est le fruit d'une longue maturation. Elle n'a pas été facile parce que je suis très attachée à France Médias Monde", a écrit Mme Saragosse dans un courriel à ses salariés.

"La présidence de France Télévisions permet (...) de plaider la cause du service public dans son ensemble, en particulier s'agissant de la réforme de son financement dont nous avons tous besoin", fait-elle valoir.

- "Choix imprévisible" -

Face à elle, Rémy Pflimlin, 61 ans, a lui aussi annoncé jeudi au personnel de France Télévisions postuler à un second mandat. Il a pour atout d'avoir déjà passé 5 ans à la tête du groupe, où il a conclu notamment une convention collective et entamé la fusion des rédactions de France 2 et France 3. Mais en novembre, le CSA avait dressé de son action un bilan critique, lui reprochant notamment la qualité de ses programmes et l'absence de réforme de France 3.

Outre ces deux candidatures, plusieurs personnalités se sont déclarées, dont Alexandre Michelin, DG de Microsoft MSN pour l'Europe, Didier Quillot, ex-patron de Lagardère Active et d'Orange France, et Serge Cimino, délégué SNJ de France Télévisions. Une douzaine d'autres noms circulent, les plus souvent cités étant ceux de Delphine Ernotte, directrice exécutive d'Orange France, et d'Emmanuel Hoog, président de l'AFP.

Le choix du CSA reste imprévisible : en mai 2014, à la surprise générale, il avait choisi comme président de Radio France un outsider, Mathieu Gallet, alors dirigeant de l'INA, autre groupe de l'audiovisuel public, qui n'avait pas d'expérience de la radio.

Le choix d'un nouveau président pour le groupe des télévisions publiques intervient en pleine crise sociale à la fois à Radio France et à France Télévisions, toutes deux confrontées à la baisse des dotations publiques et des recettes publicitaires.

Mathieu Gallet vient d'annoncer qu'il envisageait un plan de départs volontaires. Il doit faire face à la plus longue grève à Radio France depuis dix ans - déjà huit jours d'affilée - mais aussi à des révélations embarrassantes sur ses dépenses et à la pression du ministère qui lui réclame des comptes.

A France TV, des grèves ponctuelles se succèdent depuis fin janvier, et le gouvernement a récemment dressé un catalogue de missions que le groupe devra réaliser avec un budget en baisse. Au point que le poste de PDG a été surnommé par le quotidien Le Monde "le pire job des médias".

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Le 26 mars 2015 à 20h55

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