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Européennes: les élections se poursuivent dans trois Etats

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Le 24 mai 2014 à 11h22

Les électeurs de trois Etats ayant tous rejoint l'UE en 2004, Lettonie, Malte et Slovaquie, étaient à leur tour appelés à se rendre aux urnes samedi pour choisir leurs députés européens, alors qu'une percée des partis europhobes et d'extrême droite est attendue.

La Lettonie envoie 8 eurodéputés au Parlement européen, Malte 6 et la Slovaquie 13.

En 2009, date du dernier scrutin européen, moins de 20% des électeurs slovaques s'étaient rendus aux urnes, faisant de ce pays le champion de l'abstention dans l'UE. Les sondages laissent à penser que l'abstention devrait encore être très élevée cette année.

Parmi ces abstentionnistes, Marcela Kundrathova, 27 ans, explique qu'elle ne voit "pas l'intérêt de voter aux élections européennes". "Notre vote ne changera rien aux affaires européennes", approuve Sona, une étudiante de 26 ans.

A l'inverse, Maria Hajkova, retraitée de 73 ans, affirme qu'elle votera. "Je ne comprends pas pourquoi tant de jeunes snobent cette élection", dit-elle. Maria compte choisir un candidat qui défendra les retraités slovaques. La situation en Ukraine l'inquiète et elle veut un eurodéputé qui saura "préserver la paix" sur le continent.

En Lettonie, beaucoup d'électeurs pourraient déserter les urnes en raison du temps estival annoncé samedi.

Equipé de son matériel de pêche, Raimonds Graubins, 52 ans, reconnait qu'il n'ira sans doute pas voter. "Ca dépendra des poissons", dit-il en riant. "Si mes filets sont pleins avant midi j'irai peut-être voter. Si ça ne mord pas alors je resterai pêcher", dit-il avec le sourire. "Nous envoyons seulement 8 députés. Quelle différence ça fait?", s'interroge pour sa part Dagnija Ozolina, une jeune mère de famille, qui compte partir pique-niquer avec ses enfants plutôt que d'aller au bureau de vote.

Quelque 400 millions de citoyens européens sont invités à voter depuis jeudi pour renouveler les 751 députés du Parlement européen.

Les premiers bureaux de vote ont ouvert jeudi au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Vendredi c'était au tour des électeurs d'Irlande et de République tchèque à choisir leurs prochains eurodéputés. Samedi, les Tchèques, qui votent sur deux jours, pourront encore se rendre aux urnes. Les élections européennes, les huitièmes depuis 1979, se termineront dimanche avec un scrutin ouvert simultanément dans 21 Etats de l'UE.

Les résultats officiels ne seront connus que dimanche après 21H00 GMT, date de fermeture des derniers bureaux de vote en Italie.

Alors que la reprise reste fragile en Europe et que le chômage demeure élevé, tous les sondages prévoient une percée des partis europhobes et d'extrême droite.

- Le successeur de Barroso -

La gauche radicale, emmenée par le Grec Alexis Tsipras, devrait également améliorer son score par rapport à 2009. En Grèce, l'un des pays les plus affectés par la crise et la sévère cure d'austérité imposée par ses créanciers, la gauche radicale Syriza pourrait terminer en tête du scrutin européen.

En Grande-Bretagne, où l'on votait jeudi, le Ukip, populiste et europhobe, a d'ores et déjà revendiqué une forte poussée au détriment des partis traditionnels.

La poussée des eurosceptiques reste attendue aussi en France (74 eurodéputés), où le Front national d'extrême droite fait toujours la course en tête selon des sondages. En revanche, aux Pays-Bas (26 eurodéputés), le parti d'extrême droite PVV, longtemps donné gagnant par les instituts de sondage, a subi un cuisant échec par rapport à ses ambitions et au vue de ses résultats d'il y a cinq ans, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote.

Au final, les sondages prévoient un résultat serré entre les deux principales formations pan-européennes. Le Parti populaire européen (PPE, conservateurs) demeure crédité d'une légère avance sur les socialistes. Aucune de ces deux grandes formations n'est capable à elle seule de constituer une majorité et des alliances seront nécessaires pour gouverner.

Le Parlement européen partage désormais le pouvoir de codécision avec les représentants des Etats pour légiférer en Europe dans un grand nombre de domaines.

Pour la première fois cette année, le chef de file de la formation pan-européenne arrivée en tête dimanche pourrait être désigné comme président de la Commission européenne, l'organe exécutif de l'UE, par les chefs d'Etat et de gouvernement. L'ancien Premier ministre conservateur luxembourgeois Jean-Claude Juncker et le social-démocrate allemand Martin Schulz, président sortant du Parlement européen, font figure de favoris pour succéder au conservateur portugais José Manuel Barroso, à la tête de la Commission depuis dix ans.

Mais si aucune majorité claire ne se dessine au Parlement, les dirigeants européens pourraient être tentés de reprendre la main et de désigner un homme ou une femme de leur choix.

Le nom du prochain président de la Commission européenne sera connu fin juin. Les nouveaux députés européens doivent confirmer ce choix lors de la deuxième quinzaine de juillet.

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Le 24 mai 2014 à 11h22

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