Entre quatre sorcières et missile, la Bourse de Paris garde son sang-froid
La Bourse de Paris évoluait à l'équilibre (-0,07%) vendredi matin, gardant son sang-froid après un nouveau tir de missile nord-coréen, pour démarrer une séance particulière dite des "quatre sorcières", souvent synonyme de fébrilité sur les marchés.
A 09H24 (07H24 GMT), l'indice CAC 40 perdait 3,46 points à 5.221,74 points. La veille, il avait fini en légère hausse de 0,15%.
Le leader nord-coréen "Kim Jong-un n'effraie plus les marchés, qui vont se consacrer de nouveau à l'examen de la politique monétaire" avant la réunion de la Réserve fédérale américaine mardi et mercredi, ont souligné les analystes de Aurel BGC.
Pyongyang a répliqué vendredi au dernier train de sanctions de l'ONU en tirant un missile balistique au-dessus du Japon sur une distance semble-t-il inédite, aggravant des tensions qui sont déjà à des sommets.
"Aujourd'hui, en cette journée des quatre sorcières, les marchés pourraient travailler les seuils clés", mais "les écarts ne devraient pas être importants malgré un calendrier économique assez dense aux États-Unis", ont-ils ajouté.
L'expiration simultanée de plusieurs types de contrats et options sur les marchés, pour une séance dite des "quatre sorcières", entraîne en effet généralement d'importants volumes de transactions et une certaine instabilité.
Du côté des indicateurs, la zone euro publiera son commerce extérieur en juillet.
Aux États-Unis, l'agenda est bien fourni avec l'activité industrielle dans la région de New York en septembre, les ventes au détail et la production industrielle en août ainsi que le moral des ménages en septembre (Université du Michigan) et les stocks et ventes des entreprises en juillet.
- Renault en tête du CAC -
En matière de valeurs, Renault prenait la tête de l'indice CAC 40 avec une hausse de 0,83% à 79,78 euros, profitant de l'annonce de son objectif de vendre d'ici 2022 14 millions de véhicules (+40% par rapport à 2016) et de commercialiser 12 modèles électriques.
TechnipFMC reculait de 1,30% à 22,34 euros après avoir annoncé un contrat auprès du groupe britannique Hurricane Energy sur des installations en mer au large de l'archipel écossais des Shetland, sans en préciser le montant.
AB Science plongeait de 12,78% à 8,67 euros, pénalisé par un nouvel avis négatif d'un comité de l'Agence européenne du médicament (EMA) à sa demande d'autorisation de son candidat-médicament masitinib dans le traitement de la mastocytose systémique.
A l'inverse Lucibel décollait de 16,19% à 3,23 euros, bénéficiant de l'annonce de son partenariat avec Citelum, filiale d'EDF (-0,44% à 9,98 euros) pour commercialiser ensemble certaines de leurs technologies.
Aufeminin s'enfonçait de 4,15% à 23,30 euros, souffrant d'un bénéfice net part du groupe presque divisé par deux au premier semestre, malgré des ventes en hausse de 5%, sa rentabilité étant affectée par les investissements liés à sa transformation.
Heurtey Petrochem perdait 0,61% à 24,55 euros dans la foulée d'un nouvel avertissement sur ses résultats 2017 après avoir creusé sa perte au premier semestre et annoncé le départ prochain de son PDG.
Catering International et Services (CIS) s'élevait de 1,12% à 19,88 euros grâce à un triplement de son bénéfice net au premier semestre, porté par la reprise de la croissance mondiale.
Esker refluait de 1,18% à 48,41 euros. L'éditeur de logiciels permettant aux entreprises de dématérialiser leurs documents de gestion, a publié jeudi un résultat net en hausse de 5,8% au premier semestre, et table sur un deuxième semestre "qui renforcera les tendances enregistrées" au premier.
CAC 40 (Euronext)