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CGG trouve un accord sur sa dette et espère un bol d'air financier

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Le 2 juin 2017 à 12h47

CGG, en grandes difficultés financières, pourrait passer l'an prochain sous le contrôle de ses créanciers, un accord ayant été trouvé pour restructurer sa dette de près de 2,8 milliards de dollars et obtenir un nouveau financement.

Le groupe a annoncé vendredi avoir signé un "accord de principe" avec ses principaux créanciers, essentiellement des hedge funds (fonds avec effet de levier). Il prévoit notamment la conversion en actions de sa dette non sécurisée, une augmentation de capital de 125 millions de dollars et un nouveau financement de 375 millions de dollars de la part de certains d'entre eux.

CGG, spécialiste des études géophysiques pour l'industrie pétrolière, a vu sa situation financière se dégrader depuis l'effondrement des prix du pétrole, à l'été 2014, et leur faible remontée depuis.

Les compagnies pétrolières et gazières ont réduit leurs investissements et le chiffre d'affaires de CGG a été divisé par trois depuis 2013. Résultat, le groupe accumule les pertes, qui ont dépassé le milliard de dollars en 2014 et 2015, avant d'être ramenées à un peu plus de 500 millions de dollars l'an dernier, résultat d'un plan de transformation radical.

Le groupe a réduit drastiquement ses propres investissements et ses coûts, avec une fonte de moitié de ses effectifs depuis fin 2013.

- AG cruciale à l'automne -

Après la restructuration financière, la dette devrait être réduite à 1,15 milliard de dollars, contre 2,75 milliards actuellement, et la maturité de la dette sécurisée serait étendue à 2022.

"Nous réalisons cette restructuration financière après la restructuration industrielle, qui a été complètement accomplie", a affirmé vendredi le directeur général, Jean-Georges Malcor, lors d'une conférence téléphonique.

"Nous aurons une amélioration d'un milliard de dollars en matière de liquidité en 2019, ce qui représente un changement drastique", a-t-il expliqué.

Dopée par ces annonces, l'action CGG prenait près de 27%, à 5,98 euros, à la Bourse de Paris à la mi-journée.

L'obtention de cet accord, signé avec une partie des créanciers, dont DNCA, également actionnaire à environ 8%, doit encore recevoir l'aval formel des actionnaires et des détenteurs des emprunts contractés par le groupe.

Une assemblée générale aura lieu d'ici la fin octobre, ont indiqué à l'AFP des sources concordantes, et la direction de CGG va devoir convaincre de l'équilibre de ce plan, obtenu dans la douleur, avec des discussions entamées en mars sous l'égide d'un mandataire ad-hoc.

"Cela a été compliqué et long", a résumé à l'AFP une source au fait des négociations, mettant en avant la complexité du dossier et les montants en jeu.

Le 12 mai encore, le PDG de CGG faisait état de l'absence de convergence sur la proposition soumise.

- Rebond espéré en 2018 -

L'accord obtenu ce vendredi, qui inclut certaines modifications, rassemble une majorité des créanciers, mais pas la totalité, et les détenteurs d'obligations convertibles "n'ont pas soutenu l'accord de principe", indique CGG dans son communiqué.

"Les deux autres actionnaires détenant plus de 5% du capital du groupe (Bpifrance et AMS, ndlr), qui ont participé aux discussions précédentes menant à l'annonce du 12 mai 2017, n'ont pas participé aux négociations", ajoute-t-il.

Les actionnaires existants avaient déjà participé au renflouement de CGG l'an dernier, avec une augmentation de capital de 350 millions d'euros.

Si ce plan de restructuration est mené à bien, la part des actionnaires existants dans le capital du groupe serait ramenée à la portion congrue (entre 13,6% et 22,4%, selon leur taux de participation à l'augmentation de capital), tandis que les créanciers, qui formeraient le reste du tour de table, se tailleraient la part du lion.

Le plan doit désormais être formalisé d'ici le 12 juin et si les conditions suspensives applicables sont satisfaites, sa mise en oeuvre devrait démarrer le 28 février au plus tard.

L'enjeu pour CGG est d'aller en procédure de sauvegarde, avec un accord en main.

Si CGG prévoit une année 2017 toujours difficile, le groupe anticipe que son chiffre d'affaires ainsi que son taux de marge opérationnelle devraient progresser dès 2018 pour atteindre respectivement 1,5 milliard de dollars et 35 à 40%.

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Le 2 juin 2017 à 12h47

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