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Boycott de palaces du Bruneï: Kering ne condamne pas “la charia en général”

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Le 1 juin 2014 à 6h54

La décision de boycotter des hôtels appartenant au sultanat de Bruneï, comme le Meurice à Paris ou le Dorchester à Londres, n'est "pas une prise de position contre la charia en général", a déclaré samedi le groupe de luxe Kering.

"La décision de boycott des hôtels de la chaîne Dorchester par le groupe Kering ne constitue pas une prise de position contre la charia en général", a tenu à préciser le groupe à l'AFP.

Pour Kering (Gucci, Saint-Laurent...), il s'agit uniquement de protester "contre l'application du nouveau code pénal décidé par le sultan de Bruneï qui inclut des mesures attentatoires à la dignité humaine, notamment la peine de mort par lapidation pour l'adultère et l'homosexualité."

Le 9 mai, le PDG de Kering, également président d'une fondation Kering for Women, François-Henri Pinault, avait condamné via Twitter la décision du sultan.

"En tant que Président de @KeringForWomen qui a pour mission de combattre les violences faites aux femmes, je condamne fermement la décision du Sultan de Brunei et boycotte ses hôtels", avait twitté François-Henri Pinault.

Depuis, les appels au boycott d'hôtels appartenant à Hassanal Bolkiah, l'un des hommes les plus riches au monde, se sont multipliés.

Le groupe Dorchester Collection possède égalementle Plaza Athénée à Paris, le 45 Park Lane à Londres, le Principe di Savoia à Milan mais aussi le Coworth Park à Ascot, le Richemond à Genève, l'Eden à Rome, ainsi que le Bel-Air et le Beverly Hills Hotel à Los Angeles.

Ils ont reçu vendredi l'appui du commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht.

Parmi ceux qui sont montés au créneau se trouvent notamment le patron de Virgin, le milliardaire britannique Richard Branson, l'animatrice de télévision américaine Ellen DeGeneres ou encore la célèbre rédactrice en chef de Vogue aux Etats-Unis, Anna Wintour.

Le puissant dirigeant de Bruneï a annoncé le 30 avril l'entrée en vigueur progressive de la loi islamique dans le petit sultanat situé sur l'île de Bornéo. La nouvelle législation prévoit, à mesure de son entrée en vigueur, l'amputation de membres pour les voleurs, la flagellation pour la consommation d'alcool ou l'avortement, ainsi que la lapidation pour divers crimes.

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Le 1 juin 2014 à 6h54

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