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Athènes souhaite que l'accord avec ses créanciers s'applique en septembre

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Le 9 février 2015 à 17h19

Athènes souhaite que l'accord qu'elle recherche avec ses créanciers puisse prendre effet au 1er septembre, a indiqué lundi une source au ministère des Finances grec.

"C'est notre intérêt que cet accord coure à partir du 1er septembre", a indiqué à la presse cette source, un officiel du ministère des Finances, alors que les nouveaux dirigeants de la Grèce, issus du parti de gauche radicale Syriza, participent mercredi à un Eurogoupe (réunion des ministres des Finances de la zone euro, ndlr) crucial à Bruxelles, puis à un sommet européen jeudi.

Athènes avait initialement suggéré la date du 1er juin, qui lui permettait déjà, a fait remarquer cette source, de voir quels résultats avait enregistré aux élections en Espagne Podemos, sur la même ligne que Syriza en ce qui concerne l'austérité imposée aux pays de l'UE après la crise.

Dans les négociations à venir, la "ligne rouge" que se fixe la Grèce, a par ailleurs ajouté cette source, est de pouvoir appliquer à la population les remèdes qu'elle souhaite pour sortir le pays de sa "crise humanitaire", et obtenir "une forte réduction des objectifs d'excédent budgétaire primaire" qui sont imposés au pays.

La Grèce, a expliqué cet officiel qui n'a pas souhaité être nommé, ne veut pas se contraindre à ce que cet excédent primaire (c'est à dire le solde du budget hors charge de la dette) dépasse 1,5% du PIB du pays. Or le budget rédigé par le précédent gouvernement prévoit un excédent primaire de 3% pour 2015, et le FMI fixe à 4% du PIB l'excédent primaire qu'il faudrait à la Grèce pour résorber progressivement son énorme dette.

Alors que le pays ne veut plus des plans d'aide qui ont contraint le pays à une dramatique cure d'austérité ces dernières années, et qu'ainsi il risque de se priver fin février des 7,2 milliards d'euros qui lui étaient promis par l'UE s'il avait continuer à adhérer au programme, la source ministérielle a rappelé qu'Athènes souhaitait toujours obtenir une partie de cette somme, 1,9 milliard d'euros, qui représente "de l'argent à nous", puisqu'il s'agit d'intérêts sur obligations.

La Grèce souhaite aussi élever le plafond des émissions de bons du Trésor auxquelles elle a droit. La semaine dernière, elle avait évoqué de passer de 15 à 25 milliards d'euros, soit 10 milliards supplémentaires. Lundi, la source ministérielle a évoqué plutôt "huit milliards d'euros".

Elle s'est livrée à divers commentaires traduisant ce qu'Athènes considère comme des absurdités dans le plan d'aide dont la Grèce fait l'objet.

Evoquant ainsi les 6,7 milliards d'obligations grecques détenues par la BCE qui arrivent à échéance en juillet et août, elle a noté qu'avec les programmes d'aide dont elle ne veut plus, "il aurait fallu emprunter 6,7 milliards d'euros à l'UE pour les donner à la BCE... au moment même où la BCE est en train d'imprimer des milliers de milliards d'euros". Une allusion à l'assouplissement quantitatif - le rachat massif d'obligations souveraines - annoncé par la banque centrale en janvier.

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Le 9 février 2015 à 17h19

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