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Rabat: Reprise des travaux du conseil après un mois d’affrontements

Lors de la session du conseil municipal de la capitale qui s’est tenue mercredi 7 novembre, la majorité a adopté son budget annuel et d’autres mesures urbanistiques comme la régularisation des contrats de location des panneaux publicitaires. Selon l’élu FGD Omar Hayani, le vote d’hier vient après plusieurs semaines d’affrontements physiques qui ont paralysé la politique de la ville.   

Rabat: Reprise des travaux du conseil après un mois d’affrontements
Samir El Ouardighi
Le 8 novembre 2018 à 16h56 | Modifié 11 avril 2021 à 2h49

Durant les 15 derniers jours, les séances du conseil de la ville de Rabat ont été paralysées par le groupe d’élus de l’opposition du PAM qui a systématiquement investi l’estrade de la salle où se déroulent les votes.

Largement relayé dans les médias, ce blocus des locaux, souvent filmé, a empêché les travaux et donc le vote de tous les dossiers concernant la gestion de la ville.

Selon Omar Hayani qui fait partie des 4 conseillers de la Fédération de la gauche démocratique (opposition), la situation a souvent dégénéré avec des affrontements physiques entre élus PJD et PAM.

Les 20 conseillers ont justifié leur action de blocage par une "mauvaise gestion urbaine du maire" et par des "soupçons de corruption" après avoir constaté que plusieurs chantiers de construction avaient été entrepris sans autorisation préalable de la mairie.

Tout en dénonçant la violence des élus du PAM et celle d’un élu PJD qui l’a personnellement agressé hier (mercredi 7 novembre), Hayani accuse également le maire Mohamed Sadiki de déroger à la transparence sur plusieurs dossiers et de monopoliser tous ceux liés aux questions urbanistiques.

«Dernièrement, on nous a signalé qu’une clinique de Rabat avait entamé des travaux d’agrandissement qui se déroulaient en pleine nuit. Dans un 1er temps, le maire a assuré que le propriétaire disposait du permis nécessaire. Après plusieurs plaintes de riverains, le wali a découvert que ce n’était pas le cas et Sadiki a fait marche arrière et reconnu que les travaux se faisaient sans autorisation. Cette situation a poussé l’opposition à réclamer une enquête mais il n’a pas donné suite.

«Autre exemple, un trottoir s’est effondré, début octobre sur l’avenue Annakhil et on a découvert qu’un promoteur avait creusé des fondations de 20 mètres de profondeur sans aucune autorisation de lancement des travaux, même s'il justifiait d'une autorisation de construire », dénonce l’élu FGD qui ajoute que là-encore, le maire a reconnu cette lacune.

Cela ne justifie pas le blocus et les actes de violence mais l’indifférence du maire n’arrange rien car la multiplication des chantiers illégaux déboucheront inévitablement sur des drames.

Après plusieurs semaines de paralysie des travaux du Conseil de la ville, la journée du 7 novembre a été marquée, selon lui, par plusieurs événements qui ont signé la reprise de son fonctionnement.

«La majorité des points inscrits à l’ordre du jour ont été examinés et votés. Hormis le budget 2019, la majorité (PJD,RNI,UC, MP) a adopté une décision qui augmente le montant annuel de la location des panneaux publicitaires (de 12.000 à 60.000 dirhams par an) et prolonge la durée des contrats locatifs échus.  

Malgré plusieurs tentatives de joindre le maire et des membres de son équipe, aucun n’a donné suite à nos appels et messages.

Sadiki s’est cependant félicité sur sa page Facebook de l’achèvement de l’examen des 33 points à l’ordre du jour tout en remerciant ses troupes d’avoir évité "les provocations" (Opposition du PAM ?).

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Samir El Ouardighi
Le 8 novembre 2018 à 16h56

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