img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
EDUCATION

Programme Tayssir: le détail des nouvelles mesures de la rentrée 2018-2019

Destiné à lutter contre l’abandon scolaire, le programme Tayssir connaît cette année un véritable relifting dans le cadre du nouveau plan d'action du ministère de l’Education nationale. Extension à de nouvelles communes rurales et urbaines, refonte des conditions d’éligibilité, nouvelles fréquences de transfert des bourses,…

Programme Tayssir: le détail des nouvelles mesures de la rentrée 2018-2019
Zakaria Boulahya
Le 20 septembre 2018 à 17h48 | Modifié 11 avril 2021 à 2h48

Présenté devant le Roi Mohammed VI le 17 septembre dernier, le nouveau programme du ministère de l’Education nationale comprend des objectifs chiffrés ambitieux – notamment à caractère social. L’occasion de détailler les nouveaux objectifs et moyens mis en œuvre dès cette rentrée 2018-2019 pour le programme Tayssir, avec les explications de Lahbib Kinani – directeur chargé de l’Appui social au ministère de l’Education nationale.

>Budget

Au titre de la rentrée 2018-2019, le budget alloué au programme Tayssir est de 2,170 MM DH, ce qui représente un coût additionnel de 1,539 MM DH – comparé à l’année dernière.
‘’Le budget de cette année est bien sûr déjà intégré dans le projet de loi de finances 2019. C’était d’ailleurs l’objet d’une réunion qui s’est tenue ce matin même avec les cadres du ministère de l’Economie et des Finances,’’ nous apprend Lahbib Kinani.

>Montants et fréquences de transfert

Le montant mensuel des bourses n’a pas changé, et celles-ci sont toujours limitées à 3 enfants par ménage.

-Primaire : 60 DH (1ère et 2è année) – 80 DH (3è et 4è année) – 100 DH (5è et 6è année)

-Collège : 140 DH

En revanche, de nouvelles fréquences de transfert seront adoptées dès cette rentrée 2018-2019:

-Un premier virement en janvier : couvrant les transferts des mois de septembre, octobre, novembre et décembre

-le 2è en avril : pour le trimestre de janvier à mars

-le 3è en juillet : trimestre avril, mai, juin.

> Objectifs de réduction de l’abandon scolaire

-Primaire rural : réduire l’abandon de 5,7% à 2,5% pour la rentrée scolaire 2021-2022, pour atteindre 1% en 2024-2025.

-Collège (urbain et rural) : passer de 12% à 6% en 2021-2022, et à 3% en 2024-2025

> Bénéficiaires

Le programme Tayssir cible, en 2018-2019, 2.087.000 bénéficiaires, contre 706.000 une année auparavant. Un quasi-triplement. Ce saut quantitatif sera rendu possible grâce à ‘’une approche différenciée en fonction du cycle d’enseignement et du taux d’abandon scolaire’’.

-Ecoles primaires en milieu rural : compte tenu d’un taux d’abandon scolaire encore relativement élevé (5,7%), le programme Tayssir sera généralisé dès cette rentrée à l’intégralité des communes rurales du Royaume – au nombre de 1.282 (contre 434 lors de la rentrée 2017-2018).

-Collèges en milieu urbain et rural: Pour les mêmes raisons de taux de décrochage scolaire élevé (12%), les collégiens de l’ensemble des communes rurales (1282) et urbaines (256) peuvent dès cette année bénéficier des allocations Tayssir.

>Eligibilité

-Anciens bénéficiaires: l’octroi des bourses Tayssir sera reconduit, sans aucune condition particulière.

-Nouveaux bénéficiaires: les résidents de communes déjà ciblées par le programme pourront aussi bénéficier des bourses sans aucune condition. En revanche, les résidents des communes qui seront nouvellement ciblées cette année devront obligatoirement être détenteurs d’une carte Ramed.

Les raisons derrière cette distinction? "Nous avons été confrontés aux limites du ciblage géographique" explique le directeur de l’Appui social. En clair, lorsqu’une commune répond aux critères d’éligibilité socioéconomiques (pauvreté et précarité), l’ensemble des ménages y résidant peut bénéficier de Tayssir, incluant des familles n’étant pas dans le besoin, ce qui crée des erreurs d’inclusion, mais aussi d’exclusion; des communes non éligibles d’un point de vue socioéconomique comportent tout de même des poches de pauvreté dont les résidents seraient normalement bénéficiaires des subventions Tayssir.

"Il faut préciser que de telles situations se produisent dans tous les pays du monde qui adoptent ce mode de ciblage. C’est pourquoi nous étions réticents à l’idée de prolonger la logique des extensions géographiques’’ souligne Lahbib Kinani.

Sur le plan pratique, il en découle que, dans les communes initialement prises en compte, l’ensemble des résidents continuera de bénéficier d’une reconduction automatique des subventions Tayssir – y compris les ménages qui ne sont pas dans le besoin…

‘’Nous sommes en effet conscients de cette limite, reconnaît Kinani. Mais ces mesures constituent une phase transitoire. Il s’agit en réalité d’une vision en deux temps, dans l’attente de la finalisation du Registre social unifié (RSU)’’.

L’inscription au RSU sera en effet une condition sine qua non pour bénéficier de Tayssir et de l’ensemble des programmes d’appui social. "Il permettra d’opérer une refonte des critères de ciblage à travers le scoring socioéconomique et la stratification des ménages, et d’identifier avec plus d’acuité les couches pauvres et précaires éligibles à nos programmes".


>Détails opérationnels

Compte tenu de l’ampleur des objectifs fixés au titre de la rentrée scolaire 2018-2019, aussi bien en termes de bénéficiaires que de nouvelles communes ciblées, le MEN a élaboré une feuille de route dont la mise en œuvre débutera fin septembre, et qui prévoit formation, encadrement logistique, manuels de procédures, systèmes d’information,….

Le cadrage budgétaire est défini, avec notamment la signature d’une convention avec le ministère de l’Economie et des Finances pour assurer la pérennité du financement et la durabilité du programme Tayssir.

Jusqu’à présent, le volet opérationnel était chapeauté par une cinquantaine de directions provinciales. L’extension du programme mobilisera 30 directions supplémentaires, sur lesquelles les efforts seront concentrés en termes d’accompagnement, de formation,…

Des coordinateurs régionaux du ministère œuvreront dans chaque académie, et seront en charge de la supervision aussi bien du déploiement du programme que de la duplication des actions de formation au sein des directions provinciales.

LIRE EGALEMENT SUR LE MEME SUJET: LES ENGAGEMENTS CHIFFRES D'AMZAZI

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Zakaria Boulahya
Le 20 septembre 2018 à 17h48

à lire aussi

La météo du lundi 13 juillet
Les prévisions quotidiennes

Article : La météo du lundi 13 juillet

Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le lundi 13 juillet 2026: - Temps assez chaud sur l’Oriental, la […]

Electricité : le Maroc accélère ses interconnexions avec l’Europe… et vers le Sud
Energie

Article : Electricité : le Maroc accélère ses interconnexions avec l’Europe… et vers le Sud

Le réseau d'interconnexions électriques entre le Maroc et la péninsule Ibérique fait l'objet de nouvelles études de développement par le Portugal et l'Espagne. En parallèle de ces liaisons transméditerranéennes, dont l'utilité technique a été constatée lors de la panne du réseau espagnol en 2025, le Maroc œuvre pour l'extension de ses infrastructures vers le sud en direction de la Mauritanie.

Déraillement de Bouskoura : la condamnation de l'ex-Lydec à indemniser l'ONCF devient définitive
DROIT

Article : Déraillement de Bouskoura : la condamnation de l'ex-Lydec à indemniser l'ONCF devient définitive

La Cour de cassation a rejeté les deux pourvois de la SRM Casablanca-Settat contre sa condamnation à verser près de 62 millions de DH à l'ONCF pour le déraillement du train Atlas n°610 en 2019. Après le rejet du recours de son assureur quelques mois plus tôt, ce contentieux de près de six ans prend fin.

Ghita Mezzour : “Il ne faut pas mettre toutes les vagues de licenciements actuelles sur le compte de l’IA”
ECONOMIE

Article : Ghita Mezzour : “Il ne faut pas mettre toutes les vagues de licenciements actuelles sur le compte de l’IA”

L'ancienne ministre de la Transition numérique, aujourd'hui à la tête du cabinet DecisiveAI, est revenue sur son passage au gouvernement et sur l'impact de l'intelligence artificielle sur l'emploi, à l'occasion du 12/13 de Médias24. Elle met en garde contre les licenciements précipités attribués à l'IA et plaide pour une meilleure appropriation de cette technologie par les entreprises marocaines.

Législatives : le PPS dévoile la liste de ses principaux candidats
Elections 2026

Article : Législatives : le PPS dévoile la liste de ses principaux candidats

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a dévoilé une première vague de ses candidats aux prochaines élections législatives, couvrant près de 90% des circonscriptions électorales.

En images, arrivée de l'équipe nationale de football à l'aéroport de Rabat-Salé
Quoi de neuf

Article : En images, arrivée de l'équipe nationale de football à l'aéroport de Rabat-Salé

L'équipe nationale de football a été accueillie à l'aéroport de Rabat-Salé par de nombreux supporters venus saluer les joueurs et leur exprimer leur soutien après leur participation à la Coupe du monde.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité