Coupe du monde 2026. Le Mondial le moins rassembleur de l’histoire s’ouvre à Mexico
Tensions politiques, difficultés d’obtention des visas, prix exorbitants des billets… la 23e édition du Mondial s’ouvre ce jeudi 11 juin (20 h) à Mexico avec l’affiche entre le Mexique et l’Afrique du Sud dans une ambiance trouble, et l’espoir que le jeu finisse par éclipser tout le reste.
Le tournoi le plus attendu de la planète s’apprête à reprendre ses droits, ce jeudi 11 juin à l’Estadio Azteca, où le Mexique accueille l’Afrique du Sud (20 h) dans une atmosphère paradoxale. Celle d’une Coupe du monde censée incarner l’universalité du football, mais qui divise plus que jamais.
Car cette 23e édition, organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, ne ressemble à aucune autre. Par son format d’abord, avec 48 équipes engagées et une compétition qui s’étire sur plusieurs semaines.
Ensuite par son contexte, marqué par une accumulation de tensions rarement aussi nombreuses et surtout aussi grossièrement dissimulées, comme de la poussière sous le tapis.
Preuve en sont les multiples esquives du président de la FIFA. Gianni Infantino a même jugé malheureux que l’arbitre somalien Omar Artan, qui devait officier pendant la compétition, ait été refoulé par les autorités américaines, dont le président qualifie la Somalie de "pays arriéré".
Rappelons que l’homme au sifflet a été désigné et accrédité par l’instance internationale. Et qu’il est une valeur sûre de l’arbitrage africain. D’ailleurs, même la Confédération africaine de football n’a pas jugé utile d’apporter son soutien à l’un des siens.

Une édition aux antipodes de l’essence même du football
Sur fond de suspicions raciales, cette édition est aux antipodes de l’essence même du football, dont la popularité s’est construite dans les rues.
Mais le Mondial 2026 a réussi à en faire un sport élitiste. En attestent les prix des billets et les difficultés d’obtention de visa, qui alimentent un fort sentiment d’exclusion. Et ce n’est pas tout.
Dans les rues de Mexico, la tension est également palpable. Plusieurs milliers de manifestants ont défilé ces derniers jours pour dénoncer leurs conditions de vie et réclamer une revalorisation salariale, dans une capitale où l’arrivée du Mondial crée autant d’espoirs que de frustrations.
Et pourtant, malgré ce climat anxiogène, la Coupe du monde reste un événement à part. Il suffit de séparer l’œuvre des hommes qui l’organisent de la beauté du geste pour retrouver la magie portée par des joueurs qui nous feront rêver pendant plus d’un mois.
Sans doute pour la dernière fois. Lionel Messi, Cristiano Ronaldo et Neymar s’avancent vers ce qui pourrait être leur dernière Coupe du monde. D’autres stars du football planétaire s’apprêtent également à tirer leur révérence internationale.
Il s’agit notamment de Luka Modrić, Kevin De Bruyne, Sadio Mané, Mohamed Salah, Riyad Mahrez ou encore Edin Džeko.

Le Maroc s’inscrit dans la continuité de sa montée en puissance
Collectivement, trois équipes se détachent légèrement. La France, finaliste de deux des trois dernières éditions, l’Argentine, championne du monde en titre, et l’Espagne, championne d’Europe 2024, dont le collectif est certainement le plus abouti.
Un aspect toujours décisif lors des aventures au long cours. Derrière ce trio, plusieurs nations sont en embuscade. Notamment le Brésil, le Portugal et l’Allemagne, toujours capables de se transcender dans les moments décisifs.
Sans oublier l’Angleterre, ne serait-ce qu’au regard de sa régularité au second tour dans les grandes compétitions. Mais cette édition pourrait aussi être celle des outsiders.
Le Maroc, d’abord, qui s’inscrit dans la continuité de sa montée en puissance sur la scène internationale et espère confirmer son statut parmi les nations compétitives du tournoi.
Ensuite, on retrouve la Norvège, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou encore l’Équateur, qui figurent parmi les équipes capables de surprendre dans un format qui ouvre mécaniquement davantage de possibilités.
Mais pour l’heure, place au match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud, disputé dans l’historique Estadio Azteca. Un stade rompu à ce type d’événement puisqu’il accueille pour la troisième fois une cérémonie d’ouverture de Coupe du monde.
À découvrir
à lire aussi
Article : Contribution de Youssef Saâdani : École pionnière, trois questions pour se faire sa propre opinion
Youssef Saâdani, membre de la CNMD, ancien conseiller du ministère de l'Éducation nationale et artisan discret de la réforme en cours, participe au débat sur l'Ecole pionnière en apportant des réponses à trois questions fondamentales : l’objectif de l’École pionnière ; son fonctionnement et si le système fonctionne.
Article : Le compte rendu du Conseil de gouvernement de ce jeudi 11 juin 2026
Le Conseil de gouvernement a approuvé, ce jeudi 11 juin, plusieurs textes relatifs à l’enseignement supérieur et à la formation. Parmi les principales mesures figurent la réforme du cadre régissant les établissements universitaires, la modernisation des missions de l’ISMAC, ainsi que la régularisation de la situation des étudiants de l'ENSA.
Article : Les prévisions météo pour le vendredi 12 juin
Voici les prévisions pour le vendredi 12 juin 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps chaud sur le Sud-Est, l'Est […]
Article : Ezzalzouli officialise son forfait pour la Coupe du monde
Le verdict médical est tombé ce jeudi 11 juin. L'ailier marocain Abdessamad Ezzalzouli a confirmé lui-même son absence de la Coupe du monde 2026. Il sera remplacé par Amine Sbaï dans la liste officielle.
Article : Mondial 2026 : les cafés et restaurants de Marrakech autorisés à rester ouverts jusqu'à 4 h du matin
Du 11 juin au 19 juillet, la commune adapte les horaires de la ville au calendrier d’une compétition disputée en Amérique du Nord. La mesure doit permettre au public de suivre les rencontres programmées tard le soir, tout en accompagnant l’activité nocturne de la cité ocre en pleine saison estivale.
Article : Permis marocains au Portugal : l’échange ne sera plus limité à la catégorie B
Signé le jeudi 11 juin à Rabat, le nouvel accord de reconnaissance réciproque couvre désormais toutes les catégories obtenues avant l’installation dans le pays d’accueil. Une mesure attendue par une communauté de plus de 15.000 ressortissants marocains établis au Portugal.