Le FMI, l’OMC, la Banque mondiale et l’AIE alertent sur les risques économiques de la guerre au Moyen-Orient
Réunies au sein d’un groupe de coordination de haut niveau, les quatre institutions s’inquiètent de la hausse des prix des carburants et des engrais, des tensions sur les flux transitant par le détroit d’Ormuz et de l’exposition accrue des économies les plus vulnérables.
Les dirigeants de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), du Fonds monétaire international (FMI), du Groupe de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont mis en garde contre les conséquences croissantes de la guerre au Moyen-Orient sur les approvisionnements énergétiques mondiaux, la sécurité alimentaire et la stabilité économique internationale.
Réunis le 28 mai 2026 dans le cadre d’un groupe de coordination de haut niveau mis en place en avril, les responsables des principales institutions économiques internationales ont souligné que la guerre au Moyen-Orient engendre des impacts "considérables et très inégaux" selon les régions et les pays, avec des effets particulièrement marqués sur les économies les plus vulnérables.
Dans une déclaration conjointe publiée le 29 mai 2026, les institutions ont indiqué que la hausse des prix des carburants et des engrais, combinée à l’incertitude géopolitique croissante, accentue les risques pesant sur l’emploi, les moyens de subsistance et la résilience économique mondiale.
Les responsables ont également exprimé leurs préoccupations face à la baisse rapide des stocks mondiaux de pétrole, conséquence des perturbations affectant les flux d’approvisionnement transitant par le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations mondiales de pétrole et de gaz.
"Si les flux maritimes ne reviennent pas à la normale, la poursuite de l’épuisement rapide des stocks mondiaux de pétrole, à l’approche du pic de demande estivale dans l’hémisphère Nord, ferait peser des risques croissants sur la sécurité énergétique, les conditions du marché et la résilience économique mondiale", ont averti les institutions économiques internationales.
Les responsables des quatre institutions ont indiqué avoir évalué les impacts du conflit et examiné la situation des pays les plus affectés, tout en explorant des pistes de coordination renforcée, tant au niveau multilatéral que bilatéral, afin de soutenir les États concernés.
"Nous avons souligné l’importance de surveiller étroitement les chaînes d’approvisionnement en engrais, les évolutions énergétiques et économiques ainsi que les réponses politiques apportées. À cet égard, nous suivons et analysons les mesures prises par les gouvernements pour faire face aux conséquences économiques du conflit, dans le but de promouvoir la transparence, de partager les enseignements et d’identifier les risques émergents", ont indiqué les institutions internationales.
"Nous resterons en contact étroit à mesure que la situation évolue et continuerons à coordonner nos efforts pour soutenir les pays les plus affectés et préserver la stabilité économique mondiale", ont-elles ajouté.
Le choc économique provoqué par la guerre au Moyen-Orient a des effets mondiaux, mais inégaux : il touche davantage les pays importateurs d’énergie, les pays pauvres et les pays qui disposent d’une faible marge de manœuvre. À lire dans notre billet. https://t.co/qyidugJwxv pic.twitter.com/Rw9h6soM6Z
— FMIactualites (@FMIactualites) May 30, 2026
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