Ovins. À quelques jours de Aïd al-Adha, les opérations de contrôle vont-elles vraiment maîtriser le marché ?
Au lendemain des mesures provisoires annoncées par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch à l’approche de l'Aïd, les autorités ont intensifié les opérations de contrôle dans les souks de Casablanca. Vérification de l’état sanitaire des moutons, identification des vendeurs et interdiction des ventes hors marchés autorisés figurent parmi les principales mesures appliquées.
Au lendemain de la décision du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, d’activer des mesures provisoires limitées aux jours précédant Aïd al-Adha, les autorités investissent les souks de Casablanca. Sur le terrain, l’objectif est d'encadrer le marché et d'en contenir les dérives.
Médias24 s'est rendu dans un marché de la métropole où la scène est bien rodée. Les autorités locales, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), un représentant du ministère de l’Agriculture, du bureau municipal d'hygiène et un membre de l’organisation du souk se déploient entre les enclos improvisés et les allées chargées de bétail.
Le contrôle est méthodique, constatons-nous. Les vendeurs sont interrogés sur leur identité, la provenance des animaux, leur alimentation, leur état sanitaire, mais aussi sur les volumes proposés et les prix pratiqués.
À leurs côtés, les vétérinaires examinent les animaux, puis inspectent l’ensemble de l’espace de vente, traquant d’éventuelles anomalies sanitaires ou signes de mauvaise condition. Mais sur le terrain, le contrôle dépasse parfois la seule dimension sanitaire. Certains praticiens ne cachent pas leur étonnement face à des prix jugés élevés au regard de la qualité observée.
Les repères du marché, eux, restent élevés. Le kilo vif s’établit entre 75 DH et 80 DH le kilo, selon le poids et la taille de l’animal. Dans les transactions directes, un mouton peut se négocier jusqu’à 10.000 ou 12.000 DH.
Cette présence renforcée des autorités locales suffira-t-elle réellement à encadrer un marché particulièrement tendu à l’approche de l’Aïd ?
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