Viol présumé à Saint-Tropez : Saâd Lamjarred de nouveau devant les assises en France
Le chanteur comparaît libre à Draguignan depuis ce lundi 11 mai 2026. Les débats, prévus jusqu’au 14 mai, se tiennent à huis clos à la demande de la partie civile. Il encourt jusqu’à quinze ans de réclusion.
Le procès du chanteur Saâd Lamjarred s’est ouvert le lundi 11 mai 2026 devant la cour d’assises du Var, à Draguignan, pour le viol présumé d’une barmaid en 2018 près de Saint-Tropez, des faits qu’il conteste.
La cour a ordonné le huis clos dans la matinée, à la demande de la partie civile, qui ne souhaitait pas que les débats soient publics. Le procès, initialement prévu en décembre 2025, avait été renvoyé en raison d’un problème de santé de la présidente de la cour.
Âgé de 41 ans, Saâd Lamjarred comparaît libre. Le chanteur encourt jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle. L’audience doit se tenir jusqu’au jeudi 14 mai 2026.
Les faits présumés remontent au 26 août 2018. La plaignante, alors barmaid à Saint-Tropez, affirme avoir rencontré le chanteur dans une discothèque avant de l’accompagner à son hôtel. Selon son récit aux enquêteurs, elle pensait aller boire un verre, mais aurait été conduite dans une chambre où elle dit avoir été violée. Saâd Lamjarred soutient, lui, que le rapport était consenti.
Le dossier avait connu un parcours judiciaire complexe. Même si le parquet n’était pas opposé à un non-lieu, la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait confirmé en 2021 le renvoi devant les assises, rappelant notamment que le fait d’entrer dans la chambre d’un homme ne valait pas automatiquement consentement.
L’artiste a déjà été mis en cause dans plusieurs affaires. En France, il a été condamné en 2023 à six ans de prison par la cour d’assises de Paris pour le viol et les violences infligées en 2016 à Laura P., une jeune femme rencontrée dans une boîte de nuit parisienne, ce qu’il conteste également. Il a fait appel de cette condamnation.
Le procès en appel, prévu en juin 2025 à Créteil, avait été reporté après l’ouverture d’une enquête pour tentative d’extorsion visant Laura P. et cinq autres personnes. En avril 2026, la jeune femme a été relaxée, tandis que cinq autres prévenus, dont sa mère, une avocate et une influenceuse, ont été condamnés à des peines de prison avec sursis pour tentative d’extorsion.
Saâd Lamjarred avait également été mis en cause dans une affaire de viol et d’agression sexuelle aux États-Unis en 2010, classée après une transaction civile, ainsi que dans une affaire au Maroc en 2015.
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