Narjiss Mossadeq, ou comment transformer une ménopause précoce en mission
Après des années de symptômes inexpliqués et de consultations sans réponse claire, l’ancienne professionnelle du marketing s’est formée au coaching hormonal. Le 14 mai 2026 à Rabat, elle coanimera une conférence dédiée à la périménopause, aux côtés de deux médecins spécialistes.
Après avoir elle-même vécu une ménopause précoce marquée par une longue errance médicale, Narjiss Mossadeq a choisi de transformer cette épreuve en mission. Aujourd’hui coach hormonale, elle accompagne les femmes dans cette étape encore largement taboue et plaide pour une meilleure sensibilisation à ce qui constitue, selon elle, un véritable enjeu de santé publique.
Rien ne la prédestinait à l’accompagnement hormonal féminin. Formée à la communication, au marketing et aux relations publiques entre la France et les États-Unis, Narjiss Mossadeq avait construit sa carrière dans le marketing, le conseil et l’entrepreneuriat, jusqu’au jour où son propre corps l’a forcée à revoir complètement sa trajectoire.
À l’âge de 42 ans, elle commence à ressentir une série de symptômes inhabituels : douleurs articulaires, troubles du sommeil, prise de poids, anxiété, fatigue chronique… Malgré de nombreuses consultations médicales, aucune réponse claire ne lui est apportée pendant plusieurs années. "On me disait que c’était dans ma tête, que c’était le stress, que ce n’était rien de grave", nous confie-t-elle.
C’est finalement après un suivi médical plus poussé qu’un diagnostic s’impose : une périménopause avancée, voire une ménopause déjà installée.
Cette expérience devient alors un tournant. Pendant des mois, elle lit, se documente, échange avec des spécialistes et finit par suivre une formation américaine certifiée en coaching hormonal.
Aujourd’hui, elle accompagne les femmes à travers une approche holistique. "Le coaching hormonal, ce n’est pas seulement parler d’hormones. C’est travailler sur le sommeil, la santé mentale, l’alimentation, l’activité physique, les analyses biologiques… C’est un accompagnement à 360 degrés", explique-t-elle.
Selon elle, les premiers signes de déséquilibre hormonal peuvent apparaître bien avant les symptômes les plus connus. Troubles de la mémoire, anxiété, prise de poids abdominale, vertiges, douleurs articulaires, troubles digestifs ou encore sécheresse de la peau peuvent être des signaux d’alerte.
Son message est clair : la prévention doit commencer tôt. "À partir de 30 ou 35 ans, les femmes devraient déjà commencer à s’intéresser à leur équilibre hormonal. Nos choix de vie ont un impact direct sur la manière dont nous vivrons cette transition", estime-t-elle.
Au-delà de l’accompagnement individuel, Narjiss Mossadeq souhaite surtout libérer la parole autour d’un sujet encore tabou. Pour elle, la ménopause ne relève pas seulement de l’intime : c’est un enjeu de santé publique qui mérite davantage d’information, de prévention et d’écoute.
Et pour l’entourage ? Son conseil tient en un mot : la patience. Cette transition hormonale peut durer plusieurs années et nécessite une compréhension et un soutien accrus de la part des proches. En brisant le silence, elle espère transformer cette étape de vie, souvent redoutée, en une phase de transition sereine et maîtrisée.
Dans le cadre de son accompagnement, Narjiss Mossadeq mène également des actions de sensibilisation sur le terrain. À ce titre, elle organisera, le 14 mai 2026 à Rabat, une conférence entièrement dédiée à la péri ménopause, un sujet qu’elle considère comme un véritable enjeu de santé publique.
Cette rencontre sera animée par Narjiss Mossadeq, aux côtés de Dr Nadia Abed Garbin, médecin spécialiste en médecine préventive, régénérative et anti-âge, ainsi que de Dr Ghita Belkhayat Zougari, gynécologue-obstétricienne. À travers cette initiative, les intervenantes souhaitent informer, sensibiliser et mieux outiller les femmes face aux bouleversements hormonaux liés à la péri ménopause et à la ménopause.
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