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ECONOMIE

Reportage. Visite guidée dans les coulisses de la tour Mohammed VI

Du hall monumental au rez-de-chaussée à l’observatoire culminant au dernier étage, la tour Mohammed VI procure à ses visiteurs une expérience immersive où architecture, luxe et innovation se rejoignent dans un édifice d'une envergure inédite aussi bien à Rabat qu'au Maroc. Récit d’une ascension verticale qui incarne les ambitions d’un pays en pleine mutation.

Tour Mohammed VI
Visite guidée de la Tour Mohammed VI
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Le 22 avril 2026 à 10h33 | Modifié 23 avril 2026 à 16h09

Quelques jours après son inauguration, la presse a été invitée à découvrir la tour Mohammed VI. Inédit à Rabat, ce gratte-ciel propose un parcours expérientiel où chaque niveau révèle un projet se voulant tour à tour économique, résidentiel, touristique puis culturel. Si l’ascension du rez-de-chaussée au 51e étage ne dure que 30 secondes en ascenseur, sa visite s’apparente à une plongée dans un écosystème vertical unique au Maroc.

Une entrée majestueuse

Dès l’entrée, le ton est donné avec un lobby aux volumes impressionnants, habillé de matériaux nobles (marbres, portes énormes en cuivre ciselé…), avec un design résolument moderne, mais aux touches typiquement marocaines. Pour le visiteur qui découvre ce rez-de-chaussée, cet espace a été conçu comme un lieu de vie où visiteurs, résidents et professionnels se croisent.

C’est également ici que se concentrent les premiers services et l’accès aux différentes composantes de la tour, avec une salle de conférence de 1.400 mètres carrés pouvant accueillir jusqu'à 1.000 participants. Épurés, les couloirs qui sont loin d’être de simples points de passage jouent en réalité un rôle de carrefour, traduisant la vocation multifonctionnelle du projet.

Reportage. Visite guidée dans les coulisses de la tour Mohammed VI

Un hub économique sur 13 étages

Du premier au 13e étage, la tour révèle sa dimension business avec 26 bureaux qui seront réservés à de grandes sociétés marocaines ou internationales. Ces niveaux seront dédiés aux sièges d’entreprises, positionnant l’édifice comme un futur centre névralgique des affaires à Rabat.

Si la presse n’a pas été autorisée à visiter cette partie qui n’a pas encore été attribuée, notre guide a souligné que ces espaces ultra-modernes et modulables répondent aux standards internationaux.

Selon lui, ils feront de Rabat un pôle attractif pour les investisseurs, en complément de Casablanca. Leur vocation sera d’en faire un levier stratégique pour renforcer l’écosystème économique local.

Vivre dans les hauteurs de Rabat

Bien que nous n’ayons pas eu accès non plus à l’univers résidentiel situé entre le 13e et le 28e étage, tout indique que les 30 appartements proposés à la vente et à la location meublée offriront à leurs habitants une vue spectaculaire sur la vallée du Bouregreg, l'océan Atlantique et les villes de Rabat et Salé.

Tout en affirmant qu’ils seront réservés à une clientèle triée en quête d’un cadre de vie exclusif alliant confort, sécurité et très haut standing, notre interlocuteur n’a pas souhaité dévoiler le prix au mètre carré, qui devrait dépasser les 30.000 dirhams et être, par conséquent, le plus cher de la capitale.

À l’image de Dubaï ou Kuala Lumpur, qui comptent plusieurs édifices similaires, cette mixité entre fonctions professionnelles et résidentielles donnera à la capitale un caractère inédit de ville verticale.

Le luxe hôtelier suspendu dans les airs

Après avoir découvert le lobby d’accueil du rez-de-chaussée et la majestueuse Ballroom, nous avons emprunté un des 36 ascenseurs qui nous a propulsés en quelques secondes dans l’univers de l’hôtel Waldorf Astoria logé entre le 29e et le 49e étage.

Ne voulant pas déranger la clientèle en quête de discrétion, le directeur général de ce palace de 55 chambres, dont 38 suites, s’est contenté de nous faire visiter le restaurant du 31e étage, capable de servir 500 couverts par jour, qui offre une vue spectaculaire et à 360° sur les villes voisines de Rabat-Salé.

 

Nul besoin d’entrer dans les chambres pour comprendre que cet établissement saura se montrer à la hauteur des standards de cette marque historique du luxe, présente dans une vingtaine de pays.

Pour nous convaincre, Guy Bertaud a souligné le fait que l’expérience culinaire sera assurée par le grand chef Alain Ducasse, avec son restaurant étoilé perché offrant une vue panoramique exceptionnelle. Cette dimension gastronomique renforce l’attractivité de la tour comme destination à part entière.

Selon lui, l’hôtel comprendra aussi le restaurant "Salon des cigognes" au 30e niveau, ouvert 24 heures sur 24, ainsi qu’une grande salle de réunion (boardroom) de 300 mètres carrés au 29e étage qui accueillera les conseils d’administration des sociétés et les événements d’affaires (MICE).

Culture et contemplation au sommet de la tour

En poursuivant notre ascension au 50e étage, nous avons découvert un espace culturel qui accueillera expositions, installations artistiques et événements ponctuels pour enrichir l’expérience des visiteurs.

Mais le point d’orgue de notre visite restera l’observatoire de 22 mètres de hauteur, perché au point culminant de la tour, qui offre une visibilité à 360 degrés jusqu’à 60 kilomètres à la ronde. Accessible au public sur réservation et paiement d’un ticket de 250 dirhams pour les adultes et 80 dirhams pour les mineurs, l'exposition intitulée "Le ciel parle arabe" montre la capitale sous un angle culturel, avec une collection d'œuvres d'art exceptionnelles du musée Sbihi de Salé.

Précisons que si la tour comporte 55 étages, la présence de plusieurs mezzanines limite le nombre d’étages desservis par les ascenseurs jusqu’au 51e niveau, qui constitue son sommet symbolique.

Bien que nous n’ayons pas eu accès aux bureaux, logements et chambres de l’hôtel, notre visite de la tour a constitué pour l’ensemble des journalistes présents une expérience verticale qui devrait porter Rabat et le Maroc à un nouveau niveau d’attractivité internationale.

Images filmées de la visite de la tour Mohammed VI :

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Le 22 avril 2026 à 10h33

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