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POLITIQUE

Après avoir décrété le GMT+1 en 2018, le PJD réclame aujourd’hui le retour au GMT

Huit ans après avoir acté ce changement au gouvernement, ce parti rejoint désormais la contestation institutionnelle contre l’heure légale, en mettant en avant ses effets sur les rythmes scolaires, la vie familiale et les horaires de prière. Sa prise de position, officialisée le 28 mars 2026, intervient alors qu’une pétition citoyenne a déjà porté le débat sur le terrain institutionnel.

GMT+1 : le grand écart entre logique économique et bien-être citoyen
N.K.
Le 1 avril 2026 à 15h51 | Modifié 1 avril 2026 à 17h48

Le débat national sur l’heure légale prend une tournure institutionnelle. Fin mars 2026, le Parti de la justice et du développement (PJD) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS) ont tous deux pris position contre le maintien de l'heure supplémentaire, en vigueur depuis octobre 2018.

Réuni le 28 mars, le secrétariat général du PJD a officialisé son adhésion à la demande populaire de suppression du GMT+1. Le parti met en avant spécifiquement les perturbations causées sur "les horaires de prière" et l'entrée des élèves à l'école dans l'obscurité.

Le PJD évoque une promesse du porte-parole du gouvernement actuel qui avait laissé entendre, lors d'un point de presse, que le retrait de l'heure supplémentaire "était à l'étude". "Rien n'a été fait depuis", affirme le parti de la lampe, qui appelle désormais à un retour immédiat au "temps naturel".

De son côté, le PPS souligne le recours par les citoyens à la "pétition légale" pour porter cette revendication au niveau institutionnel. Le parti du livre dénonce le "silence" du gouvernement face à cette mobilisation.

Pour le PPS, après huit ans, les économies d'énergie annoncées restent limitées au regard des coûts sociaux avancés par le parti. Le parti exige une étude scientifique globale incluant les dimensions économique, sanitaire, mais aussi environnementale. L'objectif est de mettre fin à une mesure qui "n'a jamais été acceptée par la population".

Les deux formations s'accordent sur un point : les effets négatifs avancés sur les enfants. Le PPS parle de "conséquences visibles sur la santé psychologique et biologique des plus jeunes", tandis que le PJD insiste sur la "rupture des rythmes quotidiens des familles marocaines".

Par leurs prises de position convergentes sur ce dossier, le PJD et le PPS accentuent la pression sur le gouvernement : répondre à ces critiques ou faire face à une contestation accrue, via les pétitions constitutionnelles et la gronde sociale montante, qui pourrait bientôt se déplacer vers les bureaux du Parlement.

Cette séquence traduit la volonté de l'opposition de s'appuyer sur un mécontentement populaire de longue date. Reste à savoir si le gouvernement actuel, déjà interpellé par la pétition citoyenne, acceptera d'ouvrir ce chantier épineux ou s'il choisira de maintenir le cap du GMT+1, au risque de voir la contestation s'amplifier à l'approche des prochaines échéances électorales.

Économies d'énergie : pourquoi le GMT+1 est survendu

 

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N.K.
Le 1 avril 2026 à 15h51

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