Moody’s Ratings a révisé de « stable » à « positive » la perspective de la note « Ba1 » du Maroc
Le 6 mars 2026, l’agence de notation Moody’s Ratings a révisé de « stable » à « positive » la perspective de la note « Ba1 » du Maroc pour sa dette à long terme en devises et en monnaie locale. Cette révision représente une amélioration qui ouvre la voie vers l’Investment grade.
Après S&P en septembre, c'est autour de Moody’s de réviser son évaluation de la note souveraine du Maroc. Elle a relevé la perspective de la note « Ba1 » du Maroc de « stable » à « positive ».
Dans son rapport d’évaluation, publié ce 6 mars, l'agence souligne que « la perspective positive » reflète l'amélioration progressive de la solidité économique et budgétaire du Maroc, susceptible de renforcer davantage son profil de crédit et, si cette dynamique se maintient, d’ouvrir la voie à une amélioration de la notation ».
Moody’s souligne aussi que la confirmation de la notation Ba1 reflète la solidité des institutions et de la gouvernance du Maroc ainsi que la poursuite de la diversification de son économie. Une gestion macroéconomique prudente, conjuguée à un niveau adéquat de réserves de change et à un accès satisfaisant aux financements tant domestiques qu’externes, contribue à renforcer la résilience macroéconomique du pays.
Selon l’agence, cette révision de la perspective est soutenue par l’amélioration des perspectives de croissance du pays, portée par la hausse de l’investissement ainsi que par la poursuite des réformes structurelles visant à transformer l’économie et à relever son potentiel de croissance. Bien que le revenu par habitant demeure inférieur à celui des pays mieux notés, l’agence estime que la combinaison d’une croissance plus soutenue, d’une diversification économique accrue et d’un niveau d’investissement élevé suggère une amélioration structurelle du profil de croissance du Maroc.
L’agence souligne notamment que la croissance hors agriculture s’est accélérée de manière régulière ces dernières années et devrait dépasser 5 % en 2025, traduisant une dépendance moindre à l’égard d’une production agricole plus volatile et permettant d’assurer une croissance plus stable et plus prévisible à l’avenir.
Moody’s anticipe, par ailleurs, le maintien d’une dynamique de croissance relativement élevée, soutenue par des investissements publics et privés importants, notamment dans les infrastructures de transport, de logistique, d’énergie et d’eau, ainsi que par la poursuite des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires et à attirer davantage d’investissements. Ces projets devraient renforcer la connectivité, améliorer l’efficacité logistique, atténuer certaines contraintes liées au climat et soutenir la compétitivité de l’économie, tandis que les politiques industrielles contribuent au développement de secteurs à plus forte valeur ajoutée et au renforcement des capacités d’exportation.
L’agence indique également que l’amélioration des performances budgétaires constitue un autre facteur soutenant cette perspective positive, dans la mesure où elle devrait contribuer à contenir le poids de la dette à moyen terme, malgré des pressions persistantes liées aux dépenses sociales et aux besoins d’investissement. Si le rythme de la consolidation budgétaire demeure relativement graduel et exposé aux pressions liées notamment à la mise en œuvre des réformes de la protection sociale, Moody’s estime que le renforcement de la mobilisation des recettes, l’orientation vers des dépenses sociales plus ciblées, les réformes visant à limiter les passifs éventuels des entreprises publiques ainsi que la diversification des sources de financement des grands projets d’investissement devraient contribuer à atténuer ces risques et à renforcer la soutenabilité des finances publiques.
L’agence considère par ailleurs que le poids de la dette publique pourrait diminuer davantage que prévu si ces résultats budgétaires se confirment et si la dynamique de croissance se maintient.
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