Deux nouveaux dispositifs pour structurer et sécuriser l’export marocain
Afin d’accélérer les exportations et de sécuriser la croissance à l’international, deux programmes sont désormais opérationnels : "Power Export", qui prend en charge jusqu’à 80% des plans de développement à l’export des entreprises marocaines, et "Tasdir Plus", qui couvre jusqu’à 80% des risques d’impayés sur 15 marchés africains.
Dans le cadre du Pacte pour un commerce extérieur au service de la croissance et de l’emploi 2025-2027, signé en mai 2025 à Casablanca, deux programmes stratégiques d’appui à l’export sont désormais pleinement opérationnels. Il s’agit du dispositif d’accompagnement à l’international "Power Export" et du programme d’assurance-crédit "Tasdir Plus". Ensemble, ces deux mécanismes visent à accélérer l’internationalisation des entreprises marocaines tout en sécurisant leurs transactions sur les marchés extérieurs, notamment africains.
Le programme "Power Export", porté par le secrétariat d’État chargé du Commerce extérieur en partenariat avec Maroc PME, se présente comme un accompagnement sur mesure destiné aussi bien aux primo-exportateurs qu’aux entreprises déjà actives à l’international. L’objectif est de structurer leur démarche export, de renforcer leur compétitivité et de leur permettre de saisir de nouvelles opportunités de croissance sur les marchés étrangers.
Le dispositif prévoit une prise en charge de 80% des dépenses éligibles hors taxes liées à la mise en œuvre du plan d’exportation, dans la limite d’un million de DH pour les primo-exportateurs et de deux millions de DH pour les exportateurs confirmés.
Un diagnostic flash à l’export peut également être financé à hauteur de 80%, plafonné à 50.000 dirhams par entreprise. L’ambition affichée est de faire de l’international un véritable levier de développement durable, en favorisant l’émergence d’une nouvelle génération d’exportateurs et en valorisant l’offre marocaine à l’étranger.
Les entreprises éligibles doivent être de droit privé marocain, justifier d’au moins deux années d’activité et répondre à des critères de chiffre d’affaires et d’indépendance capitalistique. Pour les primo-exportateurs, un chiffre d’affaires moyen supérieur à deux millions de DH sur les deux derniers exercices est requis, avec la démonstration d’un potentiel significatif à l’international.
Les exportateurs confirmés doivent, quant à eux, afficher un chiffre d’affaires export moyen d’au moins cinq millions de DH sur la même période et présenter un plan d’action clair pour la période 2025-2027, intégrant des objectifs d’export additionnel et de création d’emplois.
Le programme "Tasdir Plus"
Opéré par la SMAEX, ce mécanisme d’assurance-crédit couvre les risques de non-paiement des exportations marocaines vers quinze marchés africains, dont l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Nigeria, l’Égypte ou encore la Tunisie. Il protège les entreprises contre les risques commerciaux, tels que l’insolvabilité du client ou le retard prolongé de paiement, ainsi que contre les risques politiques liés à l’instabilité, aux embargos ou au blocage des devises.
En cas d’impayé, l’entreprise assurée peut être indemnisée jusqu’à 80% de sa créance, ce qui sécurise son chiffre d’affaires export et facilite l’accès au financement bancaire. Ce mécanisme permet également aux exportateurs d’accorder des délais de paiement à leurs partenaires étrangers sans compromettre leur trésorerie.
Les programmes "Power Export" et "Tasdir Plus", constituent des leviers complémentaires : l’un soutient la structuration et la montée en puissance des entreprises à l’international, l’autre sécurise leurs transactions et réduit leur exposition au risque.
à lire aussi
Article : Tourisme. Lecture de la trajectoire d’un secteur devenu clé (2008-2025)
Porté par la reprise post-Covid, le tourisme marocain a retrouvé puis dépassé ses niveaux d’avant-crise. Mais une lecture de long terme montre une trajectoire plus contrastée, marquée par le choc de 2008 suivi d’une phase d’expansion modérée, puis un changement d’échelle à partir de 2022.
Article : Usines, ports, hôpitaux… comment la 5G privée va transformer le Maroc
Robots pilotés à distance, usines capables de remonter leurs données en temps réel, ports plus fluides, mines plus sûres, stades connectés pour des dizaines de milliers de spectateurs… Au Maroc, la 5G privée n’est plus un concept théorique. Dans une interview à Médias24, Ouassim El Arroussi, directeur des études et du développement chez Inwi, raconte les coulisses du premier déploiement industriel de cette technologie et explique pourquoi il pourrait ouvrir un nouveau marché stratégique pour le Royaume. Plongée.
Article : Sécurité numérique : la NARSA dénonce un site usurpant ses services en ligne
L’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) a mis en garde, le lundi 27 avril 2026, contre un site internet frauduleux usurpant son identité et visant à tromper les usagers.
Article : Cap Holding-Forafric. Ce que rachète Chakib Alj et ce qui reste dans le groupe
Le deal entre Cap Holding et Forafric Global porte sur un périmètre industriel marocain incluant moulins, marques et transformation, sans concerner la holding cotée. Cette dernière conserve un périmètre large et annonce une orientation stratégique vers la défense, la sécurité alimentaire et l'énergie.
Article : Sbata : lancement d’un bassin souterrain de 37.000 m³ pour lutter contre les inondations
La société régionale multiservices Casablanca-Settat a lancé, le lundi 27 avril 2026, un projet d’infrastructure visant à renforcer le réseau d’assainissement des eaux pluviales dans le quartier de Sbata, afin de limiter les risques d’inondation lors d’épisodes de fortes pluies.
Article : Syrie : les autorités démentent l’imposition d’un “kafil” aux ressortissants du Maghreb
L’administration syrienne de l’immigration et des passeports a démenti, le lundi 27 avril 2026, les informations faisant état de l’instauration d’un système de “kafil” pour les ressortissants des pays du Maghreb souhaitant entrer en Syrie.