img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
POLITIQUE

“Akhannouch a respecté la démocratie interne”. Sur 2M, Mohamed Chaouki revendique l'héritage de son prédécesseur au RNI

Dans sa première sortie médiatique après son élection à la présidence du RNI, Mohamed Chaouki a livré sa première lecture de la transition post-Akhannouch. Il a aussi défendu le bilan gouvernemental et annonce préparer déjà le RNI au rendez-vous électoral de 2026.

Succédant à Akhannouch, Chaouki prépare déjà l’échéance de 2026
Par
Le 12 février 2026 à 15h28 | Modifié 12 février 2026 à 15h59

Quelques jours après son élection à la tête du Rassemblement national des indépendants (RNI), Mohamed Chaouki a exposé, le mercredi 11 février sur 2M, les circonstances de cette transition, l’héritage d’Aziz Akhannouch et les perspectives du parti à l’approche des élections de 2026.

Élu député de la circonscription de Boulemane en 2021, puis président du groupe parlementaire du RNI en avril 2024, Chaouki succède désormais à Aziz Akhannouch à la présidence du parti. Une décision qui, selon lui, relève avant tout du respect des règles internes et de la démocratie organisationnelle.

"Un choix conscient pour respecter les règles"

Interrogé sur le départ de Aziz Akhannouch, Mohamed Chaouki a rejeté toute idée de surprise ou de calcul politique.

Selon lui, l’ancien président du parti était convaincu de la nécessité de respecter les statuts et de ne pas prolonger indéfiniment ses mandats. "C’est une décision consciente et responsable qui consacre l’idée du respect de la démocratie interne et des règles du parti".

Il a salué le bilan organisationnel d’Akhannouch, estimant que son mandat a permis de structurer le RNI, de libérer les énergies et d’instaurer une gouvernance efficace, donnant naissance à un parti "fort et flexible".

Chaouki a également insisté sur le caractère collectif de sa désignation. Il affirme que sa candidature n’a pas été imposée mais résulte d’un long débat interne et d’un consensus entre les différentes composantes du parti : "Le choix d’un candidat unique est le fruit d’un débat responsable et serein au sein de la famille du RNI".

Il a notamment rendu hommage à Mohamed Aujjar, qui nourrissait des ambitions légitimes mais a finalement choisi de soutenir sa candidature, preuve selon lui de l’absence de tensions internes.

Une émotion assumée lors du congrès exceptionnel

Revenant sur les images d’émotion observées pendant le congrès, Mohamed Chaouki a tenu à rappeler la dimension humaine qui unit les membres du parti. Selon lui, le départ de Aziz Akhannouch de la présidence a marqué une étape politique, mais aussi un moment chargé d’affect. "Ce n’est pas seulement une relation organisationnelle. Il y a une relation humaine, sociale, fraternelle. Il est normal que les militants soient touchés".

Il insiste toutefois sur le fait que la transition s’est opérée dans la sérénité, la discipline militante et la responsabilité collective, sans conflit interne ni rupture.

Le parcours "progressif" de Chaouki au sein du parti

Face aux critiques évoquant une ascension rapide, Chaouki a retracé son parcours politique. Entré au RNI en 2018 "par conviction", il affirme avoir gravi les échelons de manière progressive : coordinateur provincial puis régional, député, président de la commission des Finances, président du groupe parlementaire, membre du bureau politique, puis président du parti.

"Cela fait près de neuf ans d’engagement continu dans le même parti, au contact de ses cadres historiques dont j’ai appris chaque jour". Une trajectoire qui légitime, selon lui, sa responsabilité actuelle.Un parti sans volonté d’exercer le pouvoir n’a pas d’horizon

À ceux qui évoquent un recul du RNI dans la course électorale, le nouveau dirigeant oppose une ambition intacte. "Un parti sans volonté d’exercer le pouvoir n’a pas d’horizon. Notre objectif est d'améliorer les conditions de vie des citoyens et de poursuivre les réformes".

Face aux critiques qualifiant l’exécutif de "pire gouvernement", Chaouki défend le bilan gouvernemental, reconnaissant des insuffisances, mais estimant que "les réalisations positives sont nombreuses" et que l’évaluation finale reviendra aux électeurs. "Les Marocains décideront lors des élections. Nous sommes convaincus que beaucoup de réalisations positives ont été accomplies".

Chaouki assure enfin que le parti prépare déjà son futur programme électoral, en intégrant de nouvelles attentes apparues depuis 2021, tout en poursuivant les réformes sociales, économiques et sanitaires engagées. "Certaines attentes ont évolué. Notre responsabilité est d’y répondre avec réalisme et efficacité".

La prochaine étape du RNI repose ainsi sur trois principes : la continuité dans la gouvernance, l’organisation et la proximité avec les citoyens ; l’équité envers l’expérience de Aziz Akhannouch et la préservation de l’identité politique du parti ; et l’anticipation de l’avenir, avec davantage de responsabilité et d’écoute des attentes sociales, notamment celles de la jeunesse.

Chaouki affirme vouloir être un "président rassembleur", garant de la dynamique organisationnelle existante tout en ouvrant la voie à des formes renouvelées d’écoute et d’innovation politique.

Il met particulièrement l’accent sur la nécessité de renouer la confiance avec la jeunesse, de maintenir l’écoute permanente et la présence sur le terrain.

Président du parti et chef du gouvernement : "Pas de lien mécanique"

Interrogé sur ses relations avec le chef du gouvernement, Mohamed Chaouki a tenu à clarifier la séparation des rôles. Le président du parti assure l’orientation politique et organisationnelle, tandis que le chef du gouvernement exerce ses responsabilités institutionnelles au sein de la majorité.

"Il n’y a pas de lien mécanique entre les deux fonctions. Chacun assume son rôle dans le respect des institutions". Il souligne néanmoins que les positions politiques continueront d’être prises collectivement au sein du bureau politique.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 12 février 2026 à 15h28

à lire aussi

Le musée du continent africain devrait ouvrir à la fin de 2027 (Mehdi Qotbi)
CULTURE

Article : Le musée du continent africain devrait ouvrir à la fin de 2027 (Mehdi Qotbi)

Porté par la Fondation nationale des musées, le futur musée du continent africain a franchi une étape décisive. Le président Mehdi Qotbi nous annonce que le plus grand complexe muséal d'Afrique, dont les travaux de gros œuvre ont dépassé 85%, entre dans sa phase finale avant une ouverture au public lors du dernier trimestre 2027.

Le jardinier marocain de Jany Le Pen expulsé vers le Maroc pour séjour irrégulier
Quoi de neuf

Article : Le jardinier marocain de Jany Le Pen expulsé vers le Maroc pour séjour irrégulier

Selon une information révélée par Le Parisien, Hatim B., un Marocain de 32 ans qui effectuait des travaux de jardinage chez Jany Le Pen, veuve de Jean-Marie Le Pen, a été expulsé le jeudi 23 avril vers le Maroc. En situation irrégulière en France depuis 2017, il faisait l’objet d’une mesure d’éloignement décidée par le préfet des Hauts-de-Seine.

Maghreb : une visite américaine dans un contexte de pression croissante sur l’Algérie
NATION

Article : Maghreb : une visite américaine dans un contexte de pression croissante sur l’Algérie

Annoncée par le département d’État, la tournée de Christopher Landau, du 27 avril au 1er mai, intervient dans un contexte marqué par l’implication croissante de Washington dans le suivi du dossier du Sahara et de ses prolongements onusiens.

Ordre des experts-comptables : le scrutin s’annonce serré (liste)
ECONOMIE

Article : Ordre des experts-comptables : le scrutin s’annonce serré (liste)

Le scrutin du 21 mai pour le renouvellement du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables met en concurrence 41 candidats pour 11 sièges. Parmi eux, se dégagent des profils issus de grands cabinets internationaux, comme EY, Deloitte, Mazars, BDO, KPMG ou Grant Thornton, des figures expérimentées déjà présentes dans les instances de l’Ordre et des profils plus récents, illustrant les équilibres internes de la profession.

Protection des femmes victimes de violence : lancement officiel de la cellule centrale à Rabat
Quoi de neuf

Article : Protection des femmes victimes de violence : lancement officiel de la cellule centrale à Rabat

À Rabat, le ministère de la Solidarité a lancé la cellule centrale de prise en charge des femmes victimes de violence, chargée de renforcer la coordination institutionnelle, de superviser les structures territoriales et d'améliorer l’accompagnement juridique, psychologique et social des victimes.

Bourse de Casablanca : le MASI chute de 1,69%, les volumes grimpent à 667 MDH
La séance du jour

Article : Bourse de Casablanca : le MASI chute de 1,69%, les volumes grimpent à 667 MDH

La Bourse de Casablanca a clôturé la séance du 24 avril 2026 en baisse, avec un MASI en recul de 1,69% à 18.815,18 points. Les échanges ont atteint 667,11 MDH, dominés par Managem, Minière Touissit et Attijariwafa bank.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité