Intempéries et surestaries : la CGEM alerte sur les surcoûts subis par les entreprises et appelle à une réévaluation équitable
Les perturbations portuaires causées par des épisodes pluvieux d’une intensité exceptionnelle se traduisent, selon la CGEM, par des surcoûts importants pour les entreprises, indépendants de toute défaillance de leur part. Le patronat appelle à une réponse concertée pour revoir ces coûts durant les périodes exceptionnelles.
Le trafic maritime est ralenti ces derniers jours en raison des intempéries. Ainsi, Tanger Med a annoncé que le trafic pourrait être perturbé du 3 au 8 février 2026 en raison de mauvaises conditions météorologiques.
"Depuis plusieurs jours, les ports du Royaume connaissent des ralentissements significatifs, se traduisant par des retards d’accostage, une congestion des terminaux et un ralentissement des opérations de manutention", affirme une source à la CGEM dans une déclaration à Médias24.
"Cette situation pèse sur la fluidité des chaînes logistiques et perturbe le bon déroulement des échanges commerciaux".
De plus, "ces dysfonctionnements se traduisent par des surcoûts importants pour les entreprises, notamment sous forme de surestaries facturées par les armateurs en raison du dépassement des délais contractuels et du coût de la retenue à la source appliquée aux surestaries, alors qu'ils sont indépendants de toute défaillance des opérateurs économiques", pointe notre interlocuteur.
La CGEM appelle à une réponse collective dans un contexte exceptionnel, "une réponse concertée et pragmatique de l’ensemble des parties prenantes – autorités publiques, autorités portuaires, armateurs et opérateurs économiques – afin d’identifier et de mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, des solutions équilibrées, proportionnées et adaptées au caractère conjoncturel de ces perturbations".
Le patronat, aux côtés des fédérations professionnelles concernées, se dit prêt à contribuer "dans un esprit de responsabilité et de partenariat, à toute initiative visant à une réévaluation équitable des coûts de surestaries facturés par les armateurs durant cette période exceptionnelle".
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