Transition au RNI : une recomposition à l’avantage du PAM ?
Quel impact aura la phase de transition que traverse le RNI sur les autres partis de la majorité, notamment le PAM silencieux depuis quelques temps ? Si le membre du bureau politique Younes Maamar affirme que son parti ne compte pas capitaliser sur ce départ et préfère miser sur son programme, un autre cadre important reconnait que la succession d’un leader qui a restructuré avec succès le RNI pourrait redistribuer les cartes à l’approche du scrutin de 2026.
Interrogé par Médias24 sur l’éventuel impact politique du retrait de Aziz Akhannouch sur les résultats électoraux des prochains scrutins, Younes Maamar refuse toute lecture opportuniste de cette transition interne du RNI en défendant une ligne de continuité, de discipline et de construction programmatique, tout en rappelant que le PAM reste engagé dans la majorité gouvernementale.
« Un départ qui ne changera rien à la donne politique »
« Pleinement engagé dans la coalition gouvernementale, notre parti n’entend pas brouiller les lignes à l’approche des élections et refuse de confondre action gouvernementale et compétition partisane », résume le membre du bureau politique qui exclut toute éventuelle incidence ou gain électoral du retrait de la vie politique du président sortant du parti majoritaire au pouvoir depuis 2021.
En affirmant que les ministres du PAM continueront d’assumer leurs responsabilités et que l’activité militante du parti s’exercera dans des cadres distincts, notre interlocuteur entend ainsi éviter toute contestation prématurée du bilan gouvernemental en insistant sur la stabilité au sein de la majorité.
La stratégie de son parti repose, selon lui, sur la valorisation de son bilan gouvernemental, à l’instar des « révolutions » de la justice et du code de la grève qui le dispenseraient d’entrer dans une dynamique de confrontation avec ses partenaires actuels au profit d’une campagne de propositions et non de rupture.
Pas de victoire par défaut
Sur le plan électoral, Younes Maamar récuse l’idée d’une victoire par défaut en insistant sur le fait que le PAM ne se définit ni par opposition ni par comparaison avec le RNI, mais par la solidité de son programme qui aura une très forte dimension territoriale et par sa capacité à convaincre son électorat sur le fond.
Réfutant l’idée selon laquelle le départ de Aziz Akhannouch ouvrirait un boulevard électoral au PAM, le membre du bureau politique estime que ce sont les électeurs qui jugeront le moment venu de la pertinence de son programme et de ses réalisations et non des recompositions internes des états-majors.
« Sans entrer formellement dans une phase de pré-campagne, notre prochain Conseil national qui aura lieu le 31 janvier prochain sera consacré à la préparation politique des prochains scrutins pour nous mettre en ordre de bataille », conclut-il, en ajoutant que le PAM s'aligne sur le calendrier institutionnel et refuse toute précipitation susceptible de fragiliser sa cohésion ou ses alliances.
Une opportunité électorale ?
Contacté à son tour, un autre dirigeant important du PAM adopte une lecture plus nuancée qui, sans aller jusqu’à parler de boulevard électoral, reconnait que la transition au RNI pourrait redistribuer les cartes et profiter au moment du scrutin aux autres partis de la majorité, dont le PAM.
« Il faut reconnaître que la succession d’un homme politique de la stature de Aziz Akhannouch, qui a profondément restructuré son parti, consolidé son implantation territoriale et porté le RNI à la victoire en 2021, ne sera pas aisée », confie notre source, pour qui l’incertitude liée à sa succession et la nécessité pour le RNI de préserver sa cohésion interne pourraient offrir au PAM une fenêtre d’opportunité pour viser la première place lors des prochaines législatives.
Au final, la question de la succession du président sortant du RNI qui pourrait ouvrir une brèche électorale au profit du PAM et de l’Istiqlal ne sera définitivement tranché qu’au moment du verdict des urnes.
à lire aussi

Article : La météo du lundi 25 mai
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 25 mai 2026, établies par la Direction générale de la météorologie: - Temps chaud, avec hausse sensible des […]

Article : Opinion : Maroc-Sénégal, une relation plus forte que la CAN
En accordant sa grâce aux derniers supporters sénégalais encore incarcérés après les incidents de la finale de la CAN à Rabat, le Roi Mohammed VI pose un geste d’apaisement à forte portée humaine et politique. Au-delà du seul dossier judiciaire, cette décision permet de refermer une séquence de tensions qui avait fissuré l’imaginaire fraternel entre Marocains et Sénégalais, tout en rappelant la profondeur d’une relation historique, africaine et diplomatique que le football ne saurait durablement abîmer.

Article : Nouveau modèle de développement : cinq ans après, Karim Tazi dresse un bilan sévère
Cinq ans après la publication du rapport sur le Nouveau modèle de développement, l'homme d'affaires et ex-membre de la commission spéciale dresse un bilan sans concession où il estime que la confiance des citoyens envers l'État s'est détériorée, que les réformes structurelles n'ont pas toutes eu lieu, et que le Maroc continue de fonctionner sur une logique d'obligation de moyens plutôt que de résultats. Verbatim.

Article : Cosumar : “Le CO₂ alimentaire deviendra une source de revenus indépendante des cours du sucre”
Cosumar détaille à Médias24 ses nouveaux chantiers de développement, entre projet LCO₂ Food Grade Premium, agriculture de précision, amélioration des rendements agricoles et objectifs du contrat-programme 2030.

Article : CAN U17. Des Lionceaux de l’Atlas d’attaque
Malgré une entame de compétition cahin-caha, l’équipe nationale U17 a toujours pu compter sur un trio offensif en feu, composé d’Ismaïl El Aoud, Mohamed Amine Moustache et Ibrahim Rabbaj. Un atout majeur dans sa quête d’une deuxième Coupe d’Afrique des nations consécutive. Mais avant de se projeter aussi loin, il faudra d’abord se débarrasser du Cameroun en quart, ce dimanche 24 mai (17 h).

Article : La vague de chaleur s'intensifie au Maroc, jusqu'à 45°C dans le sud
La vague de chaleur qui sévit actuellement au Maroc s’intensifie et devrait se poursuivre jusqu’au mercredi 27 mai, avec des températures pouvant atteindre 45°C dans plusieurs provinces.