Ryad Mezzour dresse le bilan de la CAN : retombées économiques, infrastructures et perspectives pour 2030
Le ministre du Commerce et de l’industrie, Ryad Mezzour, invité de France24, a dressé un bilan largement positif de la CAN organisée au Maroc, malgré les débordements ayant marqué la fin de la compétition. Il met en avant des retombées économiques majeures et présente cette CAN comme une répétition grandeur nature avant la Coupe du monde 2030.
Entre fierté nationale, retombées économiques majeures et projection vers l’avenir, le ministre du Commerce et de l’industrie, Ryad Mezzour voit dans cette CAN bien plus qu’un simple rendez-vous sportif, il la décrit comme un accélérateur de développement et une répétition générale avant la Coupe du monde 2030.
Évoquant d’abord les incidents ayant entaché la finale, Ryad Mezzour les qualifie de regrettables mais rappelle que le football est, par nature, un sport de passion. Supporters, joueurs et encadrement vivent ces moments avec intensité, parfois jusqu’à l’excès. Pour autant, il estime que ces débordements ne sauraient occulter un mois de fête et de réussite, ni remettre en cause l’image globale de la compétition.
Le ministre reconnaît une forme de frustration et de déception sportive, admettant que le Maroc aurait aimé soulever le trophée continental. Mais ce sentiment est largement contrebalancé par une immense fierté. Celle d’avoir organisé une compétition de très haut niveau, capable d’accueillir l’Afrique et le monde, et de montrer un Maroc arrivé à maturité en matière d’organisation, d’infrastructures et de savoir-faire, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI.
Sur le plan économique, le bilan se veut particulièrement encourageant. Selon le ministre, cette CAN figure parmi les plus rentables de l’histoire, tant pour la Confédération africaine de football que pour le pays hôte. Les investissements engagés ont généré un effet multiplicateur estimé à 1,8, contribuant à une accélération notable de la croissance nationale, à une hausse significative de la consommation et à la création d’environ 100.000 emplois. La croissance marocaine, qui dépasse les 4,5 % en fin d’année, témoigne selon lui de l’impact positif de l’événement, perçu comme un véritable catalyseur de développement.
Mezzour insiste également sur le saut qualitatif réalisé en matière d’infrastructures. En l’espace de vingt-quatre mois, le Maroc aurait gagné l’équivalent d’une dizaine d’années de développement. Stades, routes, aéroports, réseaux ferroviaires, transports urbains : l’ensemble de ces chantiers laisse un héritage durable pour la population, notamment en termes de mobilité, d’emplois et de services publics, y compris dans les secteurs de la santé.
Du côté de l'industrie et du BTP, plus de 3.000 entreprises marocaines ont été mobilisées pour la réalisation des projets liés à la CAN. Cette dynamique a permis de renforcer le tissu industriel national et de doter le pays d’infrastructures et de services répondant aux standards internationaux. En parallèle, le secteur du commerce a connu une hausse de la consommation estimée entre 25 et 30 %, confirmant l’impact direct de la compétition sur l’activité économique.
Pour Ryad Mezzour, cette réussite s’inscrit dans un travail de fond mené depuis plus de vingt-cinq ans. Elle positionne aujourd’hui le Maroc comme un pays capable d’organiser des événements de classe mondiale, sans rien envier aux grandes nations hôtes. Dans cette perspective, la CAN apparaît comme une répétition grandeur nature avant la Coupe du monde 2030, que le Royaume coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. Le ministre souligne que près de 80 % des investissements sportifs nécessaires ont déjà été réalisés et rentabilisés, renforçant la confiance du pays dans sa capacité à être au rendez-vous.
Abordant les attentes sociales exprimées lors des manifestations de la GenZ, Ryad Mezzour assure que les messages ont été entendus. Les chantiers de réforme du système de santé et de l’éducation sont en cours, tandis que la ferveur populaire observée durant la CAN, tout comme la déception après la finale perdue, témoignent selon lui d’une jeunesse engagée et profondément attachée à son pays. Il insiste sur l’unité nationale autour du Roi et sur la volonté collective de faire du développement du Maroc une priorité sérieuse et reconnue.
Enfin, le ministre adresse un message appuyé à l’équipe nationale. Il se dit extrêmement fier des joueurs, des entraîneurs, des staffs techniques et de la fédération, saluant leur engagement et leur esprit de combat. À ses yeux, ils incarnent une jeunesse marocaine talentueuse, déterminée et fière, et demeurent de véritables ambassadeurs du Royaume sur la scène internationale.
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