CAN 2025. Maroc-Mali, les clés tactiques du match
ANALYSE VIDEO. Face à une équipe malienne dont le coach promet une attitude résolument offensive, l’équipe nationale devra redoubler de vigilance pour contourner le pressing collectif et contrôler l’activité incessante de Kamory Doumbia et Lassine Sinayoko, vendredi 26 décembre à Rabat.
Tom Saintfiet n’y est pas allé par quatre chemins en exposant ses intentions avant la rencontre entre le Maroc et le Mali, vendredi 26 décembre, au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat.
Pour cette 2ᵉ journée du groupe A de la Coupe d’Afrique des nations 2025, le technicien belge a clairement indiqué, lors de la conférence de presse d’avant-match, qu’il mettrait en place un plan de jeu offensif pour exploiter au mieux les qualités de ses attaquants.
Kamory Doumbia et Lassine Sinayoko en sont les fers de lance. Chacun dans son style singulier, les deux joueurs évoluant dans le championnat de France ne manqueront pas de donner du fil à retordre à la défense marocaine.
Une arrière-garde qui aura également fort à faire pour contourner le pressing haut des Maliens.
Pressing à double tranchant, puisque les hommes de Tom Saintfiet se retrouvent souvent en déséquilibre lorsque leur première ligne de pression est éliminée.
Doumbia-Sinayoko, un duo à surveiller
À 22 ans, Kamory Doumbia est le dépositaire du jeu du Mali. Le milieu offensif qui porte les couleurs du Stade Brestois en Ligue 1 est une véritable plaque tournante.

Par ses déplacements, sa disponibilité et son jeu en une touche de balle, il crée du liant et fait progresser les offensives de son équipe.
Il s’avère être un relais précieux pour ses coéquipiers. Et s’il est souvent libre de tout marquage, c’est grâce à sa lecture de jeu hors normes qui lui permet d’être toujours là où il faut.

Sa connexion à haut débit avec Lassine Sinayoko a été à l’origine de l’ouverture du score contre la Zambie. Mais au-delà de son but, Sinayoko a été un poison pour la défense zambienne.
En plus de sa vitesse, sa qualité première réside dans sa faculté à identifier les espaces et à s’y engouffrer, quitte à traverser tout le terrain pour plonger dans le dos du latéral opposé.

Le Mali exerce un pressing efficient orienté sur les côtés
Lors de la victoire du Maroc face aux Comores, Nayef Aguerd était la première rampe de lancement des attaques marocaines à partir de leur propre moitié de terrain.
Mais quasiment à chaque fois qu’il a été pressé par les Comoriens, la sortie de balle marocaine souffrait des lacunes dans ce domaine affichées par Jawad El Yamiq et Soufiane Amrabat.
Le Mali a certainement identifié cette faiblesse et cherchera à en tirer avantage. D’autant que les Aigles sont performants dans ce compartiment du jeu.

Plus de la moitié des 84 ballons récupérés par le Mali contre la Zambie l’ont été dans les deux tiers du terrain adverse. Le principe du pressing malien repose sur l’orientation de la relance sur les côtés afin de cerner le porteur et de récupérer rapidement et haut le ballon.

Mais cette stratégie est une arme à double tranchant. Lorsque la première ligne de pression est éliminée, le bloc défensif malien se retrouve déséquilibré, notamment sur les côtés.
D’ailleurs, Fashion Sakala s’en est donné à cœur joie en prenant de vitesse la défense, en particulier l’arrière droit Woyo Coulibaly et le défenseur central axe droit Abdoulaye Diaby.

Une fébrilité qui collerait parfaitement aux qualités de certains Lions de l’Atlas, à l’image de Abdessamad Ezzalzouli et de Soufiane Rahimi.

Le bloc défensif malien a également montré quelques signes de faiblesse entre ses lignes, surtout lorsque le porteur du ballon n’est pas cadré et dispose de temps et d’espace pour trouver un coéquipier derrière la ligne de quatre du milieu.
Le vivier marocain regorge de joueurs dont le profil est idéal pour naviguer dans ces espaces, à l’image de Azzedine Ounahi, Ismaïl Saibari ou encore Neil El Aynaoui.
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