Éducation : le CSEFRS engage une évaluation approfondie du système éducatif national
La principale mission du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS), lors de la deuxième session de son deuxième mandat, consiste à approfondir l’analyse objective des acquis et des défaillances du système éducatif national, a affirmé la présidente du Conseil, Rahma Bourqia, mercredi 24 décembre 2025 à Rabat.
S'exprimant à l’ouverture de la 10ᵉ session de l’Assemblée générale du Conseil, Mme Bourqia a précisé que les travaux de celle-ci seront consacrés à la présentation et à la discussion de deux projets de rapports élaborés par l'Instance Nationale d'Évaluation (INE) auprès du Conseil.
Dans ce sens, elle a noté que le premier d’entre eux s’articule autour de l'enseignement préscolaire au Maroc tandis que le deuxième, ayant pour thématique "TALIS Maroc 2024 - Enquête internationale sur l'enseignement et l'apprentissage", concerne le corps enseignant et compte 56 pays participants dont, pour la première fois, le Maroc.
Ces deux travaux sont de nature à fournir au Conseil une somme substantielle de données et d’informations susceptibles de bénéficier positivement aux travaux en cours et à venir, a-t-elle indiqué.
Et d’ajouter que le Conseil veille à accompagner les évolutions du système national d’éducation, de formation et de recherche scientifique, dans le plein respect des prérogatives qui lui sont assignées par la Constitution et par la loi portant son organisation.
Ce dernier a su accumuler une expérience qui en a fait une institution de veille, d’évaluation et de prospective, comme en témoignent ses productions sous forme de rapports et d’avis mettant en lumière des problématiques essentielles, et permettant ainsi de consolider le développement escompté dans le secteur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, a-t-elle poursuivi.
Selon Mme. Bourqia, le Conseil n’a eu de cesse d’assurer le suivi du système éducatif à travers "la production de rapports crédibles observant une objectivité rigoureuse qui se reflète dans l’indépendance scientifique caractérisant les diagnostics qu’il établit".
"Nous avons en partage l’ambition de renforcer l’apport du Conseil en imprimant un rythme accéléré aux travaux pris en charge par les commissions et l’INE", a-t-elle dit, rappelant que la fin de ce mi-mandat constitue une opportunité idéale pour engager une autoévaluation de la cadence du travail du Conseil et de ses réalisations, au regard des résultats attendus de notre institution, à savoir l’accompagnement vigilant du système d’éducation, de formation et de recherche scientifique.
Cet accompagnement est de nature à éclairer "le diagnostic objectif des réalités de ce système", a indiqué Mme. Bourqia, estimant que l’ensemble de ces efforts devrait traduire la volonté d’accélérer le rythme des chantiers en cours, au titre de la seconde moitié du présent mandat.
Dans ce contexte, l’action concertée de l’INE, des commissions et de l’ensemble des composantes du Conseil convergent pour optimiser les performances de notre institution dans l’exercice des prérogatives et missions que lui confère la Constitution, a-t-elle précisé.
Dans cette perspective, le Conseil, toutes composantes confondues, a institué l’autoévaluation en tant que fondement méthodologique de son fonctionnement au quotidien, a indiqué la présidente du Conseil, notant qu’il est ainsi en mesure d’identifier ses points forts, d’imprimer un rythme soutenu au fonctionnement de chacune de ses composantes, de relever les aspects susceptibles d’être valorisés ou consolidés, ainsi que les obstacles qu’il faudrait aplanir.
L’ensemble de ces efforts verse dans un même objectif partagé par tous, à savoir améliorer le rendement de l’action du Conseil afin qu’il soit en phase avec les ambitions et les attentes nourries à son endroit, et qu’il puisse renforcer l’efficience de ses travaux et de ses résultats au cours de la seconde moitié du présent mandat, a-t-elle fait observer.
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