Gaz naturel. Chariot mise sur de nouveaux partenaires pour relancer l’exploration de ses licences marocaines
Après un premier semestre dynamique marqué par la reprise en main de son actif stratégique Anchois, Chariot a lancé un programme de développement accéléré de 18 mois. Au Maroc, la compagnie œuvre actuellement à l'entrée de nouveaux partenaires afin de relancer ses projets d'exploration gazière.
La compagnie britannique Chariot Energy a rendu publics, ce jeudi 25 septembre 2025, ses résultats du premier semestre 2025. Durant cette période, la récupération de ses droits sur le projet Anchois a insufflé un véritable électrochoc, permettant à Chariot de relancer ses projets, notamment gaziers.
"Nous avons guidé l'entreprise à travers une période difficile ces derniers mois, et je suis ravi d'annoncer que nous sommes sortis de cette période avec un nouveau business plan et une orientation claire pour faire avancer nos projets et créer de la valeur pour les actionnaires", a déclaré Adonis Pouroulis, CEO de Chariot.
En juin 2025, cette relance s’est manifestée par l’annonce d’une nouvelle stratégie de développement, d’une durée de 18 mois, marquée par la scission de ses activités en deux entités autonomes : l’une dédiée à l’exploration et à la production pétrolière et gazière, et l’autre consacrée aux énergies renouvelables.
"Notre objectif principal est de créer deux groupes distincts afin de créer davantage de valeur pour les actionnaires à l'avenir, et nous évaluons diverses opportunités et pistes à cet égard", a ajouté Adonis Pouroulis.

Chariot part à la recherche de nouveaux partenaires
Actuellement, Chariot poursuit son évaluation avec l’ONHYM pour un développement redimensionné à échelle réduite du champ d’Anchois, basé sur les ressources découvertes, en se concentrant principalement sur les dépenses d'investissement du développement.
Pour mémoire, les ressources découvertes par Chariot devraient atteindre au moins 18 milliards de mètres cubes de gaz.
Optant pour développer l’ensemble de ses actifs, Chariot devrait s’associer à d’autres partenaires dans le cadre d’un farm-out pour financer ses opportunités d'investissement distinctes au sein de ses licences Lixus, Rissana et Loukos.
Chariot œuvre en priorité pour le développement de la prospectivité de ses licences offshore Lixus et Rissana, alors que le processus de farm-out est initié depuis un moment pour ces deux licences. Cette prospectivité est également renforcée par la nouvelle stratégie gazière du Maroc qui en fait un marché d’investissement promoteur.
Le farm-out de Chariot cible les licences Lixus, Rissana et Loukos
Selon Chariot, ses trois licences (Lixus, Rissana et Loukos) offrent des opportunités de croissance importantes au-delà du champ d’Anchois. Chariot considère que ces licences représentent une opportunité attrayante de farm-out pour des majors.

Dans la licence offshore de Lixus, le prospect Anguille se distingue avec une estimation de ressources récupérables d’environ 14 milliards de mètres cubes (probables non encore prouvées). Ce prospect, situé dans le prolongement du champ d’Anchois et le long de la route prévue pour le gazoduc, présente également l’opportunité d’être directement connecté à l’infrastructure d’Anchois ou même de constituer une option de développement initial à moindre coût.
De même, la licence offshore Rissana, qui entoure Lixus, abrite des prospects à grande échelle qui représentent un potentiel de ressources de plusieurs trillions de pieds cubes en gaz naturel, et de plusieurs millions de barils en cas de pétrole.
Sur le segment onshore, la licence Loukos, bien que de moindre échelle, offre une opportunité de valeur. À la suite de la campagne de forage de 2024 et d'une réinterprétation approfondie des données sismiques 2D et 3D reconditionnées ainsi que des données historiques des puits, Chariot a identifié un potentiel de plus de 2 milliards de mètres cubes. Un programme multipuits a été défini par Chariot pour cette licence, et des discussions sont avancées avec des partenaires intéressés par une participation à cet ambitieux projet.
Chariot : une structure financière saine mais des liquidités sous tension
Chariot reste exempt de dettes et dispose d’un solde de trésorerie de 5,6 millions de dollars au 30 juin 2025, contre 2,9 millions de dollars au 31 décembre 2024.
Face à cette situation financière marquée par une liquidité réduite, Chariot a choisi de rechercher des partenaires pour ses projets d’exploration de gaz naturel plutôt que de les mener seul. S’ajoute à cela la décision de scission en deux entités qui devrait ouvrir la voie à de nouvelles options de développement pour Chariot, surtout pour les énergies renouvelables, alors que l’exploration d’hydrocarbures nécessite des risques financiers plus élevés.
Au 30 juin 2025, la valeur comptable nette de ses licences offshore s’est élevée à 52,2 millions de dollars (contre 52,1 millions au 31 décembre 2024 et 51,9 millions au 30 juin 2024), tandis que celle de la zone onshore a atteint 4,6 millions de dollars (contre 4,4 millions au 31 décembre 2024 et 8,2 millions au 30 juin 2024).
En plus de l’exploration gazière, les projets de Chariot au Maroc s’étendent à l’hydrogène vert. Un projet pilote, mené en partenariat avec l’Université Mohammed VI Polytechnique, vise à installer un électrolyseur PEM de 1 MW sur le campus de Jorf Lasfar. Cette installation est prévue après le test de mise en service réussi de l’équipement chez le constructeur.
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