Tourisme dentaire : “Le Maroc a les compétences et des soins abordables”, défend l’Ordre marocain
Face aux critiques émises par les dentistes espagnols concernant le développement du tourisme dentaire à Marrakech, l’Ordre des dentistes du Maroc défend une pratique médicale devenue mondiale. Selon son président, le Dr Mohamed Sdira, l’attractivité du Maroc repose sur la compétence de ses praticiens, la disponibilité des soins et des tarifs plus accessibles que ceux pratiqués en Europe.
Alors que le Conseil général des dentistes d’Espagne s’inquiète d’une recrudescence du tourisme dentaire à Marrakech, mêlant séjours touristiques et soins dentaires à bas prix, l’Ordre national des médecins dentistes du Maroc tempère les critiques.
Contacté par Médias24, son président, le Dr Mohamed Sdira, défend une pratique devenue mondiale et affirme que le Maroc ne fait que rejoindre une dynamique déjà bien installée dans plusieurs pays.
"Ce n’est pas propre au Maroc", déclare d’emblée le Dr Sdira. À l’instar de la Tunisie ou de la Turquie, des destinations déjà réputées pour le tourisme médical, le Maroc attire désormais une patientèle étrangère en quête de soins de qualité à moindre coût. "Des milliers de personnes voyagent chaque année pour des soins médicaux, notamment dentaires. Le Maroc ne fait qu’intégrer cette pratique globale".
Face à la mise en garde de l’Ordre espagnol sur des interventions jugées trop rapides et peu encadrées, le président de l’Ordre marocain souligne le niveau de compétence du corps médical local et l’accessibilité des soins. "Si des patients viennent d’Espagne, de France ou d’ailleurs, c’est parce que nous avons les compétences nécessaires et que nous pratiquons des tarifs bien plus abordables qu’en Europe".
Autre facteur avancé : les délais d’attente dans les pays occidentaux
"Au Canada ou aux États-Unis, il faut parfois attendre plus de trois mois pour obtenir un simple rendez-vous, même en cas d’urgence. Cela pousse naturellement les patients à chercher ailleurs des solutions plus rapides et souvent moins onéreuses", observe-t-il.
En réponse aux interrogations des dentistes espagnols sur les recours possibles en cas de complication une fois les patients de retour en Espagne, le Dr Sdira déplore l’absence de réciprocité dans la prise en charge post-traitement. "Lorsqu’un Marocain a un souci après un soin à l’étranger, nous intervenons ici sans difficulté. En revanche, quand un étranger revient en Espagne avec une facette posée au Maroc, les dentistes sur place refusent souvent d’intervenir, même pour des actes simples".
En conclusion, pour le président de l’Ordre des dentistes, les motivations des patients sont claires : des soins disponibles, abordables, et une diversité de disciplines médicales proposées. Le Maroc, selon lui, a toute sa place dans cette dynamique de tourisme dentaire en pleine expansion, sans qu’il y ait lieu de susciter des inquiétudes.
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