De l’électricité à l’eau, Nareva en première ligne du partenariat maroco-émirati
Dans le cadre du partenariat stratégique maroco-émirati portant sur 130 MMDH d’investissements dans les secteurs de l’électricité verte et de l’eau, Nareva intervient comme opérateur industriel intégré. Présent sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production thermique et renouvelable à la distribution d’eau, l’opérateur marocain est en première ligne face aux enjeux de souveraineté énergétique et hydrique.
En s’alliant à l’émirati Taqa, avec le concours du FM6I comme actionnaire, Nareva va participer à la concrétisation d’un vaste programme d’investissement de 130 MMDH, un des plus importants investissements privés annoncés dans le secteur de l’énergie.
Sur le segment de la production d’énergie au Maroc, Nareva contribue directement à plus de 20 % de la production nationale d’électricité. L’entreprise est également leader dans le secteur éolien en Afrique, avec une capacité installée de 1800 MW répartie sur dix parcs, dont les sites majeurs d’Aftissat (400 MW), Boujdour (300 MW) et Tarfaya (300 MW).
Opérateur marocain intégré, la filiale du groupe Al Mada couvre l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique : production thermique et renouvelable, transport électrique et distribution d’eau. Cette double expertise positionne Nareva comme un opérateur stratégique en mesure de contribuer à assurer la sécurité d’approvisionnement du pays, à la fois en électricité et en eau.
Des actifs stratégiques au service du Royaume
La centrale thermique de Safi illustre la dimension stratégique de Nareva. Avec une capacité de 1.386 MW, elle représente plus de 20% de la production électrique nationale. Cette centrale demeure à ce jour la seule en Afrique à recourir à la technologie ultra-supercritique. Cela veut dire qu’elle utilise des températures et des pressions extrêmement élevées permettant d'augmenter l'efficacité de la production d'électricité tout en réduisant la consommation de charbon par mégawatt-heure.
Par ailleurs, Nareva assure la gestion de 300 km de lignes électriques haute et très haute tension, notamment l’infrastructure reliant Boujdour à Laâyoune. Ces projets stratégiques, souvent développés en partenariat avec l’État et des acteurs industriels internationaux, contribuent à asseoir un socle d’approvisionnement stable, maîtrisé et adapté aux enjeux de long terme.
Dans le domaine de l’eau, Nareva déploie des infrastructures de dessalement et de transfert d’eau qui répondent aux besoins croissants des régions concernées. À Dakhla, l’entreprise construit une unité de dessalement capable de produire 100.000 m³ d’eau potable par jour, destinée à la consommation urbaine et à l’irrigation de 5.000 hectares agricoles. À Taroudant, un projet de transfert et de distribution mobilise 45 millions de m³ d’eau par an, renforçant la résilience hydrique des territoires.
Reprise de la centrale Tahaddart
Ce partenariat stratégique, doté d’un plan d’investissements de 130 milliards de dirhams, vise à accélérer la transition énergétique et hydrique du Maroc. Nareva y joue un rôle opérationnel majeur en tant qu’opérateur marocain intégré mobilisé pour la mise en œuvre des projets structurants.
Le premier accord signé qui concrétise cette coopération, est celui du développement de nouvelles centrales à cycle combiné à Tahaddart qui a été conclu ce lundi 19 mai. En effet, le programme prévoit la reprise de la centrale à gaz de Tahaddart (400 MW), la première du genre au Maroc. Sur ce volet, Nareva et Taqa prévoient également le développement de 1.100 MW supplémentaires à cycle combiné gaz (CCGT)
Une réponse industrielle face aux défis de souveraineté
Dans un contexte marqué par des tensions croissantes sur les ressources naturelles et les impacts du changement climatique, la capacité de Nareva et son allié Taqa à assurer une production diversifiée et stable d’électricité et d’eau constitue un levier stratégique pour la souveraineté nationale.
Outre la sécurisation des approvisionnements, les projets développés contribuent à la création d’emplois – plus de 10.000 emplois directs et indirects en phase d’exploitation – et favorisent le développement territorial. La construction de routes, l’amélioration de l’électrification rurale et la modernisation des infrastructures hydriques s’inscrivent dans cette dynamique globale.
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