Gaming : le Maroc lance des formations universitaires dès septembre 2025
Formations diplômantes, Game Labs universitaires, accompagnement des start-up... Un partenariat inédit entre les ministères de la Culture et de l’Enseignement supérieur lance une nouvelle dynamique pour structurer la filière du gaming au Maroc.
Dès septembre 2025, des formations diplômantes en développement de jeux vidéo seront lancées dans plusieurs établissements de la région Rabat-Salé-Kénitra. Ce premier jalon marque le début d’un projet national destiné à faire émerger une véritable industrie du gaming au Maroc, indique un communiqué du ministère de la Culture.
La généralisation du programme à l’ensemble du territoire national est prévue à partir de septembre 2026.
Les cursus proposés couvriront plusieurs niveaux : DUT (Bac+2), Licence (Bac+3), Master et Diplôme d’ingénieur (Bac+5), et seront intégrés dans les universités publiques. L’objectif est de doter le pays de compétences locales qualifiées, adaptées aux besoins d’un secteur en forte croissance.
Au-delà de la formation, le dispositif comprend la création de Game Labs au sein des établissements universitaires. Pensés comme des espaces d’expérimentation, ces laboratoires seront connectés aux industries culturelles et créatives locales. Ils auront pour vocation de stimuler l’entrepreneuriat, de soutenir l’innovation pédagogique et d'encourager la création de start-up dans le domaine du jeu vidéo.
Un accompagnement à l’insertion professionnelle est également prévu, via des partenariats avec des incubateurs, des éditeurs et des plateformes de publication. L’ambition est de faire du gaming un levier d’employabilité pour la jeunesse marocaine.
Une convention-cadre visant à structurer cette filière d’ici 2030 a été signée entre Mohammed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Azzedine El Midaoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, et Loubna Tricha, directrice de l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). Cette initiative s’inscrit dans une vision partagée de développement des industries culturelles et numériques.
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