La trêve tarifaire de 90 jours entre Pékin et Washington soulage les marchés
EFFET TRUMP. L’annonce conjointe des États-Unis et de la Chine d’un gel temporaire des hausses tarifaires marque une inflexion notable dans un conflit commercial qui pesait lourdement sur les perspectives de croissance mondiale. Ce cessez-le-feu douanier de 90 jours, accompagné d’un allègement partiel des droits de douane, constitue une bouffée d’oxygène pour les marchés. Détails.
Les deux puissances ont convenu de ramener leurs tarifs réciproques à 10%, un niveau certes réduit, mais toujours supérieur aux niveaux antérieurs à l’escalade. Certains droits restent toutefois en vigueur, notamment les 20% imposés par Washington au nom de la lutte contre le fentanyl, et les taxes sur des secteurs stratégiques comme l’acier, l’aluminium et l’automobile n’ont pas été levées.
Marchés financiers et matières premières : des réactions cohérentes à la détente commerciale
La déclaration du secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, selon laquelle un "bon mécanisme" est désormais en place pour prévenir toute nouvelle escalade, a été interprétée comme un signal positif.
En réaction, les marchés ont immédiatement intégré cette détente : les contrats à terme sur actions américaines ont bondi, le dollar s’est renforcé face à un panier de devises, et le yuan chinois a gagné du terrain. Ces mouvements reflètent un regain d’optimisme quant à la stabilité commerciale bilatérale.
Les principales places boursières, sans exception, ont ouvert en nette hausse ce lundi 12 mai, traduisant un regain de confiance des investisseurs face à l’apaisement des tensions entre les deux premières puissances économiques mondiales. Cette dynamique haussière s’inscrit dans un mouvement de soulagement global après des semaines de volatilité.
Du côté des matières premières, les réactions, bien que contrastées, demeurent en ligne avec les mécanismes classiques de transmission entre la sphère géopolitique et l’économie réelle.
Les actifs refuges, à l’image de l’or et de l’argent, sont en repli, conséquence directe du retour de l’appétit pour le risque. À l’inverse, les cours du pétrole (Brent et WTI) ainsi que du gaz naturel affichent une progression marquée. Celle-ci est portée par l’anticipation d’un rebond de la demande mondiale consécutif à la baisse des tarifs douaniers et à l’espoir d’une reprise plus fluide des échanges internationaux.

À découvrir
à lire aussi
Article : Le RNI présente son programme économique à la CGEM
Reçu par la CGEM, le président du RNI, Mohamed Chaouki, a présenté les principales orientations économiques du programme de son parti pour la période 2026-2031. La rencontre a également permis au patronat de mettre en avant ses priorités, notamment la compétitivité des TPME, la montée en gamme industrielle, le développement territorial et l’emploi.
Article : Les grandes mines du Maroc, d'aujourd'hui à 2030
Portées par la flambée des métaux critiques, les grandes mines marocaines montent en puissance et investissent le segment de la valorisation. De Tizert à Boumadine, tour d'horizon des sites qui dessinent l'avenir minier du Maroc.
Article : Baccalauréat 2026 : avec ses taux de réussite record, le groupe scolaire EDC confirme ses performances
Six établissements Elbilia sur sept affichent un sans-faute, Léon l’Africain place une élève au deuxième rang de la zone Maroc avec 19,56/20, et Dar Essalam American School réussit sa première promotion au baccalauréat international.
Article : Mohammédia : Tabarek décroche le marché de 25 MDH pour relier l’autoroute Casablanca-Rabat à la RN1
Le chantier porte sur le lot 1 de l’aménagement de la voie CT1007, sous maîtrise d’ouvrage déléguée d’ADM Infrastructure, avec l’objectif d’améliorer la circulation et l’accessibilité dans la préfecture.
Article : Prix de l'or : le gramme chute de 30%, les bijoutiers appellent le Conseil de la concurrence à enquêter
Revenu autour de 950 DH, contre 1.400 à 1.450 DH six mois plus tôt, le métal jaune reste soumis à des écarts difficiles à expliquer entre les cours mondiaux et les prix pratiqués au Maroc. Au cœur des griefs de la profession : les difficultés d’importation et un approvisionnement concentré entre les mains de quelques opérateurs. Décryptage.
Article : Compléments alimentaires : comment le gouvernement s'apprête à encadrer un marché jusque-là très peu régulé
Face à l’essor rapide de produits souvent vendus en ligne ou en parapharmacie sans contrôle suffisant, le gouvernement prépare un premier resserrement des règles. Un projet de décret examiné le jeudi 16 juillet doit réserver aux officines certaines substances sensibles, en fonction de leur dosage et de leurs interactions possibles avec des médicaments. Détails.