Gardiennage à Casablanca : l'adoption du cahier des charges reportée, le casier judiciaire ne fait pas l'unanimité
L'adoption du projet de cahier des charges relatif à l'autorisation d'exploitation du domaine public pour le stationnement à Casablanca a de nouveau été reportée lors de la deuxième réunion de la session ordinaire du conseil de la ville, tenue ce lundi 17 février.
Le vote du projet de cahier des charges relatif à l'exploitation du domaine public pour le stationnement a de nouveau été reporté, ce lundi 17 février, lors de la deuxième réunion de la session ordinaire du conseil de la ville de Casablanca, "pour permettre aux élus de l'examiner davantage".
Ce point a été voté à la majorité en commission de l'urbanisme, tenue le jeudi 13 février dernier, en préparation à ladite session.
Parmi les points essentiels qui bloquent encore l'adoption et la mise en œuvre de ce texte, l'exigence, par la commune, d'un casier judiciaire vierge pour les gardiens de voitures.
À ce sujet, un élu de la ville ayant participé à la réunion de la commission de l'urbanisme, que nous avons contacté, nous a indiqué que le projet de cahier des charges, notamment le point relatif au casier judiciaire, fait débat. Certains considèrent qu’il ne devrait pas être un critère d’exclusion pour l’exploitation du domaine public à des fins de gardiennage.
En effet, d’anciens détenus peuvent rencontrer des difficultés à trouver un emploi après leur sortie de prison, et cette activité pourrait être l’une des seules opportunités qui leur restent. La commune pourrait néanmoins instaurer des mesures garantissant le respect des exigences de sécurité, qui restent à définir.
Lors de la session ordinaire du conseil ce lundi, plusieurs élus ont ainsi demandé le report de l'examen de ce point. L'un d'eux a fait savoir à la maire, Nabila Rmili, que le certificat d'indigence exigé par la ville n'est plus disponible au niveau des administrations publiques, et que ce dernier peut être remplacé par un certificat prouvant qu'une personne donnée est inscrite à AMO Tadamon.
Lorsqu'ils seront à nouveau autorisés à exercer légalement, ces gardiens devront notamment prouver qu'ils subviennent aux besoins d'une famille. Ils devront également solliciter une autorisation en ligne, ce qui permettra à la commune de disposer d'une base de données identifiant les gardiens de voiture exerçant dans la métropole.
Ce chantier intervient en prévision de grands événements qui auront lieu en partie à Casablanca, notamment la CAN 2025 et le Mondial 2030.
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