Après les paraboles et les climatiseurs, les autorités de Rabat s'attaquent aux balcons aménagés
Dans la poursuite de leur démarche de mise en valeur du patrimoine urbain de la capitale, les autorités locales de Rabat ont lancé une nouvelle campagne visant à retirer les balcons et les terrasses aménagés sans autorisation.
Après avoir commencé par cibler les paraboles et les unités extérieures de climatisation, les autorités administratives locales et la police de Rabat poursuivent leur campagne contre les ajouts anarchiques qui défigurent les devantures des immeubles et des constructions.
Dans une note adressée à plusieurs syndics de copropriété de résidences de Hay Riad, datée du 13 février 2025, les autorités locales de l'arrondissement somment les habitants de "remettre les façades dans leur état d’origine ". Cette initiative s’inscrit dans le cadre des projets "Rabat, Ville Lumière" et "Rabat, Ville verte", qui visent à préserver l’esthétique urbaine et à promouvoir un cadre de vie harmonieux.
Conformément à la loi 66.12 relative aux infractions dans le domaine de la construction et du bâtiment, ces mesures se concentrent particulièrement sur les balcons et les terrasses aménagés sans autorisation.

Cette correspondance met l’accent sur la nécessité d’"intervenir d’urgence" auprès des "résidents et propriétaires de bureaux". L’objectif est d’éliminer toute structure illégale ou non conforme, qu’elle se trouve sur les balcons, les façades ou les toits.
Parmi les éléments concernés figurent les avant-toits, les tentes en plastique, les bâches, les toitures non autorisées sur les balcons, ainsi que les ajouts insalubres souvent réalisés avec des matériaux tels que l’aluminium, l’acier, le bois, les tuiles et le verre.
Le document insiste sur la nécessité de remettre les façades en leur état d’origine, "conformément aux dispositions des lois et règlements en vigueur". Il demande également de prendre "toutes les mesures nécessaires pour exhorter les résidents des immeubles à supprimer immédiatement les infractions susmentionnées dans un délai ne dépassant pas 72 heures, à compter de la date de réception, sous peine d’engager une action publique".
Selon une source informée, la campagne visant à retirer les climatiseurs installés sur les façades des bâtiments a déjà atteint un stade avancé à Hay Riad.
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