Aquaculture. 200 fermes opérationnelles à fin 2024
Plus de 200 fermes aquacoles étaient opérationnelles au Maroc à fin 2024. Production, emplois créés, superficies couvertes…, voici ce qu’il faut savoir sur ce secteur.
À la fin de l’année 2024, le Maroc comptait plus de 200 fermes aquacoles opérationnelles capables de fournir une production cible de plus de 124.000 tonnes par an, apprend Médias24 de sources informées au sein de l’Agence nationale de développement de l’aquaculture (ANDA).
Selon les mêmes sources, ces fermes aquacoles ont permis la création de 5.000 emplois directs et de 10.000 emplois indirects.
Pour les objectifs futurs de l’ANDA, il est question de la mise en place de 61 nouveaux projets pour atteindre une production supplémentaire de 24.800 tonnes par an.
Le secteur aquacole au Maroc bénéficie d’un cadre juridique distinct grâce à la loi n°84-21 relative à l’aquaculture marine, publiée en mars 2023. Cette loi modernise le secteur en le différenciant clairement de la pêche maritime, renforçant ainsi son identité et sa structure réglementaire.
L’ANDA, agence dédiée créée il y a une décennie, a réalisé des plans d’aménagement aquacole couvrant 2.400 km de côte, soit plus de 70 % du littoral marocain, répartis sur 8 régions : Dakhla-Oued Eddahab, Souss-Massa, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Casablanca Settat, Laâyoune Sakia El Hamra, Marrakech-Safi, Guelmim Oued Noun et l’Oriental.
Une superficie maritime totale d’environ 24.000 ha a été identifiée au niveau de ces régions, répartie sur 1.540 fermes potentielles, dédiées à la pisciculture, la conchyliculture et l’algoculture, pour un potentiel de production cible de plus 300.000 tonnes.
Actuellement, l’ANDA s’attelle au développement de pôles aquacoles intégrés, renforçant ainsi l’écosystème du secteur par plusieurs mesures dont :
- Des plateformes terrestres qui organisent et modernisent les installations annexes aux fermes marines ;
- Des infrastructures adaptées qui facilitent le débarquement des navires servant les fermes aquacoles.
À cela s’ajoutent des incitations à l’investissement dont :
– Des exonérations fiscales : TVA sur les intrants aquacoles (alevins, naissains et aliments) et droits de douane sur l’aliment réduits à 2,5 % (contre 25 % auparavant) jusqu’en 2026 ;
– Des appels à manifestation d’intérêt : 16 appels à manifestation d’intérêt qui ont permis de sélectionner plus de 415 projets d’investissement en aquaculture dans les 8 régions du Royaume et l’attribution de plus de 50% des espaces identifiés par les plans d’aménagements aquacoles. Ces projets concernent 785 parcelles aquacoles et occupent une superficie maritime totale de plus de 14.000 ha ;
– Des financements dédiés : le programme, placé sous l’emblème «Making Aquaculture Work for Market and Social Inclusiveness Project » mobilisant une enveloppe totale de plus de 200 millions DH sur 4 années. En plus d’un programme de développement de l'économie bleue avec la Banque mondiale et d’un programme de financement porté par le ministère de l’Économie et des finances, visant à fédérer les différentes parties prenantes autour d’activités littorales génératrices de revenus et valorisant le patrimoine national littoral ;
– La formation professionnelle : plus de 300 bénéficiaires, qu’ils soient jeunes entrepreneurs ou coopératives de pêche artisanales, relevant des régions de Dakhla-Oued Eddahab, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, l’Oriental, Souss-Massa et Guelmim-Oued Noun ont été formés aux techniques d’aquaculture, de sécurité maritime et de gestion d’exploitations ;
– Des fermes pédagogiques : installations de 3 fermes aquacoles de démonstration et de vulgarisation : une ferme aquacole pédagogique installée au niveau de la région de Dakhla-Oued Eddahab, une ferme mytilicole pédagogique au niveau de la région de l’Oriental et une ferme mytilicole pilote au niveau de la région de Souss-Massa ;
– Projets sociaux : 112 initiatives sociales soutenues par une enveloppe de 164 millions de dirhams du fonds de l’appui sectoriel de l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’UE et le Maroc.
À découvrir
à lire aussi

Article : Le Maroc a versé 3 millions de dollars au Conseil de la paix, selon le Financial Times
Le Financial Times révèle dans un article consacré au Conseil de la paix les montants des contributions du Maroc et des Émirats arabes unis.

Article : Décès du philosophe et sociologue français Edgar Morin à l'âge de 104 ans
Le philosophe et sociologue français Edgar Morin, théoricien du concept de la "pensée complexe", est décédé vendredi à l'âge de 104 ans, rapportent des médias français.

Article : Monopole postal : CTM Messagerie condamnée à son tour
La filiale du groupe CTM rejoint la liste des opérateurs de livraison condamnés dans les actions engagées par Barid Al-Maghrib autour du périmètre postal réservé.

Article : CAN U17. Faut-il vraiment tout remettre en question ?
Entre l’élimination de l’équipe nationale en demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations U17 et le match pour la 3ᵉ place face à l’Égypte, prévu lundi 1ᵉʳ juin à 20h, une vague de frustration s’est emparée des supporters, provoquant un véritable tollé sur les réseaux sociaux. Dans l’œil du cyclone, Thiago Lima Pereira et Fathi Jamal ont été la cible de critiques acerbes. À tort ou à raison ?

Article : Interpellation du principal suspect dans l’affaire d’incitation d’un enfant à consommer une boisson soupçonnée d’être alcoolisée
Les éléments de la Brigade nationale de la police judiciaire ont procédé, vendredi, sur la base d’informations précises fournies par les services de la DGST, à l'interpellation, près de la ville de Benslimane, du principal suspect dans l’affaire d’incitation d’un mineur à consommer une substance soupçonnée d’être alcoolisée, et dont la vidéo a été largement relayée sur les réseaux sociaux, indique un communiqué de la DGSN.

Article : Iran: Trump va prendre une “décision définitive” vendredi sur un possible accord avec Téhéran
Le président Donald Trump a annoncé vendredi qu’il s’apprêtait à prendre une "décision finale" sur un possible accord avec l’Iran, après avoir exposé les principales conditions posées par Washington en vue d’un règlement du conflit avec Téhéran.

