La Mauritanie menacée par le polisario après son récent rapprochement avec le Maroc
Le récent rapprochement entre le Maroc et la Mauritanie agace au plus haut point le polisario. Les séparatistes en sont arrivés à menacer de déclarer la guerre à la Mauritanie en cas d’ouverture d’un tronçon routier entre Es-Smara et la frontière mauritanienne.
Le polisario menace d'entraîner la Mauritanie dans une guerre si elle ouvre un nouveau poste frontière avec le Maroc et accepte la mise en service d’une nouvelle route reliant la ville d’Es-Smara à la frontière mauritanienne.
Ces menaces ont été proférées lors d’une récente réunion de la direction du polisario par Bachir Mustapha Sayed, le frère du fondateur du front séparatiste.
Membre de la direction (il en est le numéro deux après Brahim Ghali), Bachir Mustapha Sayed a déclaré qu’avec cette nouvelle route, "les frontières des Sahraouis seront alors les frontières du Maroc […] Ce qui implique la Mauritanie dans une guerre". Des déclarations et des menaces relayées par les réseaux sociaux des séparatistes.
Selon le journal espagnol La Razon, ce n’est pas la première fois que le polisario profère des menaces contre la Mauritanie. Brahim Ghali, lors d'une réunion tenue en décembre 2019 à Tifariti avec des partis mauritaniens, avait indiqué à ses hôtes que leur pays "serait le premier État affecté par toute tension entre le Maroc et le polisario en raison de la longueur de ses frontières avec le Sahara".
Le polisario, selon les dires de Bachir Mustapha Sayed, se trouve actuellement dans une "situation extrêmement difficile". On peut y voir une allusion à la série de déclarations de soutien à l’intégrité territoriale du Maroc de la part de plusieurs pays africains, mais aussi européens et latino-américains.
Sauf que le récent rapprochement entre le Maroc et la Mauritanie semble particulièrement difficile à digérer pour les séparatistes, d'autant que ce rapprochement s’est manifesté à plusieurs reprises en près d’un mois.
Il y a d’abord eu la rencontre entre le Roi Mohammed VI et le président Ould El Ghazouani. Ce dernier avait affirmé que son pays rejoignait en même temps l’Initiative royale pour l'Atlantique et le projet du gazoduc Nigeria-Maroc.
Par la suite, il y a eu un intense échange de visites entre les deux pays. Cerise sur le gâteau, les deux pays voisins viennent de signer un mémorandum pour une interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie.
La future nouvelle route entre les deux pays reliera Es-Smara à la frontière mauritanienne. Le chantier a été lancé en février 2024 sur 53 kilomètres, et le Royaume y met la touche finale. Ce nouveau tronçon routier sera sécurisé par les Forces armées royales.
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