À l'approche du prochain round du dialogue social, la CDT réitère son rejet du projet de loi sur la grève
La Confédération démocratique du travail (CDT), l'une des centrales syndicales participant au dialogue social, renouvelle son refus du projet de loi organique sur la grève, qu'elle estime non conforme à la Constitution et aux conventions internationales.
Dans un communiqué publié ce mercredi 11 septembre, à l'issue d'une réunion tenue par le bureau exécutif de la CDT pour suivre les dernières évolutions au niveau national, notamment en ce qui concerne la loi sur la grève, la centrale syndicale estime qu'il s'agit d'un projet "élaboré unilatéralement et en dehors de la méthodologie participative" avec les partenaires sociaux.
La CDT confirme ainsi "son rejet de ce projet de loi", et "exige du gouvernement qu'il abroge et révise les dispositions qui violent la liberté syndicale, y compris l'article 288 du Code pénal, en vertu duquel les syndicalistes sont arrêtés et jugés pour entrave à la liberté de travail". Le syndicat exige également "la ratification de la Convention internationale 87".
Cette prise de position confirme ainsi les déclarations des syndicats relayées par Médias24 dans un article précédent.
La CDT explique également, dans son communiqué, qu'elle considère le droit de grève "comme un pilier fondamental de la liberté syndicale, une nécessité sociétale pour lutter contre l'exploitation et la corruption et faire respecter le droit social et un mécanisme nécessaire à la solidarité sociale et professionnelle. Il constitue aussi parfois une initiative nationale pour défendre les questions internationales et nationales. Il doit, à cet effet, faire l’objet d’un dialogue sociétal multilatéral".
Le syndicat considère aussi que ce projet de loi "doit s'inscrire dans une vision globale qui intègre les conditions et le contexte social dans sa globalité".
Enfin, la CDT invite toutes ses sections locales et provinciales à tenir des conseils élargis les 21 et 22 septembre pour clarifier la position du syndicat sur ce projet de loi, et à appeler à la mobilisation pour faire face à toute tentative d'atteinte à cet acquis historique de la classe ouvrière.
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