La SMT compte investir jusqu'à 500 MDH sur les trois prochaines années
La Société marocaine des tabacs, qui célébrait ce jeudi 25 juillet le 30e anniversaire de son usine de Aïn Harrouda, a fait le point sur sa contribution à l'économie marocaine et a annoncé des investissements pour les trois prochaines années.
La Société marocaine des tabacs (SMT), qui a inauguré il y a trois décennies son site industriel de Aïn Harrouda, compte parmi les locomotives industrielles du Royaume. L’entreprise entre dans le giron de Imperial Brands, quatrième opérateur de l’industrie du tabac au monde.
Sur les dix dernières années, la SMT a investi près de 458 MDH pour consolider et moderniser l’outil de production de l’usine modèle située à Aïn Harrouda. Génératrice d’une valeur ajoutée locale de près de 200 MDH par an grâce à cette unité industrielle, la SMT, qui couvre un large spectre de la chaîne de valeur de l’industrie du tabac, notamment l’approvisionnement, la fabrication, la distribution et la logistique, collecte annuellement prés de 12 MMDH pour le Trésor public.
Entre 300 et 500 MDH seront investis au cours des trois prochaines années
L’effort d’investissement de la SMT se poursuivra au cours des trois prochaines années. Entre 300 et 500 MDH seront investis en fonction de l’évolution du secteur du tabac. Cette industrie enregistre de profondes mutations au niveau international, dont des vagues de consolidation et le renforcement du positionnement de la Pologne et de la Turquie. Deux pays qui, pour l’heure, profitent de la qualité de leurs ressources humaines et de leur compétitivité en termes de coût.
La célébration du 30e anniversaire de l’usine de Aïn Harrouda, ce jeudi 25 juillet, en présence de plusieurs personnalités pour ne citer que l’ancien argentier du Royaume, Fathallah Oualalou, était l’occasion pour Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de l'Investissement, de la convergence et de l'évaluation des politiques publiques, de saluer les performances de la SMT au cours des trente dernières années.
"Nous célébrons aujourd’hui 30 ans de succès", a souligné le ministre, qui a rappelé le rôle moteur de l’investissement pour l’essor industriel du Royaume.
Lors de sa présentation, Adama Diop, directeur de l’usine de Aïn Harrouda, n’a pas manqué d’évoquer l’impact, depuis 2022, du dernier plan quinquennal fiscal sur la croissance de la SMT. Et ce, par rapport à la concurrence qui, selon lui, ne crée pas de valeur ajoutée locale. "Nous espérons que le ministre Jazouli sera notre avocat auprès du gouvernement pour des bases fiscales plus équitables pour promouvoir le made in Morocco".
Notons que la SMT qui exporte au Mali, en République centrafricaine et prochainement au Burkina Fasso, ambitionne de pénétrer d’autres pays du continent.
Vaisseau amiral de Imperial Brands en Afrique
L’unité industrielle de Aïn Harrouda, inaugurée en 1994 par le Souverain, est la plus grande usine de Imperial Brands en Afrique. Doté d’une capacité de production de 10 milliards de cigarettes par an, le site verra sa capacité portée à 15 milliards de cigarettes par an.
Au registre environnemental, la structure industrielle fait office de modèle. Pour preuve, les efforts d’investissement de la SMT ont permis à l’usine de se doter de brûleurs à gaz (plus écologiques que les brûleurs à gasoil), de filtreurs ultra-performants, de scrubbers pour la qualité de l’air et d’une station de traitement des eaux usées.
"La SMT respecte les normes environnementales les plus strictes au niveau mondial", a confié Adama Diop. Toujours au chapitre environnemental, le site industriel, qui a baissé son impact carbone de 1.200 tonnes par an et sa consommation d’eau de 40%, ambitionne d’ici 2025 de ne plus envoyer de déchets à la décharge publique.
Notons enfin que pour satisfaire ses besoins énergétiques, l’usine de Aïn Harrouda produira de l’énergie solaire en 2025.
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